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La vie après le nord – prise 2

Pendant mon séjour chez Vilmik, j’ai vu passer une offre d’emploi pour effectuer du transport de composantes d’éoliennes. Puisqu’il s’agit de composantes de grandes dimensions, le transport doit être effectué grâce à des permis spéciaux qui régissent les déplacements de ces ensembles routiers. Ayant encore peu d’expérience dans le métier, j’ai fait part de mon intérêt aux responsables de la compagnie CJFR mais bien honnêtement, je me disais que j’allais recevoir une réponse de refus car après tout, on ne laisse pas n’importe qui chauffer un ensemble routier de 120 pieds de long et de près de 125 000 livres.

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Après un bon moment à discuter par messagerie électronique, une rencontre formelle a été cédulé et à la fin de celle-ci, on m’a proposé de relever ce nouveau défi ! Ainsi donc j’allais prendre la route vers le Texas accompagné d’une et parfois deux escortes routières. Comme chauffeur, il était de ma responsabilité de m’assurer que toutes les conditions contenues sur les permis étaient respectées. Ainsi donc, je devais m’assurer de rouler seulement pendant les heures permises, valider que les bannières “D” ou “Oversize Load” étaient bien installées et que les drapeaux délimitant les extrémités de ma charge et de mon véhicule étaient bien visible.

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Disons que j’ai eu un support extraordinaire de mes escortes. Moi j’en était à mes premiers voyages hors normes mais pas eux ! Les p’tits gars, – ils étaient de l’âge de mes enfants – m’ont grandement simplifié la tâche en m’expliquant les tenant et aboutissant de chaque manoeuvre que nous avons effectuée. Tranquillement, je leur ai demandé de me donner plus de corde afin que je développe mon autonomie et c’est ce qu’ils ont fait. De vrais pros !

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Grâce à leurs précieux conseils, j’ai rendu toutes mes cargaisons à bon port sans pépins majeurs. Notre itinéraire nous amenait à traverser la frontière américaine à Sault Ste. Marie au Michigan. L’accès au pont Sault Ste. Marie International Bridge est pour le moins tordu, c’est le cas de le dire. Qui plus est, il y avait d’important travaux de construction du côté canadien du pont ce qui rendait le cheminement d’un camion semi-remorque compliqué. Imaginez lorsque votre camion fait 1.5 fois la longueur d’un camion normal !

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Avec Vilmik, j’avais eu la chance de rouler en Louisiane et de découvrir la culture de la canne à sucre. Avec CJFR, j’ai eu le plaisir de découvrir la culture du coton. En effet, un des points de rencontre pour le déchargement des composantes d’éoliennes se trouvait en plein dans un champs de coton ! Pendant nos longues heures d’attente, j’ai eu la chance de me ramener dans les champs de coton ! Ça change notre point de vue lorsque, plus tard, on voit des étalages de vêtements de coton…

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Le milieu du transport est un drôle de milieu. Parfois, on se demande comment c’est possible que cette industrie réussisse à vivre quand on constate comment elle accepte toute sorte de pratiques dans ses rangs. Je ne suis pas pour l’intrusion gouvernementale à outrance dans les différents marchés alors j’imagine que cela permet à certains joueurs d’y aller à leur goût et de faire ce qu’ils veulent, comme ils le veulent. C’est bien dommage car cela cause des dommages importants à ceux qui oeuvrent honnêtement au sein de cette industrie. Oh well…

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Le bon côté de la chose est que si t’es pas bien à une place, eh bien tu pactes ta poche pis tu vas voir ailleurs. Il y a de l’ouvrage en masse alors ça sert à rien de broyer du noir. Il fait soleil ailleurs !!!

