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Voter en se pinçant le nez ?

M’semble que des fois, j’aimerais ça voter comme « dans le temps. » Ton père et ton grand-père était rouge, ben tu votais rouge toi aussi pis l’affaire était ketchup. Malheureusement, mon père et mon grand-père, bien qu’ils aient quitté ce monde un peu trop tôt à mon goût, m’ont laissé ce goût de la politique qui fait en sorte que je pourrai jamais voter « par alliance. » L’histoire politique de ma famille se situe au niveau scolaire. Pas fédéral, pas provincial, ni même au niveau municipal. Nenon… Au niveau scolaire ! Je sais que dans la chaine alimentaire des politiciens, le scolaire, c’est rien. C’est même moins que rien. Vous en avez suivi beaucoup vous des campagnes électorales pour faire élire quelqu’un au niveau scolaire ? Ben moi non plus ! Car quand mon père et grand –père ont été impliqué dans la politique scolaire, je n’existais même pas. C’est pour vous dire comment ça fait longtemps.

Néanmoins, ce que j’ai compris en écoutant les discussions autour de la table le dimanche midi c’est qu’il faut voter en fonction de ses convictions profondes et non pas parce que la famille a toujours voté du même bord. Ce n’est pas le genre de legs qui vous rend plus riche mais c’est un enseignement qui demeure avec vous le restant de vos jours et qui dicte votre conduite à chaque élection. À date, dans la grande majorité des cas, je n’ai pas éprouvé trop de difficultés à voter en fonctions de mes convictions. Cependant, à quelques rares occasions, il m’est arrivé de me retrouver devant une impossibilité de voter selon celles-ci. En fait, ce n’est pas vrai ! J’avais plutôt la profonde conviction que je ne pouvais voter pour aucun des candidats qui se trouvaient sur mon bulletin de vote ! O_o

Car pour moi, au-delà de voter pour la « bonne couleur, » il faut également voter pour le candidat local car ultimement, c’est ce candidat qui vous représentera à l’hôtel de ville, à l’assemblée nationale ou à la chambre des communes. Mais quoi faire quand le candidat du parti pour lequel vous voulez voter est nul à chier ? Vous avez le goût vous de vous faire représenter par un ti-clin ? Ben pas moi en tout cas… J’ai donc dû, à quelques rares occasions, annuler mon vote car les candidats qu’on me proposait ne m’inspiraient pas confiance. Ça m’écœure d’annuler mon vote car bien que je fasse part de mon malaise vis-à-vis les choix qu’on me propose dans le cadre de ce processus démocratique, mon vote n’avantage personne et je risque de me ramasser avec une égalité de vote dans ma circonscription. Chaque vote compte et j’arrive difficilement à me justifier à moi-même un telle démarche. Mais en même temps, je ne pourrais demeurer à la maison et ne pas aller voter même si dans les faits, le résultat de ma démarche est le même.

En date d’aujourd’hui, il y a 6 candidats d’officiellement inscrit dans ma circonscription :

PQ : Noëlla Champagne
Libéral : Pierre-Michel Auger
CAQ : Andrew D’Amour
QS : Lucie Favreau
ON : Nicolas Lavigne-Lefebvre
PC : Tomy Lachapelle

À cause de mon orientation politique, jamais je ne voterai pour PQ, QS et ON. Il me reste donc le parti Libéral, la CAQ et le parti conservateur. Le candidat libéral est un ancien adéquiste défroqué qui a passé 2 ans à l’assemblée nationale en 2007-2008 alors que les candidats caquistes et conservateurs me sont totalement inconnus. Par contre, en consultant le site web des candidats, le jeune caquiste semble quand même posséder un background d’entrepreneur intéressant alors que le conservateur est un vétéran de la guerre en Afghanistan.

Au point de vue idéologie pure et dure, le parti conservateur est ce qui se rapproche le plus de moi. Cependant, on connait peu ce parti au provincial et je n’arrive pas à faire confiance à leur chef M. Pouliot. Peut-être s’agit-il d’une simple histoire de perception mais pour moi, il m’est difficile d’envisager un vote pour ce parti à ce moment-ci. Dans le cas des libéraux, leur lourd passé récent à la tête de la province me laisse incrédule. De plus, j’ai toujours éprouvé de la difficulté à suivre un candidat qui traverse d’un bord à l’autre de la chambre au fil des élections. L’opportunisme, c’est une chose. L’opportunisme en politique, c’est une autre histoire et malheureusement, je suis très peu tolérant dans de telles circonstances. Il me reste donc le jeune caquiste sur ma « short list. » Il m’a l’air terriblement jeune et sans expérience politique et son chef me laisse un peu songeur quand je le regarde aller alors je ne sais pas, je ne sais plus pour qui voter… Je me pince le nez et je vote contre le PQ pour lui barrer le chemin ou je vote selon mes convictions et je risque le retour d’un gouvernement minoritaire rouge ou bleu ?


J’ai débuté l’écriture de ce billet la semaine dernière. Par manque de temps et un peu aussi par manque d’intérêt, je n’ai pas poursuivi ma réflexion par écrit. C’est tellement plate cette mozus de campagne-là… On dirait une batailles d’adolescentes pâmées. Ça se tire les cheveux, ça se crie des noms, ça se lance des poignées de bouette mais personne parle des vraies de vraies affaires… Enfin presque… Curieusement, c’est une discussion sur facebook avec ma nièce qui m’a finalement enligné dans la bonne direction. Ma direction on s’entend. Vous voterez ben dans le sens que vous voudrez. Je disais donc à ma nièce, qui soulevait la possibilité de se lancer un jour en politique, que je préférais les erreurs des jeunes qui veulent changer le monde plutôt que le gossage des vieux crosseurs. En lui écrivant ça sur facebook, j’avais en tête la bette de la député néo-démocrate de Berthier-Maskinongé, jadis barmaid devenu député sans même que son électorat ait la chance de la voir ni l’entendre une fois avant les élections. Par une foutue série d’événements extraordinaires découlant de la vague orange surfée par le bon vieux Jack Layton, Ruth-Ellen Brosseau est devenue députée. Disons que comme cheminement de carrière, c’est peu banal mais ce qui l »est encore plus, bien que je sois à 180 degrés des orientations de son parti, c’est que Mme Brosseau a su relever le défi d’une magistrale façon. Pis vous savez quoi ? Je ne serais pas surpris qu’elle se fasse élire de nouveau aux prochaines élections à cause de ça !

