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Now what ?

Au cours des derniers 24 heures, tout ou presque a été dit concernant la question électorale. Qui va gagner ? Par combien de votes ? Majoritaire ou minoritaire ? Qu’adviendra-t-il des libéraux, des péquistes ou des caquistes si jamais ils ne font pas bonne figure ? Pis ensuite, en voyant tranquillement s’afficher les résultats, on s’est demandé si Françoise David et son coloc Kadhir n’aurait pas la balance du pouvoir… On s’est demandé qu’elle mouche avait piqué les électeurs pour voter en aussi grand nombre pour les libéraux. Tsé les corrompus là !!! On s’est demandé si John James allait annoncer sa démission une fois battu dans Sherbrooke ou si attendrait. On s’est aussi demandé commet allait se passer les différents discours.

Tour à tour, on a entendu les discours des chefs qui devaient maintenant faire face à la musique. Un député… Deux députés… Pas de députés… Pas assez ou “trop” de députés… Françoise a été fidèle à elle-même. Simple, posée, qui a pris le temps de remettre bien des choses en perspectives. Encore une fois, une présence tranquille qui, je l’espère, apportera avec elle cette humilité et cette douce chaleur en chambre lors de l’ouverture de la session d’automne. Pis j’y vais avec une wild guess, une bulle au cerveau mais comme les députés péquistes et libéraux seront presque à part égales de chaque côté du parquet, pourquoi ne pas nommer Françoise comme présidente de l’assemblée nationale ? Tant qu’à être dans les premières femmes de ci, premières femmes de ça, m’semble que ce serait une personne qui apporterait un peu de sérénité lors des débats corsés qui prendront l’affiche d’ici quelques mois. Pis avec Kadhir comme co-porte-parole, Québec solitaire ne perdrait pas sa voix en chambre.

Legault s’est ensuite adressé aux électeurs. Fier de la performance de son parti mais probablement un peu déçu du nombre de député qui ne correspond pas au pourcentage de votes exprimés. Il a fait un beau discours rassembleur, serein et tourné vers l’avenir. M. Legault, si vous aviez parlé comme ça plus souvent durant la campagne, vous auriez récolté mon vote même si je vous trouve un peu trop à gauche à mon goût.

Vint ensuite John James Charest. Déçu de sa défaite personnelle car je crois qu’il lui restait encore quelques bonnes années de politicien dans le corps mais probablement soulagé de la performance de ses députés. Certains lui prédisait la pire défaite de l’histoire du parti libéral alors qu’il s’en est tiré avec 4 sièges de moins que le parti au pouvoir !!! La “prime à l’urne” a fort probablement aidé un peu de même que les milliers de votes du pouvoir gris fédéraliste qui privilégie le statut quo. En homme politique d’expérience, il a prononcé un discours à la fois très juste mais aussi empreint d’émotivité. C’était beau de voir la belle Michou regarder son homme avec son regard intense elle qui semblait parfois dire, “Aye mon Johnny boy, saute dans le truck on monte au chalet dans l’nord pis on r’viendra quand notre fille sera sur le bord d’accoucher…”

Les trois chefs ont livrés un message remplis de sagesse et de respect. Même quand ils ont adressé quelques mots aux autres chefs et à la première première ministre, le ton était amical et franc et leurs partisans ont applaudis avec classe le message de leur chef. Le temps n’était plus à la bataille mais plutôt à la discussion honnête, à la reconnaissance de la victoire de l’autre, à la main tendue vers l’autre pour rétablir des ponts qui ont été abimés au cours de cette intense campagne.

Comme la tradition le veux, le parti au pouvoir parle toujours en dernier. C’est donc dans une atmosphère survoltée que Pauline a fait son entrée. Son discours a bien débuté mais malheureusement j’ai rapidement décroché. Pas par la teneur de ses propos mais plutôt à cause du comportement de la foule au Métropolis. Quelle bande d’irrespectueux. À chaque fois que Pauline parlait d’autre chose que du PQ, les couillons dans la salle se mettaient à huer !!! Jamais je ne cautionnerai pareil comportement et encore moins quand plus de 60% de la province n,a pas voté pour toi !!! Le Québec vous a donné juste assez de députés pour diriger le Québec. M’semble que je me comporterais en adultes responsables au lieu d’agir comme des bébés gâtés… Mais bon… Le PQ, c’est le PQ… Nuf’ said !!!