Semaine 17 – Les semaines se suivent et se ressemblent

Vous sous souviendrez que dans mon dernier billet, je vous ai mentionné que j’avais échoué mon examen de compétence 5 à cause d’une règle de verdict. Une bête erreur de ma part qui m’avait mis en échec. Mon  prof m’avait alors mentionné que j’aurais la chance de reprendre rapidement mon examen ce qui a été fait le samedi 2 février. Au moment de ma reprise, on nous a également annoncé que des étudiants étaient prêts pour passer leur test de la SAAQ. En fait, il y en a 4 qui ont passé leur test ce samedi-là.

De mon côté, je me suis efforcé de reprendre mon examen de compétence 5 et surtout de le réussir. Ce que j’ai fait d’ailleurs. Cette fois-ci, la nervosité était pas mal moins grande. Par parce que je me sentais au-dessus de mes affaires mais plutôt parce que j’ai réalisé qu’il s’agit d’un test de compétences de base et que ma vie ou celle de quiconque d’autre n’est en jeu. Je suis pourtant un grand garçon et je savais tout ça mais on dirait qu’il fallait que je me pète la gueule pour le réaliser.

Mon examen n’a pas été parfait. Loin de là mais veut veut pas, quand tu ne maitrises pas suffisamment toutes les facettes des techniques apprises, elles reviennent rapidement te mettre dans le trouble. J’ai donc pris des notes sur ce que je dois améliorer afin de pouvoir travailler là-dessus au cours des prochaines semaines.

Lundi passé, nous avons eu la chance d’essayer un nouveau camion. Un gros Peterbilt 389. On a pratiqué beaucoup avec de “petits” camions depuis décembre dernier et c’était une des premières fois qu’on avait l’opportunité de pratiquer avec un aussi gros camion. Quelle prestance ! Quelle puissance aussi ! On a eu beaucoup de plaisir à conduire ce gros véhicule.

Mardi, dès le début du cours, mon prof m’a approché pour m’annoncer que j’avais été choisi pour passer ma classe 1 dès le weekend (8 février). Euhhh… J’ai trouvé ça flatteur qu’il pense à moi comme ça mais c’est que j’avais pas vraiment eu le temps de pratiquer les points faibles soulevés lors de mon examen de compétence 5 moi-là ! O_o Il m’a alors présenté le camion que je devais utiliser pour mon test de la SAAQ. Un vieux Sterling pas très très glamour mais qui est considéré comme un camion facile à chauffer. Côté look et puissance, on est loin du gros Pete de la veille mais bon, c’est n’est pas une compétition de show’n shine non plus alors go avec le Sterling.

Disons que pour un camion facile, je l’ai trouvé capricieux pas mal mais à   la fin de ma demi-heure de route, je commençais à m’y faire. Mais j’étais quand même un peu inquiet car je ne me sentais pas très à l’aise au volant de celui-ci. Après notre tour de conduite, ma coéquipière et moi sommes retourné à l’école pour pratiquer notre marche arrière. Ça faisait un bail que je n’avais pas pratiqué la marche arrière au 45 degré. Les deux premières approches se sont avérées totalement inadéquates. D’la grosse marde en fait !!!

Je me suis ressaisi par la suite et j’ai réussi à en faire une sur le sens du monde. Par contre, ma coéquipière a éprouvé de la difficulté à chacune de ses tentatives. Comme il était maintenant l’heure d’aller dételer notre remorque, elle m’a offert de reculer la remorque dans son trou afin que je me pratique une dernière fois avant mon examen. J’ai reculé ma remorque dans son trou “one shot” pis ça m’a vraiment mis en confiance pour mon examen de la SAAQ. Merci Karo de cette belle générosité !!!

Hier, je me suis présenté au CFTC avec peu de stress. Surprenant quand on considère comment j’étais stressé lors de ma compétence 5 mais en même temps, pas si surprenant que ça. C’est fou comment on peut s’en mettre inutilement sur les épaules des fois. Je suis allé là pour prendre une photo de mes compétences en fonction du cadre de référence de la SAAQ. Je vais sourire et regarder droit devant mais si j’ai les deux yeux dans le même trou et que je grimace quand le flash de la caméra partira, ben on recommencera plus tard. C’est tout !