C’est donc pour ça que j’ai décidé de donner une chance au jeune D’Amour lorsque je suis allé voter par anticipation hier matin. Dans un premier temps, parce que j’ai des affinités idéologiques avec son parti. Je ne suis pas un grand fan de son chef mais c’est quand même le moins pire des trois chefs des principaux partis. Je me dit également que si le jeune a la chance de se bâtir un peu d’expérience dans l’opposition, ça lui donnera une meilleure vision de la chose politique si jamais il décide de poursuivre l’aventure lors des prochaines élections. En attendant, il devra apprendre à gérer un bureau de comté, des électeurs pas toujours contents et il découvrira ce que lui réserve la vie parlementaire.

Est-ce qu’il a une chance de passer ? Honnêtement, je ne crois malheureusement pas. Il faudrait un raz de marée à la Jack Layton pour que ça arrive et en ce moment, ce n’est pas ce que prédisent les astres. Mais d’un autre côté, on n’avait pas vu venir Jack aussi fort alors qui suis-je pour dire que c’est impossible ? J’espère à tout le moins qu’il récoltera suffisamment de voix pour qu’il comprenne que le comté aura besoin d’un jeune comme lui dans l’avenir et de ne pas abandonner la politique car l’avenir, c’est au jeune qu’il appartient. Pas aux vieux crosseurs.

Don’t fuck with the english schools yo !!!

Hier soir, je regarde tranquillement défiler les messages sur ma page facebook quand un lien présenté par mon ami gauchiste Marco attire mon attention. Marco et moi, on s’est connu au bureau. Il a fait parti du premier groupe d’employés que j’ai formé au bureau. Malgré ses airs non conventionnels, c’est un bon gars. Un crisse de bon gars même. Tellement un bon gars que quand j’ai fait passer le nombre de mes amis facebook de plus de 200 à 34, il est demeuré dans ma short list ! Son seul vrai défaut: il porte à gauche. Mais bon… J’me dis qu’il est encore jeune et qu’éventuellement, quand il va avoir plus de responsabilité dans la vie, il va en venir à réaliser que le socialisme, cé d’la marde. En attendant ben je l’endure quand il pique des p’tites crises d’adolescents pis qu’il capote quand on traite les carrés rouges d’enfants gâtés. J’t’aime pareil big !!!

Je disais donc qu’un lien que Marco a présenté a attiré mon attention. Il s’agit d’un billet de Jackie San sur le blog L’axe du Mad. Son billet s’intitule Vivre et let vivre. Belle plume, bon discours, des idées qui se tienne, son texte fait réfléchir.

Première citation de Jackie:

I also learned English because, well… the whole fucking world speaks it (!) and I didn’t want to look like « Huh? » on trips to Old Orchard Beach. And let’s face it. What’s better than a good movie in its original version?

Pas une méchante raison d’apprendre l’anglais mais au-delà de tout ça, bravo pour l’effort et surtout pour l’énorme compétence que tu as ajouté à ton coffre à outils. Désormais et surtout si le PQ réussi à faire passer sa Loi 101 “new and improved” tu possèdes un avantage concurrentiel indéniable sur le marché du travail. Avec tout près de 300 000 000 (oui oui, c’est trois cent millions qui est écrit là) de citoyens anglophones qui habitent sur le même continent que toi, ta capacité à pouvoir les comprendre et leur parler te place dans une catégorie d’employés hautement intéressants pour tes futurs employeurs. Même si tes ambitions ne dépassent pas le comptoir du resto La poutine à Ti-Oui, sache que ce mets typiquement québécois attire son lot de touriste anglo-saxons alors aussi bien être en mesure de leur faire la conversation et qui sait, peut-être bonifier ton pourboire !

Deuxième citation:

Nous vivons dans un état français entouré de puissances anglophones. C’est normal de vouloir protéger ses acquis, ses fondements. C’est normal de vouloir protéger sa langue.

Je suis 110% d’accord avec ça. Je suis un francophone de souche et je le demeurerai jusqu’à ma mort. J’adore ma langue maternelle plus que tout au monde et j’ai à coeur sa protection. Mais jamais je ne cautionnerai la pseudo enrichissement de ma langue maternelle au dépend d’autres langues qui sont primordiales pour la survie de mes enfants. Comment peut-on penser une seule minute que nous allons former une nation avec des citoyens qui ne comprenne ni d’Ève ni d’Adam ce que les 300 autres millions d’habitants de l’Amérique du Nord leur disent.

Fade to black et retour en arrière d’une soixantaine d’année. Peut-être même 70 mettons… Ben vit dans un quartier ouvrier de Trois-Rivières, juste à côté du port. Là-bas, y’a deux catégories d’employés. Les boss, qui parlent anglais, pis les autres, ceux qui ne parlent pas anglais. Qui est-ce qui ramasse les grosses paies la fin de la semaine ? Pas ceux qui parlent français… Ben, parle pas anglais pis son père non plus ! Fast forward une bonne dizaine d’année. Ben est allé un peu à l’école pis il réussi à se trouver une bonne job pour une grosse compagnie forestière. Ben voyage un peu partout au Québec pour la compagnie. Il va même travailler un bon moment à Terre-Neuve !!! Ben parle toujours pas un crisse de mot d’anglais alors quand vient le temps de faire sauter des jobs, qui est-ce qui se ramasse sur le chômage ? Pas les anglais !

Quelques années plus tard, Ben a rencontré la femme de sa vie pis ils ont eu des enfants. De beaux enfants intelligents. Intelligents comme leurs parents. Cette fois-ci, Ben y voit clair pis y pense son affaire. Il n’a vraiment pas le goût que ses enfants soient à la merci d’employeurs qu’ils ne comprendront même pas et qui leurs dicteront quoi faire. À l’époque, la loi 101 n’existe pas alors ben inscrit ses enfants à l’école anglaise de la p’tite ville minière où il travaille maintenant. Sa motivation du temps. Que ses enfants soient capable de comprendre leur boss et d’être capable de l’envoyer chier si c’est nécessaire, chose que lui même n’a jamais pu faire quand ses patrons ont abusé de leur pouvoir sur lui. Le gars de Ben va étudier du primaire jusqu’à l’université en anglais. Il réorientera ensuite sa carrière dans l’hôtellerie et il accueillera des milliers de visiteurs dans son hôtel de l’Abitibi. En plein milieu de la forêt laurentienne, le gars de Ben utilisera ses compétences dans la langue de Shakespeare pour gagner sa croûte et promouvoir la culture québécoise aux méchants Amarequins qui viendront y laisser des milliers de dollars annuellement.