Et puis tout d’un coup, Pauline disparu du champs de la caméra !!! Hein ??? Qu’est-ce qui se passe ? Des gardes du corps, un va et viens sur le plateau, plein d’incertitude et des fabulations de toutes sortes. En un instant, l’histoire du Québec a failli basculer de nouveau. Un malheureux, un débile a décidé de prendre l’avenir du Québec entre ses mains et de régler ça à sa manière. Et là mes amis, “all heel broke loose” comme disait si bien Shakespeare. Je suis convaincu qu’ils s’est dit plus de marde en mois de 24 heure que dans toute la campagne. Peu importe le camp, chacun y est allé du meilleur et du pire. Et malheureusement le pire l’a rapidement emporté sur le meilleur.

Les 24 dernières heures ont été d’une tristesse incroyable. Au delà de mais croyances politiques, j’ai été sidéré par la violence. Violence physique qui a fait un mort et un blessé. Violence verbale dans les réseaux sociaux où le simili anonymat semble légitimer toutes sortes d’attaques personnelles… Tout ça me laisse bien triste et perplexe…

D’où ma question… Now what ? De kessé comme dirait l’autre… Honnêtement, même si ma réflexion est débuté depuis plusieurs années, je suis de plus en plus convaincu que mon avenir ne se trouve pas au Québec. Vais-je trouver le nirvana ailleurs ? Probablement pas. Moi, tout ce que je veux, c’est de me trouver un coin de terre où il fera bon vivre, où l’on va pouvoir vivre à notre rythme avec des concitoyens qui partagent nos vues sur le monde et la vie en société. Un endroit où le gouvernement ne nous maternera pas, où les citoyens pourrons prendre des décisions qui auront un impact direct sur leur vie.

Vous allez me dire que je rêve en couleur ? Vous avez raison mais je serais malhonnête envers moi-même et mes enfants si je ne prenais pas les mesures nécessaires pour tenter de réaliser mon rêve. Et si au bout de tout ça, je n’ai pas trouvé ce que je cherchais, j’aurai au moins montré à mes fils qu’il vaut mieux chercher et être déçu que d’en avoir toujours envie… La vie est trop courte pour qu’on la passe à se faire chier en demeurant toujours à la même place…

Chronique d’un départ annoncé…

J’adore les Mayas. Cette civilisation a réalisé des choses incroyables à une époque ou cela n’aurait pas dû être possible. Intelligence supérieure ? Aide des civilisations extra-terrestres ? Qui sait… Une chose est sûre par contre. À mon échelle familiale, leur prédiction que l’année 2012 sera le début d’une ère nouvelle est drette sur le piton ! Tous nos changements ne prendront pas forme en 2012 mais ils auront tous été décidé et pris forme en 2012. Après 20 ans à faire le tour du jardin dans mon emploi actuel, il est temps de tourner la page. Bonne job, gros fond de pension, des avantages marginaux plus qu’intéressants… Tout ça c’est pas assez pour me retenir. Je ne serais pas honnête envers mon employeur et surtout envers moi-même de demeurer en poste encore une quinzaine d’année pour collecter le gros fond de pension à ma retraite. La vie, c’est plus qu’un gros chèque de paie…

Ma blonde avait dit à son boss quand elle a commencé à travailler pour lui qu’elle partirait avec lui quand il prendrait sa retraite. La retraite du boss a sonné cette année. Celle de ma blonde aussi. Bien sûr qu’avec un salaire en moins ça va paraître dans les dépenses mais c’est pas grave. On va ajuster le budget en conséquence. No problema… On l’a déjà fait pis on est encore en vie alors on va le refaire. Ma blonde a des projets plein la tête. Elle manie les textiles avec des doigts de fée. Elle a maintenant du temps pour développer des produits uniques et les mettre en marché. J’pense pas qu’elle va devenir millionnaire en vendant des produits fait main mais who cares ? Elle a la chance de réaliser son plein potentiel, de découvrir plein de nouvelles choses et de vivre sa vie à son rythme. Ça vaut bien quelques dollars non ?