Ma VAD s’est bien déroulée. Pas parfaite mais elle s’améliore de jour en jour. Et il y a de petites technicalités propres à la SAAQ qui m’ont joué quelques tours mais sinon, ça c’est bien passé. Nous avons ensuite pris la route pour circuler sur un parcours prédéfini. Comme le disent si bien les anglais, it wasn’t pretty but I made it ! En fait, ça n’a pas été si mal que ça mais mes lacunes identifiées lors de ma compétence 5 sont revenues gâcher la sauce. Heureusement,  le circuit a pris fin avant que je manque de points. O_o Et mon test de marche arrière s’est très bien déroulé me permettant ainsi de finir ma journée sur une note positive.

Maintenant que j’ai obtenu ma classe 1, il est temps de redoubler d’ardeur pour travailler sur mes lacunes et m’assurer qu’elles ne viendront plus me causer de difficultés dans le futur. Je vais donc en discuter dès mon prochain cours avec mon instructeur. Il faut que j’élimine ces mauvaises habitudes le plus rapidement possible car être “juste bon” ce n’est pas suffisant. je dois être meilleur. Pas nécessairement le meilleur. Mais une grosse coche au-dessus de ce que je suis présentement.

On s’en reparle bientôt !

Semaine 15 – Fini les vacances. En route pour le dernier droit !

Ouais ben j’ai tellement relaxé pendant les vacances des Fêtes que j’ai complètement oublié de revenir vous jaser. En fait, pour être honnête, ce n’est pas seulement ce blog qui en a souffert. On dirait que tout est plus difficile après ce long congé de deux semaines.

Avant de partir en vacances, tout fonctionnait sur le pilote automatique. Les heures, les journées et même les semaines, tout était chronométré à la seconde près et la routine s’étant bien installée, tout se passait à merveille. Ce long congé m’as vraiment permis de décrocher de tout ça et de relaxer à plein. Mais voilà que la routine recommence et j’éprouve beaucoup de difficulté à retrouver mes repères. À date, il me manque toujours quelque chose quand je vais à Québec. Ou en revenant… Mais là je sens que la semaine prochaine va être la bonne. Je vais avoir tout ce dont j’ai besoin dans mes sacs et je vais passer une semaine formidable. Vive la visualisation !!!

Lundi dernier, c’était mon évaluation pour la compétence 5 – Manœuvres de base. Il s’agissait de ma première évaluation pratique de mon long processus d’apprentissage. Au menu : vérification avant départ (VAD), attelage d’une remorque, circuit routier, marche arrière et dételage de la remorque. Pour un gars qui n’a jamais l’habitude de s’en faire avec ses tests, j’étais pas beau à voir ! J’ai rarement été nerveux comme ça. Disons que la VAD, c’est pas mon épreuve la plus forte. Il y a des dizaines de choses importantes à se souvenir et le temps requis pour le faire est relativement restreint alors il faut faire vite et bien sans courir et surtout ne rien oublier. J’ai rencontré quelques difficultés dues au froid et cela m’a quelque peu décontenancé ce qui a eu pour effet que m’a VAD n’a pas été aussi solide que je l’aurais souhaité. Et qui dit moins solide, dit plus de temps requis, ce qui amène un peu plus de nervosité. Mais bon, une fois la VAD terminée, je savais que le reste des étapes à franchir allaient mieux se dérouler car je les maitrise bien.