La fille de Ben, de son côté, une fois ses études collégiales terminées, se décrochera une job de fonctionnaire. Parmi les critère d’embauche: connaissance écrite et parlée de la langue anglaise. Eh ben… Après quelques années, elle fondera une famille et décidera de demeurer à la maison pour y élever ses enfants. Suite au passage de la loi 101, elle et son frère possèdent maintenant une exemption du ministère de l’éducation leur permettant d’envoyer leurs enfants et leurs petits enfants à l’école anglaise. Privilège qu’elle se servira pour envoyer ses propres enfants à l’école anglaise. Une fois ceux-ci rendus plus vieux, elle retournera à l’école pour décrocher un diplôme lui permettant de réintégrer le marcher du travail dans un domaine qui lui plaît. Dans une classe d’une quinzaine d’élèves, elle sera la seule à avoir fréquenté l’école anglaise et pourtant, c’est elle qui décrochera les honneurs en français à la fin de ses études. Pas pire pareil pour une fille qui a passé la grande majorité de son éducation à l’école anglaise !

Les enfants à la fille de Ben, ce sont aussi mes enfants. J’ai pas choisi ma blonde parce qu’elle avait son papier pour envoyer nos enfants à l’école anglaise mais à chaque matin je remercie le ciel d’avoir eu la chance de donner cette opportunité là à nos enfants. Avec notre départ annoncé du Québec qui surviendra d’ici quelques années, mes enfants n’auront pas à vivre le stress d’apprendre une langue qui leur est inconnue. Ils la maîtrisent déjà entièrement. Je ne prétend pas qu’ils ne subiront pas de stress lors de notre départ mais au moins, celui-là ne fera pas partie de leur soucis. C’est déjà un gros poids de moins sur les épaules.

Être égoïste, j’aurais fermé ma gueule et j’aurais pas dit un mot. Après tout, je serais bien fou de vouloir faire profiter mes concitoyens d’un avantage que moi et ma famille possédons. Right ? Non man… C’est pas comme ça que ça marche dans une société qui veux pouvoir tirer le meilleur d’une situation dans un marché mondial de plus en plus compétitif. En fermant ma gueule, c’est comme si je reniais les efforts de Ben, de Jacques qui a envoyé son gars apprendre l’anglais en Ontario alors que ses finances familiales étaient chancelantes et que ça aurait été plus simple si son gars était resté à la maison, de Gaston, de Suzanne et de tous les parents du Québec qui ont fait des efforts pour permettre à leurs enfants de construire un Québec et un Canada meilleur. C’est comme dire à nos enfants que leur avenir, c’est pas si important que ça finalement…

C’est pas comme ça que ça marche man… Non seulement nos enfants devraient apprendre le français et l’anglais à l’école mais ils devraient aussi apprendre l’espagnol. Ou le mandarin. Car c’est pas vrai que tout le monde parle anglais. Y’en a un bon paquet autour de nous mais si vous sortez de l’Amérique, y’a de bonne chance que ni le français ni l’anglais ne soient d’aucune utilité pour vous aider à trouver de quoi manger ou un coin pour dormir en sécurité. Pour mon fils qui s’établira fort probablement au Japon au cours des prochaines années, sa connaissance de la langue anglaise ne lui est d’aucune utilité au pays du soleil levant. S’il veut arriver à faire quelque chose de constructif là-bas, il n’a d’autre choix que d’apprendre le japonais.

Au lieu de se recroqueviller sur nous-même, il faudrait plutôt s’ouvrir sur le monde en donnant la chance à nos enfants d’apprendre d’autres langues. Prenez exemples sur la Suisse, ce pays multilingue où les enfants apprennent en très bas âge deux et même trois langues sans pour autant perdre leur identité culturelle. Si vous connaissez quelqu’un qui a séjourné un bon moment en Suisse, demandez-leur si les citoyens Suisse vivant dans les différentes région de ce merveilleux pays ont perdu leur identité parce qu’ils parlent la langue de leur voisin ? Et voilà… C’est bien ce que je pensais.

L’avenir du Québec arrive à toute vitesse au carrefour de sa destiné. Prenons le temps de freiner et d’étudier les avenues qui se présentent à nous. Cessons de vouloir tout régler d’un coup de tête et de nous refermer sur nous-mêmes. Pensons à notre avenir et surtout, à l’avenir de nos enfants. Permettons-leur d’apprendre d’autres langues que le français afin qu’ils soient concurrentiels sur le marché de l’emploi de demain et qu’ils puissent faire rayonner le savoir-faire québécois de par le monde. Cessons de chiquer de la guenille sur ce qu’aurait pu être le Québec au temps de René Lévesque. Le folklore c’est bien beau mais il faut maintenant regarder vers l’avenir sans oublier ce qui nous amené jusqu’ici…

Now what ?

Au cours des derniers 24 heures, tout ou presque a été dit concernant la question électorale. Qui va gagner ? Par combien de votes ? Majoritaire ou minoritaire ? Qu’adviendra-t-il des libéraux, des péquistes ou des caquistes si jamais ils ne font pas bonne figure ? Pis ensuite, en voyant tranquillement s’afficher les résultats, on s’est demandé si Françoise David et son coloc Kadhir n’aurait pas la balance du pouvoir… On s’est demandé qu’elle mouche avait piqué les électeurs pour voter en aussi grand nombre pour les libéraux. Tsé les corrompus là !!! On s’est demandé si John James allait annoncer sa démission une fois battu dans Sherbrooke ou si attendrait. On s’est aussi demandé commet allait se passer les différents discours.

Tour à tour, on a entendu les discours des chefs qui devaient maintenant faire face à la musique. Un député… Deux députés… Pas de députés… Pas assez ou “trop” de députés… Françoise a été fidèle à elle-même. Simple, posée, qui a pris le temps de remettre bien des choses en perspectives. Encore une fois, une présence tranquille qui, je l’espère, apportera avec elle cette humilité et cette douce chaleur en chambre lors de l’ouverture de la session d’automne. Pis j’y vais avec une wild guess, une bulle au cerveau mais comme les députés péquistes et libéraux seront presque à part égales de chaque côté du parquet, pourquoi ne pas nommer Françoise comme présidente de l’assemblée nationale ? Tant qu’à être dans les premières femmes de ci, premières femmes de ça, m’semble que ce serait une personne qui apporterait un peu de sérénité lors des débats corsés qui prendront l’affiche d’ici quelques mois. Pis avec Kadhir comme co-porte-parole, Québec solitaire ne perdrait pas sa voix en chambre.