Pour mettre la cerise sur le sundae, la province de Québec s’est retrouvé en pleine campagne électorale pendant les vacances estivales. Le vote de demain nous dira s’il s’agit d’un bon move en terme de votes exprimés. Un chose est sûr par contre, c’est qu’on a eu amplement le temps de penser à notre affaire et d’analyser ce que les différents partis nous proposent. Si vous avez lu mes billets précédents, vous savez que depuis une semaine je me questionne à voie haute sur mon vote. J’ai débuté le tout avec le billet À une semaine des élections provinciales dans lequel je concluais que tous les partis qui se disputent le pouvoir “cé d’la marde” et que je considérais grandement annuler mon vote lors du scrutin.

Dans mon billet intitulé Réflexions d’un orphelin politique, j’envisageais sérieusement de voter pour la CAQ même si je devais me pincer le nez pour y arriver. Politiquement parlant, c’est, sur papier du moins, le parti que se rapproche le plus de ce que je pense. Malheureusement, tout comme dans les sports, les statistiques sur papier et les résultats des matches sont parfois très différents. En début de campagne, j’ai assez bien aimé la performance de Legault et son équipe mais plus la campagne avançais, moins j’étais impressionné… Au final, je suis désillusionné de ce parti également…

J’ai donc terminé ma réflexion en signant le billet Sans un vrai parti pour le changement, point de salut… dans lequel que la seule solution à mon désenchantement est l’annulation de mon bulletin de vote car il serait incohérent et malhonnête de la part de voter pour un parti envers lequel je n’ai que minimalement confiance. Je ne peux pas voter pour un parti séparatiste, qu’il soit de gauche ou de droite alors adieu le Parti québécois, Québec solidaire et l’Option nationale. Pas question de voter pour un parti marginal ou un indépendant donc deux autres choix qui s’envolent. Parti libéral ? Pas pour l’instant car je crois que le temps est venu de ramener tout ce beau p’tit monde sur la terre ferme et leur montrer qu’il y a une limite à magouiller en gouvernant. L’imputabilité, c’est pas juste un concept théorique ça. Faut que quelqu’un le démontre des fois. J’pense qu’on risque d’en avoir une bonne démonstration au cours des prochains mois. La CAQ d’abord. Eh ben non… Pas cette fois-ci en tout cas. Pas avec Legault comme chef. Pis entre vous et moi, une coalition, c’est souvent un ramassis d’opportunistes pis ça mène rarement très loin. Je me retrouve donc avec aucun choix réel sur mon bulletin de vote. J’irai donc l’annuler afin de m,assurer que personne d’autre puisse exprimer son opinion politique via MON bulletin de vote.

Que va-t-il rester quand la poussière va retomber le 5 septembre ? J’ai bien peur qu’on va se réveiller avec un gros mal de tête… On va se sentir comme un lendemain de veille pis on va se dépêcher de regarder dans le lit à côté de nous pour voir si c’est bien la belle Pauline qui a passé la nuit avec nous ! Et c’est plus que possible qu’on retrouvera ses bobettes beiges à côté du lit et qu’on l’entendra fredonner dans la douche. Juste ça et j’ai des nausées. Maintenant, va falloir la faire sortir de la maison sans que les matamores radicaux du PQ la descende sur notre perron car soyez sans crainte, elle ne survivra à son premier mandat comme première ministre du Québec. La “wing” radicale du parti va vouloir rapidement avoir sa tête afin de pouvoir mettre en branle la propagande séparatiste au plus sacrant. Leur pays, ils le veulent et ils le veulent tout de suite car sinon, ils savent qu’ils seront morts et enterrés la prochaine fois que la question reviendra sur le tapis. Pauline a survécu à la tentative de putsch l’an passé mais je ne gagerai un beau vingt flambant neuf sur sa survie la prochaine fois.