Mon prof m’invite donc à aller chercher ma remorque qui se trouve dans la zone de marche arrière un peu plus loin sur le terrain de l’école. Pas de problèmes me dis-je. Juste à sortir de la zone de stationnement, virer à droite, entrer dans la zone de marche arrière, faire mon approche et le tour va être jouer. Je lève donc la tête pour identifier la remorque que je dois aller atteler, pré visualise mon approche et BAM !!! Je viens d’enfreindre une règle de verdict ! Je suis en échec ! C’est que voyez-vous, en sortant de la zone de stationnement, on accède à un circuit routier sur lequel on retrouve de la signalisation routière à laquelle on doit se conformer comme si on se trouvait sur le réseau routier nord-américain. Quand c’est écrit STOP sur un panneau octogonal rouge, ben il faut s’immobiliser. C’est pourtant ce que j’ai fait à chaque fois que j’ai croisé cette intersection-là. Mais cette fois-ci, je me suis laissé envahir par la nervosité et j’ai misérablement échoué mon test à cause d’un crisse de panneau que je n’ai pas respecté. Bravo mon champion !

Mon prof m’a alors demandé si je voulais mettre fin à ma soirée immédiatement ou si je désirais poursuivre mes manœuvres comme si ça comptait en guise de répétition. De toute façon, les deux heures requises pour administrer ce test m’étaient réservées alors aussi bien en profiter non ? J’avais vraiment plus le goût d’aller me cacher dans mon char et retourner piteusement à la maison mais ça aurait été d’une grande lâcheté de ma part. Dans l’adversité, même aussi insignifiante qu’un panneau d’arrêt obligatoire, on ne rentre pas à la maison la queue entre les deux jambes comme un chien battu. No way. On se relève la tête, on ravale notre orgueil pis on continue de foncer. J’ai donc dit à PA que même si j’étais en crisse envers moi-même pour cette stupide erreur, je serais heureux de passer les reste de mes deux heures en sa compagnie. J’ai donc fait mon approche comme un grand, j’ai attelé ma remorque et on est parti faire le circuit routier. En cours de route, j’ai démontré que je maitrisais bien les techniques pour grader et dégrader les vitesses, que je pouvais retrouver « un trou » si je manquais un embrayage. Je me suis même permis de passer de la 5e à la 3e vitesse en revenant dans la cour de l’école car les conditions ne m’auraient pas permis de dégrader en 4e.

En revenant dans la zone de marche arrière, je suis repassé à l’intersection qui m’a fait échoué mon test. Pas besoin de vous dire que j’ai pris la peine de m’arrêter comme du monde avant de repartir stationner mon camion dans son trou. La zone de marche arrière était passablement occupé à mon retour alors j’ai hérité du trou où l’approche est la plus courte. Une approche courte ne permet pas d’étirer complètement la remorque derrière le camion faisant en sorte que la manœuvre est un peu plus difficile. Mais quand on comprend bien comment la remorque va réagir derrière soi, ça simplifie grandement la manœuvre. J’ai donc effectué ma manœuvre en tenant compte de ces paramètres et mon camion et ma remorque se sont retrouvé exactement là où ils devaient se retrouver c’est-à-dire au centre du trou à moins d’un mètre du débarcadère. Le détalage s’est effectué sans problème et ma soirée s’est donc terminée sur une note positive !

Maintenant, il ne me reste qu’à me concentrer sur les prochains cours et tirer le maximum de chacun d’entre eux. Quand viendra le temps de reprendre mon examen de la compétence 5, je devrai me concentrer sur les manœuvres a effectuer à mesure qu’elles devront être réalisées et non pas tenter de trop anticiper les prochaines manœuvres. De plus, je dois apprendre à contenir ma nervosité. Ayant été pompier pendant de nombreuses années, je n’ai jamais eu de problèmes à garder la tête froide dans des moments de stress intense. Et pourtant, j’ai eu beaucoup de difficultés à canaliser ma nervosité lundi dernier même s’il n’y avait aucune vie en jeu… Il faut cependant dire que j’ai des attentes très élevées envers moi-même. L’échec n’est pas une option et j’ai à cœur de bien performer. Disons que cette fois-ci j’ai pris une bien drôle de façon pour atteindre mon but.