Legault s’est ensuite adressé aux électeurs. Fier de la performance de son parti mais probablement un peu déçu du nombre de député qui ne correspond pas au pourcentage de votes exprimés. Il a fait un beau discours rassembleur, serein et tourné vers l’avenir. M. Legault, si vous aviez parlé comme ça plus souvent durant la campagne, vous auriez récolté mon vote même si je vous trouve un peu trop à gauche à mon goût.

Vint ensuite John James Charest. Déçu de sa défaite personnelle car je crois qu’il lui restait encore quelques bonnes années de politicien dans le corps mais probablement soulagé de la performance de ses députés. Certains lui prédisait la pire défaite de l’histoire du parti libéral alors qu’il s’en est tiré avec 4 sièges de moins que le parti au pouvoir !!! La “prime à l’urne” a fort probablement aidé un peu de même que les milliers de votes du pouvoir gris fédéraliste qui privilégie le statut quo. En homme politique d’expérience, il a prononcé un discours à la fois très juste mais aussi empreint d’émotivité. C’était beau de voir la belle Michou regarder son homme avec son regard intense elle qui semblait parfois dire, “Aye mon Johnny boy, saute dans le truck on monte au chalet dans l’nord pis on r’viendra quand notre fille sera sur le bord d’accoucher…”

Les trois chefs ont livrés un message remplis de sagesse et de respect. Même quand ils ont adressé quelques mots aux autres chefs et à la première première ministre, le ton était amical et franc et leurs partisans ont applaudis avec classe le message de leur chef. Le temps n’était plus à la bataille mais plutôt à la discussion honnête, à la reconnaissance de la victoire de l’autre, à la main tendue vers l’autre pour rétablir des ponts qui ont été abimés au cours de cette intense campagne.

Comme la tradition le veux, le parti au pouvoir parle toujours en dernier. C’est donc dans une atmosphère survoltée que Pauline a fait son entrée. Son discours a bien débuté mais malheureusement j’ai rapidement décroché. Pas par la teneur de ses propos mais plutôt à cause du comportement de la foule au Métropolis. Quelle bande d’irrespectueux. À chaque fois que Pauline parlait d’autre chose que du PQ, les couillons dans la salle se mettaient à huer !!! Jamais je ne cautionnerai pareil comportement et encore moins quand plus de 60% de la province n,a pas voté pour toi !!! Le Québec vous a donné juste assez de députés pour diriger le Québec. M’semble que je me comporterais en adultes responsables au lieu d’agir comme des bébés gâtés… Mais bon… Le PQ, c’est le PQ… Nuf’ said !!!

Et puis tout d’un coup, Pauline disparu du champs de la caméra !!! Hein ??? Qu’est-ce qui se passe ? Des gardes du corps, un va et viens sur le plateau, plein d’incertitude et des fabulations de toutes sortes. En un instant, l’histoire du Québec a failli basculer de nouveau. Un malheureux, un débile a décidé de prendre l’avenir du Québec entre ses mains et de régler ça à sa manière. Et là mes amis, “all heel broke loose” comme disait si bien Shakespeare. Je suis convaincu qu’ils s’est dit plus de marde en mois de 24 heure que dans toute la campagne. Peu importe le camp, chacun y est allé du meilleur et du pire. Et malheureusement le pire l’a rapidement emporté sur le meilleur.

Les 24 dernières heures ont été d’une tristesse incroyable. Au delà de mais croyances politiques, j’ai été sidéré par la violence. Violence physique qui a fait un mort et un blessé. Violence verbale dans les réseaux sociaux où le simili anonymat semble légitimer toutes sortes d’attaques personnelles… Tout ça me laisse bien triste et perplexe…

D’où ma question… Now what ? De kessé comme dirait l’autre… Honnêtement, même si ma réflexion est débuté depuis plusieurs années, je suis de plus en plus convaincu que mon avenir ne se trouve pas au Québec. Vais-je trouver le nirvana ailleurs ? Probablement pas. Moi, tout ce que je veux, c’est de me trouver un coin de terre où il fera bon vivre, où l’on va pouvoir vivre à notre rythme avec des concitoyens qui partagent nos vues sur le monde et la vie en société. Un endroit où le gouvernement ne nous maternera pas, où les citoyens pourrons prendre des décisions qui auront un impact direct sur leur vie.

Vous allez me dire que je rêve en couleur ? Vous avez raison mais je serais malhonnête envers moi-même et mes enfants si je ne prenais pas les mesures nécessaires pour tenter de réaliser mon rêve. Et si au bout de tout ça, je n’ai pas trouvé ce que je cherchais, j’aurai au moins montré à mes fils qu’il vaut mieux chercher et être déçu que d’en avoir toujours envie… La vie est trop courte pour qu’on la passe à se faire chier en demeurant toujours à la même place…

Chronique d’un départ annoncé…

J’adore les Mayas. Cette civilisation a réalisé des choses incroyables à une époque ou cela n’aurait pas dû être possible. Intelligence supérieure ? Aide des civilisations extra-terrestres ? Qui sait… Une chose est sûre par contre. À mon échelle familiale, leur prédiction que l’année 2012 sera le début d’une ère nouvelle est drette sur le piton ! Tous nos changements ne prendront pas forme en 2012 mais ils auront tous été décidé et pris forme en 2012. Après 20 ans à faire le tour du jardin dans mon emploi actuel, il est temps de tourner la page. Bonne job, gros fond de pension, des avantages marginaux plus qu’intéressants… Tout ça c’est pas assez pour me retenir. Je ne serais pas honnête envers mon employeur et surtout envers moi-même de demeurer en poste encore une quinzaine d’année pour collecter le gros fond de pension à ma retraite. La vie, c’est plus qu’un gros chèque de paie…

Ma blonde avait dit à son boss quand elle a commencé à travailler pour lui qu’elle partirait avec lui quand il prendrait sa retraite. La retraite du boss a sonné cette année. Celle de ma blonde aussi. Bien sûr qu’avec un salaire en moins ça va paraître dans les dépenses mais c’est pas grave. On va ajuster le budget en conséquence. No problema… On l’a déjà fait pis on est encore en vie alors on va le refaire. Ma blonde a des projets plein la tête. Elle manie les textiles avec des doigts de fée. Elle a maintenant du temps pour développer des produits uniques et les mettre en marché. J’pense pas qu’elle va devenir millionnaire en vendant des produits fait main mais who cares ? Elle a la chance de réaliser son plein potentiel, de découvrir plein de nouvelles choses et de vivre sa vie à son rythme. Ça vaut bien quelques dollars non ?