Comme je disais au début de ce billet, l’année 2012 en est une de changement pour ma famille. Peut importe les résultats de cette élection, je sais maintenant que mon avenir se trouve loin de la province qui m’a vu naître et qui a vu naître ma femme et mes enfants. Peut-être par lâcheté et un peu par peur du changement, j’ai remis cette décision plusieurs fois mais là, les astres sont alignées et je constate que le seul moyen pour moi et ma famille de se sortir de cette société socialiste est de quitter le Québec. Même si mes valises ne se retrouvent pas près du cadre de porte le 5 septembre au matin, ne croyez pas que je vais vivre ici jusqu’à ma mort. J’ai déjà quelques importantes décisions de prises concernant notre avenir familial et ça va prendre plusieurs mois pour tout mettre en place. Mais soyez assurés que lorsque tout sera réglé, nous partirons loin d’ici pour réaliser notre rêve. Est-ce que ce sera les provinces de l’Atlantique, les provinces de l’Ouest, pourquoi pas les États-Unis ??? C’est ce qui fera partie de notre réflexion au cours des prochains mois. Si ça vous intéresse, passez faire votre tour ici de temps en temps. Vous pourriez apprendre une chose ou deux… ;-)

Sans un vrai parti pour le changement, point de salut…

Ça y est ! À moins d’un revirement de situation aussi spectaculaire qu’improbable, je vais annuler mon vote lorsque j’irai voter le 4 septembre prochain. J’ai eu beau essayer, analyser, calculer, essayer de nouveau, analyser encore et encore, le fait demeure. Il n’y a présentement au Québec aucun parti qui soit en mesure de me convaincre qu’il pourra faire la différence pour moi, mes enfants et les enfants de mes enfants avant que le Québec frappe un mur et qu’il se réveille demain matin avec une situation similaire à la Grèce sur les bras. Après des décennies de laisser-aller et de pelletage par en avant, il est maintenant temps de mettre le pied à terre, dire qu’assez c’est assez et de mettre en place des politiques qui vont faire en sorte que la province va cesser de vivre sur le BS fédéral en ramassant annuellement des milliards de dollars de péréquation sans rien donner en retour. Nous sommes chanceux que le Rest of Canada (ROC) nous endure encore mais faudrait pas trop étirer l’élastique car à un certain moment donné, ce sont nos concitoyens qui vont se tanner et nous mettre à la porte de la confédération.

Financièrement parlant, le Canada serait gagnant en nous montrant la porte. Avec 8 milliards de plus dans leurs poches à distribuer à chaque année aux provinces les plus pauvres, cela aurait un impact certain sur le niveau de pauvreté dans certaines provinces moins bien nanties. Politiquement parlant, même si le ROC est passablement diversifié du point de vue de ses allégeances politiques, l’entente serait tout de même meilleure sans les maudits chiqueux de guenilles du Québec. Le seul bémol serait au niveau géographique. Le Canada se retrouverait avec les provinces de l’Atlantique d’un côté et l’Ontario, les provinces de l’ouest de même que le Nunavut, les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon de l’autre. C’est probablement là-dessus que le ROC aurait le plus d’inquiétude car les provinces de l’Atlantique, historiquement des provinces pauvres, ont besoin des autres provinces pour survivre. De plus, même si elles ne sont pas très “performantes” au sein de la confédération, ce sont des provinces qui ont jouées un rôle important lors de la création du pays. Elles conservent donc un rôle historique important auprès des autres provinces du pays même si leur apport économique est faible en comparaison avec les autres provinces et territoires.

Tout ça pour dire qu’à trois jours du scrutin, je ne pourrai voter pour aucun des candidats qui se présentent dans ma circonscription. Voici mon argumentaire pour chacun d’eux.

Éric L’Abbée – Indépendant: Je sais que faire compagne a titre d’indépendant n’est pas facile, que les ressources financières et matérielles sont limitées mais il n’en demeure pas moins que si je n’avais pas consulté le site du Directeur général des élections du Québec, jamais je n’aurais su que vous êtes candidats dans mon comté. Je ne vous ai jamais rencontré, je ne connais pas vos orientations et je suis – malheureusement pour vous – convaincu qu’un indépendant n’a pas sa place dans une campagne électorale cruciale comme l’actuelle campagne. L’avenir d’une province et potentiellement un pays est en jeu en ce moment. Ce n’est malheureusement pas le temps de placer un indépendant au poste de commande du comté.