Il ne me reste maintenant qu’à être meilleur la prochaine fois.

Semaine 12 et pause du temps des Fêtes

Déjà 12 semaines de passées. WOW !!! M’semble que j’ai débuté mes cours hier soir pis j’ai déjà plus du tiers de ma formation de passée. Ça va tellement vite. C’est incroyable.

Quand j’étais ti-cul et que j’ai eu 16 ans, je voulais obtenir mon permis de conduire le plus rapidement possible. Mais au même moment, une opportunité d’aller apprendre l’anglais en Ontario s’est présenté à moi et lors de mon 16e anniversaire de naissance, je venais à peine de m’installer dans ma famille d’adoption à Dryden. Comme dans bien d’autres sphère de notre vie quotidienne, les cours de conduite coûtaient presque rien en Ontario alors que ça coûtait un bras au Québec. Ma famille d’adoption voulait même payer mon cours et me laisser pratiquer avec leurs autos – ben c’était des camions en fait: Éconoline avec full de banquettes et une superbe Vanagon orange – mais mon père avait peur que ça chie en revenant au Québec et que nous ayons des problèmes à faire reconnaître mon cours et mon permis de conduire alors il a été entendu que je pourrais suivre mon cours dès mon retour au Québec en décembre.

Ainsi donc, entre Noël et le jour de l’an, je me suis tapé toute la formation théorique et pendant les mois de janvier, février et mars 83, j’ai eu le plaisir de terroriser les citoyens du Centre-Mauricie au volant d’une auto-école. J’ai certainement oublié un tas de choses qu’on m’a enseigné à cette époque lointaine mais ce que j’ai retenu de cette formation me sert encore aujourd’hui. La confiance que j’ai développé en conduisant sous supervision dans des conditions hivernales parfois difficiles – ben du moins pour un ti-cul de 16 ans qui apprend à maitriser une arme de 2000 kg – ça n’a pas de prix. Lorsqu’à 17 ans, j’ai dû faire face à mon premier hiver en solo, j’étais beaucoup moins nerveux car j’avais déjà briser la glace auparavant. Briser la glace… Conduire en hiver… La catches-tu ???

Ben cette année, je revis les mêmes émotions !!! 31 ans plus tard, j’apprends à garder mon camion et son chargement entre les lignes et non pas dans le fossé ni dans la valise des autos en avant de moi. Pis vous savez quoi ? Mère Nature semble vouloir m,aider dans mon apprentissage. Ça fait longtemps en titi qu’on a pas eu autant de neige aussi hâtivement. C’est ben plate pour le pelletage – malgré que je ne suis pas souvent à la maison pour pelleter – mais côté formation, c’est tellement génial ! Des routes glissantes, des bancs de neige qui empiètent en masse sur la chaussée, des côtes enneigées où il est préférable de ne pas manquer une gear sous peine de devoir la descendre en marche arrière, etc… Chaque journée de pratique nous présente de nouveaux défis pis c’est ben correct comme ça.

Dire qu’il y a à peine quelques semaines c’était difficile pour moi d’enligner quelques vitesses les unes à la suite des autres, maintenant que cette partie là de l’apprentissage est derrière moi, j’ai de plus en plus hâte de voir ce que nous réservent les profs à chaque cours. Grader, rétrograder, marche arrière, emmenez-en des projets !!! J’ai toujours hâte aux prochains défis car nos instructeurs nous ont montré qu’on peut avoir confiance en leur jugement et qu’ils vont adapter le niveau de difficulté à notre niveau d’apprentissage. Mais ça ne veut pas dire qu’ils ne nous placent pas dans des situations qui nous sortent hors de notre zone de confort. Au contraire !!! Et c’est ça la beauté de la chose ! On sait que ce ne sera pas toujours facile mais en  même temps, qu’on a les connaissances nécessaires pour relever le défi. Faut juste prendre le temps de bien analyser la situation et de se faire confiance. Si on a bien assimilé ce qu’on nous a enseigné et qu’on est capable de raisonner ce qu’on a appris, y’en a pas de problèmes. Peut-être quelques sueurs le long de la colonne vertébrale mais c’est à peu près tout… LOL