Pour mettre la cerise sur le sundae, la province de Québec s’est retrouvé en pleine campagne électorale pendant les vacances estivales. Le vote de demain nous dira s’il s’agit d’un bon move en terme de votes exprimés. Un chose est sûr par contre, c’est qu’on a eu amplement le temps de penser à notre affaire et d’analyser ce que les différents partis nous proposent. Si vous avez lu mes billets précédents, vous savez que depuis une semaine je me questionne à voie haute sur mon vote. J’ai débuté le tout avec le billet À une semaine des élections provinciales dans lequel je concluais que tous les partis qui se disputent le pouvoir “cé d’la marde” et que je considérais grandement annuler mon vote lors du scrutin.

Dans mon billet intitulé Réflexions d’un orphelin politique, j’envisageais sérieusement de voter pour la CAQ même si je devais me pincer le nez pour y arriver. Politiquement parlant, c’est, sur papier du moins, le parti que se rapproche le plus de ce que je pense. Malheureusement, tout comme dans les sports, les statistiques sur papier et les résultats des matches sont parfois très différents. En début de campagne, j’ai assez bien aimé la performance de Legault et son équipe mais plus la campagne avançais, moins j’étais impressionné… Au final, je suis désillusionné de ce parti également…

J’ai donc terminé ma réflexion en signant le billet Sans un vrai parti pour le changement, point de salut… dans lequel que la seule solution à mon désenchantement est l’annulation de mon bulletin de vote car il serait incohérent et malhonnête de la part de voter pour un parti envers lequel je n’ai que minimalement confiance. Je ne peux pas voter pour un parti séparatiste, qu’il soit de gauche ou de droite alors adieu le Parti québécois, Québec solidaire et l’Option nationale. Pas question de voter pour un parti marginal ou un indépendant donc deux autres choix qui s’envolent. Parti libéral ? Pas pour l’instant car je crois que le temps est venu de ramener tout ce beau p’tit monde sur la terre ferme et leur montrer qu’il y a une limite à magouiller en gouvernant. L’imputabilité, c’est pas juste un concept théorique ça. Faut que quelqu’un le démontre des fois. J’pense qu’on risque d’en avoir une bonne démonstration au cours des prochains mois. La CAQ d’abord. Eh ben non… Pas cette fois-ci en tout cas. Pas avec Legault comme chef. Pis entre vous et moi, une coalition, c’est souvent un ramassis d’opportunistes pis ça mène rarement très loin. Je me retrouve donc avec aucun choix réel sur mon bulletin de vote. J’irai donc l’annuler afin de m,assurer que personne d’autre puisse exprimer son opinion politique via MON bulletin de vote.

Que va-t-il rester quand la poussière va retomber le 5 septembre ? J’ai bien peur qu’on va se réveiller avec un gros mal de tête… On va se sentir comme un lendemain de veille pis on va se dépêcher de regarder dans le lit à côté de nous pour voir si c’est bien la belle Pauline qui a passé la nuit avec nous ! Et c’est plus que possible qu’on retrouvera ses bobettes beiges à côté du lit et qu’on l’entendra fredonner dans la douche. Juste ça et j’ai des nausées. Maintenant, va falloir la faire sortir de la maison sans que les matamores radicaux du PQ la descende sur notre perron car soyez sans crainte, elle ne survivra à son premier mandat comme première ministre du Québec. La “wing” radicale du parti va vouloir rapidement avoir sa tête afin de pouvoir mettre en branle la propagande séparatiste au plus sacrant. Leur pays, ils le veulent et ils le veulent tout de suite car sinon, ils savent qu’ils seront morts et enterrés la prochaine fois que la question reviendra sur le tapis. Pauline a survécu à la tentative de putsch l’an passé mais je ne gagerai un beau vingt flambant neuf sur sa survie la prochaine fois.

Comme je disais au début de ce billet, l’année 2012 en est une de changement pour ma famille. Peut importe les résultats de cette élection, je sais maintenant que mon avenir se trouve loin de la province qui m’a vu naître et qui a vu naître ma femme et mes enfants. Peut-être par lâcheté et un peu par peur du changement, j’ai remis cette décision plusieurs fois mais là, les astres sont alignées et je constate que le seul moyen pour moi et ma famille de se sortir de cette société socialiste est de quitter le Québec. Même si mes valises ne se retrouvent pas près du cadre de porte le 5 septembre au matin, ne croyez pas que je vais vivre ici jusqu’à ma mort. J’ai déjà quelques importantes décisions de prises concernant notre avenir familial et ça va prendre plusieurs mois pour tout mettre en place. Mais soyez assurés que lorsque tout sera réglé, nous partirons loin d’ici pour réaliser notre rêve. Est-ce que ce sera les provinces de l’Atlantique, les provinces de l’Ouest, pourquoi pas les États-Unis ??? C’est ce qui fera partie de notre réflexion au cours des prochains mois. Si ça vous intéresse, passez faire votre tour ici de temps en temps. Vous pourriez apprendre une chose ou deux… ;-)

Sans un vrai parti pour le changement, point de salut…

Ça y est ! À moins d’un revirement de situation aussi spectaculaire qu’improbable, je vais annuler mon vote lorsque j’irai voter le 4 septembre prochain. J’ai eu beau essayer, analyser, calculer, essayer de nouveau, analyser encore et encore, le fait demeure. Il n’y a présentement au Québec aucun parti qui soit en mesure de me convaincre qu’il pourra faire la différence pour moi, mes enfants et les enfants de mes enfants avant que le Québec frappe un mur et qu’il se réveille demain matin avec une situation similaire à la Grèce sur les bras. Après des décennies de laisser-aller et de pelletage par en avant, il est maintenant temps de mettre le pied à terre, dire qu’assez c’est assez et de mettre en place des politiques qui vont faire en sorte que la province va cesser de vivre sur le BS fédéral en ramassant annuellement des milliards de dollars de péréquation sans rien donner en retour. Nous sommes chanceux que le Rest of Canada (ROC) nous endure encore mais faudrait pas trop étirer l’élastique car à un certain moment donné, ce sont nos concitoyens qui vont se tanner et nous mettre à la porte de la confédération.