Jessy Trottier – Équipe autonomiste: Le nom du parti me semble intéressant mais c’est tout… Je ne vous connais pas, vous n’êtes jamais passé me rencontrer et m’expliquer ce que votre parti pouvait m’apporter. Zéro temps d’antenne, d’articles dans les journaux ou sur le Web. Un site Web bien fait mais qui m’en dit très peu au sujet de votre parti. Et pourtant, je me considère comme une personne intéressée par la politique. En fait, nous sommes quatre à vivre sous le même toit et je suis prêt à parier une grosse bière bien froide que personne dans cette maisonnée ne vous connaît ni ne connaît votre parti. Et pourtant, en période de vacances estivales, il y avait tout le temps quelqu’un à la maison… Vous avez manqué un chance en or de peut-être rallier une famille à votre parti. Dommage… J’aurais aimé vous connaître un peu plus.

Yves Sansregret – Québec solidaire: Idéologiquement parlant, votre parti et moi sommes aux antipodes l’un de l’autre alors jamais je ne voterai pour vous ni pour votre parti. Par contre, même si M. Khadir a dit et fait des choses qui ont encore renforcé ma conviction envers Québec solidaire, j’accepterais volontiers d’aller boire une grosse bière froide avec lui et Mme David, vos deux porte-paroles. Dans le cas de M. Khadir, probablement parce que j’aimerais lui rappeler qu’il n’est ni Martin Luther King, ni Gandhi et que ses enfantillages de boycottage de boutiques ne sont pas dignes d’un homme politique. Quand à Mme David, que j’ai découvert, comme de nombreux québécois, lors du débat télévisé de Radio-Canada, je la trouve très sympathique et d’une grande honnêteté. J’aimerais lui proposer d’animer le débat lors des prochaines campagnes électorales. Je suis convaincu qu’elle ferait une mozus de bonne job.

Émilie Joly – Option nationale: Tout comme les autres partis gauchistes-communistes qui pullulent au Québec en ce moment, vous pouvez être assuré que je ne voterai jamais pour votre formation politique. Et si votre chef et fondateur du parti n’habitait pas de l’autre côté du fleuve, je n’aurais que brièvement entendu parler de l’Option nationale lorsqu’il a joué au bébé lala pour pouvoir participer au débat des chefs. Yo man !!! Y’a pas un foutu député de ton parti au parlement !!! Prend ton trou pis attend d’avoir des représentants dans le salon bleu pis après tu chialeras…

Noëlla Champagne – Parti québécois: Les québécois ont déjà affirmé haut et fort, deux fois plutôt qu’une – qu’ils n’étaient pas intéressés par l’indépendance du Québec. Si on se fit au propos que Mme Marois et certains membres radicaux de votre parti ont tenu au cours du dernier mois mais aussi depuis le dernier référendum, non n’est pas une réponse acceptable tant et aussi longtemps que la réponse ne sera pas oui. 50% + 1 pour le oui, ça va être suffisant mais peu importe le pourcentage de québécois qui voteront pour le nom vous allez toujours revenir à la charge parce que sans l’indépendance, point de salut… Pour paraphraser le défunt fondateur de votre parti, “Si je vous ai bien compris… vous êtes en train de dire… à la prochaine fois” ben désolé mais avec tous le respect que j’ai pour lui, vous comprendrez qu’il est et qu’il sera toujours impossible de voter pour votre parti, et ce peu importe de quel côté de l’échiquier politique votre parti se trouvera. Quand on est vraiment un démocrate, on respecte le choix des autres. On n’essaie pas d’enfoncer le clou encore et encore jusqu’à ce que l’autre abdique…

Pierre Jackson – Coalition avenir Québec: Je ne sais pas si la stratégie qui a été employée par la CAQ de mettre l’accent sur le chef et quelques candidats vedettes et à peu près rien sur les autres peut être considérée comme une stratégie gagnante mais force est d’admettre qu’à l’instar de vos collègues candidats, on ne vous pas également pas vu la face dans le moustiquaire de la porte d’en avant. C’est dommage car en début de campagne, j’étais ouvert à voter pour votre parti qui me semblait “le moins pire de la gang.” Peut-être que votre passage chez moi aurait fait diversion et m’aurait permit de me réconcilier avec quelques sujets que votre chef a bousillé en cours de campagne. Malheureusement, rien de tout ça n’est arrivé… Plus la campagne avance, plus votre chef dit des grossièreté et de plus en plus, son jupon gauchiste recommence à dépasser !!! Je sais, je sais… C’est une coalition et tout le monde a droit de parole. Cependant, après avoir englouti l’ADQ, les idées qui me faisaient tant aimer ce parti s’évapore lentement et la gauche reprend le dessus lentement. À quand la prochaine sortie publique de M. Bonnardel ? Désolé mais le pouding ne poigne pas…