J’avoue que la pause des Fêtes me fait beaucoup de bien. Je n’avais pas réalisé combien de fatigue j’avais accumulé au cours de ces 12 semaines-là. Je sais qu’il en reste 18 et que ce ne sera pas toujours facile mais ça ne me fait pas peur car le plus dur, du moins pour moi, a été de passer de nombreuses semaines assis dans une salle de cours. C’est tough en titi passer une soirée dans une salle de cours à te concentrer quand t’as ta journée au bureau dans le corps. C’est 100 % d’attention toute le journée et toute la soirée. Maintenant en pratique, c’est également beaucoup d’attention car même lorsqu’on ne conduit pas, il faut être attentif à ce que dit le prof au chauffeur. Il faut regarder la route, les conditions dans lesquelles on évolue, jeter un oeil sur le RPM du moteur, la vitesse du camion, tenter de déterminer qu’elle sera la prochaine action que le chauffeur devra effectuer, etc… Mais ça se passe dans un environnement beaucoup plus dynamique qu’en classe et on a la chance de jouer dehors au lieu d’être emprisonné entre 4 murs pendant de longues heures.

La partie théorique est essentielle dans le cadre d’une telle formation mais une fois qu’on sort dehors pour jouer avec nos gros jouet, ce n’est plus la même game. On passe vraiment à une toute autre affaire ! Alors en dépit des longues heures de formation qu’il me reste à passer au travers, j’entrevois les prochaines 18 semaines comme du bonbon. Emmenez-en de la neige, du vent pis des conditions routières difficiles. C’est pour ça que je passe de nombreuses heures loin de ma famille et de mes amis. Pis c’est grâce à ces conditions difficiles que je vais devenir un bon camionneur qui reviendra semaine après semaine à la maison en santé et qui pourra aussi permettre aux utilisateurs de la route de retourner eux aussi en santé auprès de leurs familles.

L’année 2014 verra donc une partie importante de ma vie professionnelle prendre fin et un autre passionnant chapitre débuter. Cette année 2014 apportera son lot de défis. Bien des choses vont changer au cours des prochains mois et bien que certains de ces changements pourront sembler négatifs pour certains, soyez sans crainte pour moi. Un tel changement ne peut s’effectuer sans une certaine réorganisation. Mais l’important, ce n’est pas la réorganisation comme telle mais plutôt les résultats engendrés par cette réorganisation. parfois, il faut faire quelques pas en arrière pour mieux rebondir ou pour repartir dans une autre direction. Mais l’important, c’est qu’à la fin de la journée, que ce soit positif.

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Si vous croisé des camions qui affichent un logo semblable, S.V.P. soyez indulgent. Le gars ou la fille qui est au volant de ce camion est en train d’apprendre un métier qui est passablement plus compliqué que vous pouvez l’imaginer. Dites-vous que cette personne travaille fort pour apprendre des techniques de conduite sécuritaire qui pourrait vous et lui sauver la vie un jour. Ensuite, prenez quelques précieuses secondes supplémentaires pour réfléchir à tout ce que les camionneurs font pour vous dans une journée. Essayer de penser comment se déroulerait votre vie si tous les biens qui vous entourent et qui sont acheminé par camions disparaissaient subitement.

Sur ces paroles remplies de sagesses, j’aimerais sincèrement vous souhaiter une superbe année 2014. Comme me l’a si bien souhaité une amie sur Twitter tard hier soir, je vous souhaite à vous aussi santé, sexe et amour pour la prochaine année. Pis si la prospérité se met de la partie en plus, ça devrait être une année pas pire pantoute ! LOL

See you on the road !!!