Financièrement parlant, le Canada serait gagnant en nous montrant la porte. Avec 8 milliards de plus dans leurs poches à distribuer à chaque année aux provinces les plus pauvres, cela aurait un impact certain sur le niveau de pauvreté dans certaines provinces moins bien nanties. Politiquement parlant, même si le ROC est passablement diversifié du point de vue de ses allégeances politiques, l’entente serait tout de même meilleure sans les maudits chiqueux de guenilles du Québec. Le seul bémol serait au niveau géographique. Le Canada se retrouverait avec les provinces de l’Atlantique d’un côté et l’Ontario, les provinces de l’ouest de même que le Nunavut, les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon de l’autre. C’est probablement là-dessus que le ROC aurait le plus d’inquiétude car les provinces de l’Atlantique, historiquement des provinces pauvres, ont besoin des autres provinces pour survivre. De plus, même si elles ne sont pas très “performantes” au sein de la confédération, ce sont des provinces qui ont jouées un rôle important lors de la création du pays. Elles conservent donc un rôle historique important auprès des autres provinces du pays même si leur apport économique est faible en comparaison avec les autres provinces et territoires.

Tout ça pour dire qu’à trois jours du scrutin, je ne pourrai voter pour aucun des candidats qui se présentent dans ma circonscription. Voici mon argumentaire pour chacun d’eux.

Éric L’Abbée – Indépendant: Je sais que faire compagne a titre d’indépendant n’est pas facile, que les ressources financières et matérielles sont limitées mais il n’en demeure pas moins que si je n’avais pas consulté le site du Directeur général des élections du Québec, jamais je n’aurais su que vous êtes candidats dans mon comté. Je ne vous ai jamais rencontré, je ne connais pas vos orientations et je suis – malheureusement pour vous – convaincu qu’un indépendant n’a pas sa place dans une campagne électorale cruciale comme l’actuelle campagne. L’avenir d’une province et potentiellement un pays est en jeu en ce moment. Ce n’est malheureusement pas le temps de placer un indépendant au poste de commande du comté.

Jessy Trottier – Équipe autonomiste: Le nom du parti me semble intéressant mais c’est tout… Je ne vous connais pas, vous n’êtes jamais passé me rencontrer et m’expliquer ce que votre parti pouvait m’apporter. Zéro temps d’antenne, d’articles dans les journaux ou sur le Web. Un site Web bien fait mais qui m’en dit très peu au sujet de votre parti. Et pourtant, je me considère comme une personne intéressée par la politique. En fait, nous sommes quatre à vivre sous le même toit et je suis prêt à parier une grosse bière bien froide que personne dans cette maisonnée ne vous connaît ni ne connaît votre parti. Et pourtant, en période de vacances estivales, il y avait tout le temps quelqu’un à la maison… Vous avez manqué un chance en or de peut-être rallier une famille à votre parti. Dommage… J’aurais aimé vous connaître un peu plus.

Yves Sansregret – Québec solidaire: Idéologiquement parlant, votre parti et moi sommes aux antipodes l’un de l’autre alors jamais je ne voterai pour vous ni pour votre parti. Par contre, même si M. Khadir a dit et fait des choses qui ont encore renforcé ma conviction envers Québec solidaire, j’accepterais volontiers d’aller boire une grosse bière froide avec lui et Mme David, vos deux porte-paroles. Dans le cas de M. Khadir, probablement parce que j’aimerais lui rappeler qu’il n’est ni Martin Luther King, ni Gandhi et que ses enfantillages de boycottage de boutiques ne sont pas dignes d’un homme politique. Quand à Mme David, que j’ai découvert, comme de nombreux québécois, lors du débat télévisé de Radio-Canada, je la trouve très sympathique et d’une grande honnêteté. J’aimerais lui proposer d’animer le débat lors des prochaines campagnes électorales. Je suis convaincu qu’elle ferait une mozus de bonne job.

Émilie Joly – Option nationale: Tout comme les autres partis gauchistes-communistes qui pullulent au Québec en ce moment, vous pouvez être assuré que je ne voterai jamais pour votre formation politique. Et si votre chef et fondateur du parti n’habitait pas de l’autre côté du fleuve, je n’aurais que brièvement entendu parler de l’Option nationale lorsqu’il a joué au bébé lala pour pouvoir participer au débat des chefs. Yo man !!! Y’a pas un foutu député de ton parti au parlement !!! Prend ton trou pis attend d’avoir des représentants dans le salon bleu pis après tu chialeras…

Noëlla Champagne – Parti québécois: Les québécois ont déjà affirmé haut et fort, deux fois plutôt qu’une – qu’ils n’étaient pas intéressés par l’indépendance du Québec. Si on se fit au propos que Mme Marois et certains membres radicaux de votre parti ont tenu au cours du dernier mois mais aussi depuis le dernier référendum, non n’est pas une réponse acceptable tant et aussi longtemps que la réponse ne sera pas oui. 50% + 1 pour le oui, ça va être suffisant mais peu importe le pourcentage de québécois qui voteront pour le nom vous allez toujours revenir à la charge parce que sans l’indépendance, point de salut… Pour paraphraser le défunt fondateur de votre parti, “Si je vous ai bien compris… vous êtes en train de dire… à la prochaine fois” ben désolé mais avec tous le respect que j’ai pour lui, vous comprendrez qu’il est et qu’il sera toujours impossible de voter pour votre parti, et ce peu importe de quel côté de l’échiquier politique votre parti se trouvera. Quand on est vraiment un démocrate, on respecte le choix des autres. On n’essaie pas d’enfoncer le clou encore et encore jusqu’à ce que l’autre abdique…