Marc-Antoine Trudel – Parti libéral: Le seul candidat qui a eu le courage de se présenter chez moi !!! Et Dieu sait que lorsqu’on représente un parti moribond comme le PLQ, il faut en avoir beaucoup de courage ou être complètement inconscient. Bien que brève, j’ai bien apprécié sa visite. Jeune, dynamique, un regard perçant et une poignée de main franche. Un bon p’tit gars quoi, qui mérite sûrement mieux que la dégelé qu’il va manger dans quelques jours. Malheureusement Marc-Antoine, ton timing est un peu pas mal off… Parles-en au p’tit St-Onge qui s’est présenté aux élections fédérales dans St-Maurice après le scandale des commandites. Du ben bon monde mais le mauvais parti au mauvais moment. J’espère que tu n’as pas trop investi personnellement dans cette campagne car le réveil risque d’être douloureux le 5 septembre au matin quand tu vas relever de brosse. Ayoye ma tête ! Malgré tout, j’acclame ton courage. Tu es jeune alors tu vas te remettre de cette terrible erreur de jeunesse. Bon courage mon vieux et bonne chance dans tes prochains défis !

Ainsi donc, le sort est jeté. J’irai manifester mon désarroi en faisant des p’tits bonshommes sourires dans les 7 cases de mon bulletin de vote. À moins que je fasse comme aux élections de 2008 et que je vote pour Obama. Ça n’avait pas nuit la dernière fois, ça ne nuira certainement pas cette fois-ci non plus. Une chose est certaine, c,est qu’aucun candidat de mon comté n’aura de vote de moi lors de cette élection…

Réflexions d’un orphelin politique

Ce matin, sur mon fil Twitter, je vois passer un commentaire concernant la chronique de “sexy” Chantal Hébert. Celle-ci, qui s’intitule La pomme empoisonnée décortique une à une les embûches que vont rencontrer les 3 grands partis s’il devaient être élus à la tête d’un gouvernement minoritaire. Et à moins que les planètes sortent de leurs orbites et s’alignent soudainement d’ici une semaine, il a fort à parier que c’est un gouvernement minoritaire qui dirigera la province à compter du 5 septembre prochain.

Pour être honnête, son papier, bien qu’il soit fort sérieux et très réaliste, me fait peur… Ce qu’elle relate c’est que peu importe lequel des 3 partis qui a le potentiel de se retrouver à la tête du gouvernement sera incapable de vraiment gouverner car il sera lié à ses promesses électorales et à son programme mais il sera incapable de prendre des actions concrètes car il sera continuellement à la merci des partis qui formeront l’opposition. Une coche mal taillée et hop, on renverse le gouvernement et on retourne en élection… Le contexte québécois actuel est à des années lumières du contexte fédéral qui a vu un gouvernement conservateur faire pratiquement ce qu’il voulait alors qu’il formait un gouvernement minoritaire à Ottawa. Il n’est pas réaliste de croire qu’une telle situation pourrait survenir au Québec au cours d’un premier mandat minoritaire et ce, peu importe quel parti qui dirigera les destinés de la province.

On risque donc de se retrouver avec un gouvernement “pas fiable” qui a les deux mains attachées dans le dos… Belle perspective n’est-ce pas ? Alors là je me dis que dans le fond, peu importe que je vote pour le moins pire ou que j’annule tout simplement mon vote, ça ne changera à toute fin utile rien. À moins, comme je le disais plus haut, que les planètes quittent soudainement leurs orbites pour s’aligner sur un axe politico-stationnaire – choses que même les Mayas n’ont pas réussi à prédire – le résultat de mon vote ne changera strictement rien au résultat final. La fragmentation du vote fera en sorte que, dans le contexte politique actuel – il ne pourra y avoir de mandat clair pour aucun des “grands” partis…

Flash forward de 2-3 heures et ma blonde m’envoie le texte de la chronique d’Éric Duhaime dans le Journal de Montréal. Son papier se nomme Pourquoi je vote CAQ. Je prends quelques minutes pour lire sa chronique et j’envoie ensuite la réponse suivante à ma blonde:

J’adore Éric. Il est chroniqueur à CHOI pis ses commentaires sont toujours pertinents. Yé pas vieux mais y’a déjà pas mal de chemin de fait en politique. Je pourrais quasiment dire qu’il m’a volé le punch de mon prochain blog… C’est pas mal l’enlignement vers lequel je me dirige j’pense. Pas tant pour les Iraniens, bien que je sois sympathique à leur cause, mais surtout pour contrer le vote péquiste. Avec quelques sièges qui devraient aller à Québec solidaire, on pourrait peut-être se ramasser avec un gouvernement de coalition PQ-QS majoritaire pis ça, ça ne me tente pas pantoute… J’me donne encore une journée ou deux pour finaliser ma réflexion.

Ainsi donc, ce matin vers 7h45, mon premier choix était de voter pour la CAQ en me pinçant le nez. Curieusement, tout au long de la journée et même au moment où j’écris ces lignes, j’arrive difficilement à me pincer le nez assez fort. Pas parce qu’il s’agit d’une forte odeur répugnante mais plutôt à cause de subtils effluves qui viennent chatouiller mon nez de temps à autre. Des effluves comme le soudain revirement du chef Legault dans le dossier des frais de scolarité. Pourquoi qu’il y a à peine quelques jours, il n’était pas question de négocier avec eux et que tout à coup, un gouvernement Legault serait prêt à jaser avec les étudiants ? Des effluves aussi d’une éventuelle négociation avec les syndicats dans le dossier du dégraissage de l’appareil étatique. Si vous avez l’intention de procéder par attrition naturelle et de ne pas remplacer 7 000 des 21 000 postes qui deviendront vacants suite au départ à la retraite des boomers, pourquoi, tout d’un coup, vouloir négocier avec les syndicats ?

Il y en a eu plein de petits gestes comme ça depuis le début de la campagne. Des gestes qui me rappelle que cette coalition qui a sucé l’âme adéquiste jusqu’à la faire disparaître est une coalition majoritairement de gauche qui essaie de faire bonne figure auprès de la droite… À croire que Jean Charest a visé juste quand il a traité Monsieur Legault de “pas fiable” durant les débats…

Je me retrouve donc ici moins de 12 heures plus tard et je suis toujours aussi confus quand au choix de la stratégie à utiliser lorsque je me retrouverai seul à seul avec mon bulletin de vote le 4 septembre prochain. Une chose est sûre par contre. Peu importe pour quelle stratégie j’opterai, je vais aller voter car plus que jamais je crois qu’un citoyen, c’est un vote. Parlez-en à nos amis iraniens et aux citoyens des pays qui ont finalement pu participer à de vraies élections démocratiques au cours des dernières années pour voir…

À une semaine des élections provinciales

Depuis la disparition de l’Action démocratique du Québec (ADQ), je suis orphelin. Il n’y a plus de parti politique qui correspond à mes attentes. Un parti qui préconise la réduction des dépenses publiques au lieu d’augmenter les impôts. Un parti qui croit que la création de richesse – tant individuelle que corporative – permettra de sortir le Québec de son enlisement économique. Un parti qui croit comme moi que c’est assez de l’interventionnisme de l’état et qu’il est temps que les citoyens reprenne le contrôle de leur destinée. Aucun parti disais-je. Zéro… Niet… Nada…

Quand on est de la gauche socialiste comme la majorité des partis que je retrouverai bientôt sur mon bulletin de vote, l’ADQ, c’était l’extrême droite. Si vous voulez savoir c’est quoi l’extrême droite, je vous invite à regarder du côté de l’Europe. Il y en a quelques “beaux” exemples là-bas. Ici, dans la vraie vie, c’était le centre droit, tout au plus. Mais c’était tout de même plus à droite que tout ce qu’on retrouve sur l’échiquier politique québécois. Malheureusement, après un bref flirt avec le pouvoir en 2007-2008, l’ADQ est redevenu un parti régional et elle finira par fusionner avec la Coalition Avenir Québec (CAQ) en février 2012.