Pierre Jackson – Coalition avenir Québec: Je ne sais pas si la stratégie qui a été employée par la CAQ de mettre l’accent sur le chef et quelques candidats vedettes et à peu près rien sur les autres peut être considérée comme une stratégie gagnante mais force est d’admettre qu’à l’instar de vos collègues candidats, on ne vous pas également pas vu la face dans le moustiquaire de la porte d’en avant. C’est dommage car en début de campagne, j’étais ouvert à voter pour votre parti qui me semblait “le moins pire de la gang.” Peut-être que votre passage chez moi aurait fait diversion et m’aurait permit de me réconcilier avec quelques sujets que votre chef a bousillé en cours de campagne. Malheureusement, rien de tout ça n’est arrivé… Plus la campagne avance, plus votre chef dit des grossièreté et de plus en plus, son jupon gauchiste recommence à dépasser !!! Je sais, je sais… C’est une coalition et tout le monde a droit de parole. Cependant, après avoir englouti l’ADQ, les idées qui me faisaient tant aimer ce parti s’évapore lentement et la gauche reprend le dessus lentement. À quand la prochaine sortie publique de M. Bonnardel ? Désolé mais le pouding ne poigne pas…

Marc-Antoine Trudel – Parti libéral: Le seul candidat qui a eu le courage de se présenter chez moi !!! Et Dieu sait que lorsqu’on représente un parti moribond comme le PLQ, il faut en avoir beaucoup de courage ou être complètement inconscient. Bien que brève, j’ai bien apprécié sa visite. Jeune, dynamique, un regard perçant et une poignée de main franche. Un bon p’tit gars quoi, qui mérite sûrement mieux que la dégelé qu’il va manger dans quelques jours. Malheureusement Marc-Antoine, ton timing est un peu pas mal off… Parles-en au p’tit St-Onge qui s’est présenté aux élections fédérales dans St-Maurice après le scandale des commandites. Du ben bon monde mais le mauvais parti au mauvais moment. J’espère que tu n’as pas trop investi personnellement dans cette campagne car le réveil risque d’être douloureux le 5 septembre au matin quand tu vas relever de brosse. Ayoye ma tête ! Malgré tout, j’acclame ton courage. Tu es jeune alors tu vas te remettre de cette terrible erreur de jeunesse. Bon courage mon vieux et bonne chance dans tes prochains défis !

Ainsi donc, le sort est jeté. J’irai manifester mon désarroi en faisant des p’tits bonshommes sourires dans les 7 cases de mon bulletin de vote. À moins que je fasse comme aux élections de 2008 et que je vote pour Obama. Ça n’avait pas nuit la dernière fois, ça ne nuira certainement pas cette fois-ci non plus. Une chose est certaine, c,est qu’aucun candidat de mon comté n’aura de vote de moi lors de cette élection…

Réflexions d’un orphelin politique

Ce matin, sur mon fil Twitter, je vois passer un commentaire concernant la chronique de “sexy” Chantal Hébert. Celle-ci, qui s’intitule La pomme empoisonnée décortique une à une les embûches que vont rencontrer les 3 grands partis s’il devaient être élus à la tête d’un gouvernement minoritaire. Et à moins que les planètes sortent de leurs orbites et s’alignent soudainement d’ici une semaine, il a fort à parier que c’est un gouvernement minoritaire qui dirigera la province à compter du 5 septembre prochain.

Pour être honnête, son papier, bien qu’il soit fort sérieux et très réaliste, me fait peur… Ce qu’elle relate c’est que peu importe lequel des 3 partis qui a le potentiel de se retrouver à la tête du gouvernement sera incapable de vraiment gouverner car il sera lié à ses promesses électorales et à son programme mais il sera incapable de prendre des actions concrètes car il sera continuellement à la merci des partis qui formeront l’opposition. Une coche mal taillée et hop, on renverse le gouvernement et on retourne en élection… Le contexte québécois actuel est à des années lumières du contexte fédéral qui a vu un gouvernement conservateur faire pratiquement ce qu’il voulait alors qu’il formait un gouvernement minoritaire à Ottawa. Il n’est pas réaliste de croire qu’une telle situation pourrait survenir au Québec au cours d’un premier mandat minoritaire et ce, peu importe quel parti qui dirigera les destinés de la province.

On risque donc de se retrouver avec un gouvernement “pas fiable” qui a les deux mains attachées dans le dos… Belle perspective n’est-ce pas ? Alors là je me dis que dans le fond, peu importe que je vote pour le moins pire ou que j’annule tout simplement mon vote, ça ne changera à toute fin utile rien. À moins, comme je le disais plus haut, que les planètes quittent soudainement leurs orbites pour s’aligner sur un axe politico-stationnaire – choses que même les Mayas n’ont pas réussi à prédire – le résultat de mon vote ne changera strictement rien au résultat final. La fragmentation du vote fera en sorte que, dans le contexte politique actuel – il ne pourra y avoir de mandat clair pour aucun des “grands” partis…

Flash forward de 2-3 heures et ma blonde m’envoie le texte de la chronique d’Éric Duhaime dans le Journal de Montréal. Son papier se nomme Pourquoi je vote CAQ. Je prends quelques minutes pour lire sa chronique et j’envoie ensuite la réponse suivante à ma blonde:

J’adore Éric. Il est chroniqueur à CHOI pis ses commentaires sont toujours pertinents. Yé pas vieux mais y’a déjà pas mal de chemin de fait en politique. Je pourrais quasiment dire qu’il m’a volé le punch de mon prochain blog… C’est pas mal l’enlignement vers lequel je me dirige j’pense. Pas tant pour les Iraniens, bien que je sois sympathique à leur cause, mais surtout pour contrer le vote péquiste. Avec quelques sièges qui devraient aller à Québec solidaire, on pourrait peut-être se ramasser avec un gouvernement de coalition PQ-QS majoritaire pis ça, ça ne me tente pas pantoute… J’me donne encore une journée ou deux pour finaliser ma réflexion.

Ainsi donc, ce matin vers 7h45, mon premier choix était de voter pour la CAQ en me pinçant le nez. Curieusement, tout au long de la journée et même au moment où j’écris ces lignes, j’arrive difficilement à me pincer le nez assez fort. Pas parce qu’il s’agit d’une forte odeur répugnante mais plutôt à cause de subtils effluves qui viennent chatouiller mon nez de temps à autre. Des effluves comme le soudain revirement du chef Legault dans le dossier des frais de scolarité. Pourquoi qu’il y a à peine quelques jours, il n’était pas question de négocier avec eux et que tout à coup, un gouvernement Legault serait prêt à jaser avec les étudiants ? Des effluves aussi d’une éventuelle négociation avec les syndicats dans le dossier du dégraissage de l’appareil étatique. Si vous avez l’intention de procéder par attrition naturelle et de ne pas remplacer 7 000 des 21 000 postes qui deviendront vacants suite au départ à la retraite des boomers, pourquoi, tout d’un coup, vouloir négocier avec les syndicats ?