Bien qu’ayant récupéré la majorité des députés de l’ex-ADQ, la CAQ est une différente bête… François Legault, l’actuel chef du parti, est un ancien ministre péquiste qui a défroqué après une courte retraite de la vie politique pour fonder la CAQ. Puisqu’il s’agit d’une coalition, son équipe regroupe également des candidats qui ont, jusqu’à récemment, été identifié à des partis socialistes de gauche. D’ailleurs, son propre passé souverainiste est venu le hanter à quelques reprises au cours des 4 débats télévisés qui ont été présentés entre le 19 et le 22 août 2012.

Personnellement, je crois qu’à l’intérieur des 10 années qu’il se donne pour redresser la situation du Québec, il ne sera pas question de souveraineté. Mais à l’heure actuelle, là n’est pas la question. Pour l’instant, il faut plutôt s’attarder à ce qu’il veut faire et non à ce qu’il ne veut pas faire. Et à date, ce qu’il veut faire ne vient pas particulièrement me chercher. J’ai comme l’impression qu’il a beaucoup trop de vin dans la coupe que jadis me tendait l’ADQ. Bien sûr, l’arrivée de quelques grosses pointures semble intéressante à première vue mais est-ce vraiment eux qui vont faire une différence ? Personnellement, j’en doute. On ne bâti pas un cabinet de ministres avec un chef moyen et deux coqs… Que va-t-il arriver aux lieutenants de l’ADQ que l’on a pratiquement pas vu devant la campagne. Où sont-elles rendues les idées que l’ADQ défendaient il y a à peine 6 mois ?

Alors que me reste-t-il comme alternative ? Le Parti quebécois (PQ) ? L’Option nationale (ON) ? Québec solidaire (QS) ? Le Parti vert (PV) ou encore le Parti communiste tant qu’à y être ? Malheureusement ne s’approche de mes valeurs de centre droite. En fait, ils sont, dans certains cas, aux antipodes de mes valeurs politiques et économiques. Il existe bien un simulacre de parti conservateur mais malheureusement son histoire récente et les membres qui le composent ne viennent pas me chercher non plus… Que me reste-t-il donc comme choix à une semaine de la date butoir ? Pas grand chose… Vraiment pas grand chose…

Si j’y vais selon mes convictions profondes, je n’aurai d’autres choix que d’annuler mon vote pour démontrer à nos dirigeants qu’il existe présentement un énorme vide dans l’offre politique au Québec. Avoir la conviction que tous les orphelins politiques du Québec feraient comme moi et que notre message serait entendu, je n’hésiterais pas une seconde. Malheureusement, j’ai encore une fois un doute sur la fierté et l’engagement de mes concitoyens québécois. N’en suis pas moi-même un exemple frappant puisque j’hésite encore bien qu’il soit plus que probable qu’aucune autre alternative politique se présentera à moi d’ici le 4 septembre prochain ?

À défaut d’exprimer pleinement mon opinion le jour du scrutin en annulant mon vote, il me restera qu’une alternative. Voter pour le moins pire de la gang… Dans le contexte actuel, ce serait pour la CAQ. Un parti qui, techniquement, devrait se rapprocher de mes valeurs mais qui n’a pas encore réussi à me convaincre que c’est grâce à lui que mes valeurs pourront le mieux être mises en oeuvre…

Il me reste une semaine pour réfléchir comment, stratégiquement parlant, je vais utiliser mon droit de parole électoral. Est-ce que je vais affirmer haut et fort que tous les partis qui se disputent le pouvoir “cé d’la marde” et je vais annuler mon vote ou bien je vais décider de voter afin de m’assurer que le PQ ne prend pas le pouvoir ou à tout le moins qu’il formera un gouvernement minoritaire ? C’est ici que repose présentement mon dilemme… Lequel des deux sera pour moi le plus “rentable” ?

À suivre…