Il y en a eu plein de petits gestes comme ça depuis le début de la campagne. Des gestes qui me rappelle que cette coalition qui a sucé l’âme adéquiste jusqu’à la faire disparaître est une coalition majoritairement de gauche qui essaie de faire bonne figure auprès de la droite… À croire que Jean Charest a visé juste quand il a traité Monsieur Legault de “pas fiable” durant les débats…

Je me retrouve donc ici moins de 12 heures plus tard et je suis toujours aussi confus quand au choix de la stratégie à utiliser lorsque je me retrouverai seul à seul avec mon bulletin de vote le 4 septembre prochain. Une chose est sûre par contre. Peu importe pour quelle stratégie j’opterai, je vais aller voter car plus que jamais je crois qu’un citoyen, c’est un vote. Parlez-en à nos amis iraniens et aux citoyens des pays qui ont finalement pu participer à de vraies élections démocratiques au cours des dernières années pour voir…

À une semaine des élections provinciales

Depuis la disparition de l’Action démocratique du Québec (ADQ), je suis orphelin. Il n’y a plus de parti politique qui correspond à mes attentes. Un parti qui préconise la réduction des dépenses publiques au lieu d’augmenter les impôts. Un parti qui croit que la création de richesse – tant individuelle que corporative – permettra de sortir le Québec de son enlisement économique. Un parti qui croit comme moi que c’est assez de l’interventionnisme de l’état et qu’il est temps que les citoyens reprenne le contrôle de leur destinée. Aucun parti disais-je. Zéro… Niet… Nada…

Quand on est de la gauche socialiste comme la majorité des partis que je retrouverai bientôt sur mon bulletin de vote, l’ADQ, c’était l’extrême droite. Si vous voulez savoir c’est quoi l’extrême droite, je vous invite à regarder du côté de l’Europe. Il y en a quelques “beaux” exemples là-bas. Ici, dans la vraie vie, c’était le centre droit, tout au plus. Mais c’était tout de même plus à droite que tout ce qu’on retrouve sur l’échiquier politique québécois. Malheureusement, après un bref flirt avec le pouvoir en 2007-2008, l’ADQ est redevenu un parti régional et elle finira par fusionner avec la Coalition Avenir Québec (CAQ) en février 2012.

Bien qu’ayant récupéré la majorité des députés de l’ex-ADQ, la CAQ est une différente bête… François Legault, l’actuel chef du parti, est un ancien ministre péquiste qui a défroqué après une courte retraite de la vie politique pour fonder la CAQ. Puisqu’il s’agit d’une coalition, son équipe regroupe également des candidats qui ont, jusqu’à récemment, été identifié à des partis socialistes de gauche. D’ailleurs, son propre passé souverainiste est venu le hanter à quelques reprises au cours des 4 débats télévisés qui ont été présentés entre le 19 et le 22 août 2012.

Personnellement, je crois qu’à l’intérieur des 10 années qu’il se donne pour redresser la situation du Québec, il ne sera pas question de souveraineté. Mais à l’heure actuelle, là n’est pas la question. Pour l’instant, il faut plutôt s’attarder à ce qu’il veut faire et non à ce qu’il ne veut pas faire. Et à date, ce qu’il veut faire ne vient pas particulièrement me chercher. J’ai comme l’impression qu’il a beaucoup trop de vin dans la coupe que jadis me tendait l’ADQ. Bien sûr, l’arrivée de quelques grosses pointures semble intéressante à première vue mais est-ce vraiment eux qui vont faire une différence ? Personnellement, j’en doute. On ne bâti pas un cabinet de ministres avec un chef moyen et deux coqs… Que va-t-il arriver aux lieutenants de l’ADQ que l’on a pratiquement pas vu devant la campagne. Où sont-elles rendues les idées que l’ADQ défendaient il y a à peine 6 mois ?

Alors que me reste-t-il comme alternative ? Le Parti quebécois (PQ) ? L’Option nationale (ON) ? Québec solidaire (QS) ? Le Parti vert (PV) ou encore le Parti communiste tant qu’à y être ? Malheureusement ne s’approche de mes valeurs de centre droite. En fait, ils sont, dans certains cas, aux antipodes de mes valeurs politiques et économiques. Il existe bien un simulacre de parti conservateur mais malheureusement son histoire récente et les membres qui le composent ne viennent pas me chercher non plus… Que me reste-t-il donc comme choix à une semaine de la date butoir ? Pas grand chose… Vraiment pas grand chose…

Si j’y vais selon mes convictions profondes, je n’aurai d’autres choix que d’annuler mon vote pour démontrer à nos dirigeants qu’il existe présentement un énorme vide dans l’offre politique au Québec. Avoir la conviction que tous les orphelins politiques du Québec feraient comme moi et que notre message serait entendu, je n’hésiterais pas une seconde. Malheureusement, j’ai encore une fois un doute sur la fierté et l’engagement de mes concitoyens québécois. N’en suis pas moi-même un exemple frappant puisque j’hésite encore bien qu’il soit plus que probable qu’aucune autre alternative politique se présentera à moi d’ici le 4 septembre prochain ?

À défaut d’exprimer pleinement mon opinion le jour du scrutin en annulant mon vote, il me restera qu’une alternative. Voter pour le moins pire de la gang… Dans le contexte actuel, ce serait pour la CAQ. Un parti qui, techniquement, devrait se rapprocher de mes valeurs mais qui n’a pas encore réussi à me convaincre que c’est grâce à lui que mes valeurs pourront le mieux être mises en oeuvre…

Il me reste une semaine pour réfléchir comment, stratégiquement parlant, je vais utiliser mon droit de parole électoral. Est-ce que je vais affirmer haut et fort que tous les partis qui se disputent le pouvoir “cé d’la marde” et je vais annuler mon vote ou bien je vais décider de voter afin de m’assurer que le PQ ne prend pas le pouvoir ou à tout le moins qu’il formera un gouvernement minoritaire ? C’est ici que repose présentement mon dilemme… Lequel des deux sera pour moi le plus “rentable” ?

À suivre…