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Fermier urbain – 22 juin 2013

Ouais ben après un premier mois de culture dans notre nouvel aménagement, je dois dire que Carole et moi sommes satisfait de l’acquisition de nos Smart Pots ! Disons qu’avec la pluie que nous avons eu depuis les 4-5 dernières semaines, on comprend mieux les avantages d’utiliser des contenants qui “respirent”. Puisqu’ils ne sont pas imperméables, les Smart Pots laissent s’échapper le surplus d’eau que Dame Nature a la gentillesse de nous déverser sur la tête jours après jours. Il n’y a donc pas de danger de se ramasser avec de la soupe à la bouette. Le désavantage, par rapport à nos bacs avec réserve d’eau est qu’il faut être présent au moins 2 fois par jour quand il fait beau car l’eau s’évapore assez rapidement. Mais comme nous ne sommes pas de gros sorteux, cela ne cause pas de problèmes majeurs.

Comme vous pouvez le constater ci-dessus, il commence à y avoir de l’activité dans nos Smart Pots. La “motte” de ciboulette n’a été aucunement affectée par la transplantation dans ce nouveau pot de culture. Faut dire que c’est passablement résistant ces herbes-là. Les radis grossissent de jours en jours et si on parvient à enligner 3-4 journées ensoleillées, j’ai bien l’impression que je vais pouvoir me payer une sandwich aux radis bientôt !

Carole et moi avons constaté que nous avons trop attendu pour partir nos plants à l’intérieur cet hiver. Nous avions peur que ceux-ci poussent trop vite et que nous nous ramassions avec une forêt luxuriante dans le salon mais force est de constater que s’ils avaient été plus gros lorsque nous les avons mis en terre, nous aurions des plants beaucoup plus gros en ce moment. Par contre, le devant de la maison offre un micro-climat chaud à nos plantes alors nous allons nous reprendre plus tard en saison et même si certains plants on besoin d’un peu plus de temps avant que nous puissions procéder à la récolte, cela ne devrait pas trop causer de problèmes. Nous sommes peut-être juste un peu trop impatient de vous apparaître des fruits et des légumes dans nos Smart Pots…

Comme je l’indiquais plus haut, nos Smart Pots nous demandent un arrosage plus fréquent que nos bacs avec réserves d’eau. Hier, j’ai donc fait l’acquisition du matériel nécessaire à la réalisation d’un baril nous permettant de recueillir de l’eau de pluie. Cela nous permettra donc d’arroser nos plans avec une eau tempérée qui n’a pas été traitée par l’usine de traitement des eaux de la ville. Avec une consommation estimée d’une centaine de litres par jour d’eau pour arroser nos plants, c’est une économie potentielle de plus 10 000 litres que cette installation nous permettra. Sans vouloir faire de jeux de mots, c’est un véritable don du ciel que nous allons mettre à contribution d’ici la fin de la saison de culture.

En théorie donc, les 210 litres d’eau contenus dans notre réserve d’eau nous dureront 2 jours. Si Dame Nature continue d’arroser copieusement notre région, ce sera amplement suffisant l’été puisqu’il se passe rarement plus de deux jours entre deux averses. Par contre, si le beau temps revient et que nous constatons que notre réserve en eau de pluie est insuffisante, il sera possible d’ajouter à faible coût d’autres barils qui nous permettront de recueillir plus d’eau pour nous aider à passer à travers de longues périodes sans précipitations. En effet, un baril à marinades de 210 litres comme le nôtre coûte 12 $ chez Mercier Autoroute 40 à Champlain. Ajouter une dalle de patio de 18″ x 18″ et quelques blocs de béton et pour moins de 30 $ nous doublerons notre autonomie en eau de pluie. Et comme il s’agit de barils qui ont servis dans l’industrie alimentaire, nul besoin de s’inquiéter que des produits chimiques dommageables pour notre santé se mélangeront à notre eau et contamineront notre terre de culture et nos fruits et légumes.

Dans notre installation, nous avons installé un système de dérivation d’eau de pluie qui est relativement dispendieux. En fait, il représente 50 % du prix de toute l’installation !!! Malgré tout, je considère que parmi les systèmes disponibles sur le marché régional, il s’agit d’un excellent investissement car il est beaucoup plus efficace que les autres modèles disponibles ici. De plus, son entretient est très simple et le processus d’hivernisation prendra à peine quelques secondes à compléter, ce qui est loin d’être négligeable. Tout cela devrait faire en sorte que cette installation durera de nombreuses années et nous permettra d’économiser des milliers de litres d’eau à chaque année.

Les progrès de notre culture urbaine devraient être de plus en plus évident alors demeurer aux aguets pour en apprendre plus au cours des prochaines semaines.

À bientôt !

Fermier urbain – version 2013

En 2012,  ma femme et moi avons tenté notre chance à l’urbainculture. J’avais d’ailleurs écrit un billet intitulé Fermier urbain. Malgré nos débuts modestes, nous avons obtenu beaucoup de succès, ce qui nous a incité à récidiver.

Ainsi donc, au cours des 2 derniers mois, nous avons débuté quelques semis à l’intérieur – tomates et concombres – et nous avons mis le tout en terre au cours des deux derniers weekend.

L’an dernier, notre culture consistait en deux bacs de plastique avec réserve d’eau. Bien que présentant certaines lacunes, ce type de contenant de culture s’avère, selon nous, comme une excellente option pour la culture de plants qui consomment beaucoup d’eau. Dans notre cas, nos plants qui consomment le plus d’eau sont nos tomates alors nous avons de nouveau planté nos pieds de tomates dans ceux-ci. Par contre, contrairement à  l’an passé, nous aurons 4 plants de tomates alors les deux bacs serviront uniquement à cette culture.

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Je sais que nos plants ne sont pas encore très gros mais croyez-moi, une fois qu’ils auront réellement pris leur envol, ça va y aller aux toasts. Je préfère les partir tous petits tôt en saison car avec le micro-climat que l’on retrouve sur ma galerie, la croissance va être encore une fois des plus spectaculaire et vous n’en croirez pas vos yeux lorsque les fruits vont commencer à faire leur apparition.

Cette année, nous avons ajouté plusieurs Smart Pots à nos deux bacs en plastique. C’est quoi ça  un Smart Pot ? Il s’agit en fait d’un sac en géotextile qui est disponible en différentes  grandeurs et volumes et qui ont été spécialement développés pour la culture en pot. Les nombreuses grandeurs disponibles et leurs simplicité d’utilisation en font d’excellents contenant pour la culture en milieu urbain. Bien entendu, leur utilisation est également possible et souhaitable en milieu rural.

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Tel qu’indiqué plus haut, les Smart Pots sont disponibles dans de nombreuses grandeurs. Dans notre cas, nous avons opté pour 3 grandeurs différentes, selon le type de plant et l’endroit où nous voulions les utiliser. Il est important de s’assurer que les dimensions de nos pots correspondent bien à  la quantité de plants que nous voulons cultiver. Des plants semés de manière trop rapprochées ne donnerons pas un bon rendement car ceux-ci ont besoin d’un espace  vital pour donner un rendement optimal.

Nous avons donc opté pour la quantité et les  dimensions suivantes:

  • 4 pots #7
  • 4 pots #15
  • 1 pot #100

Les pots #7 contiennent 7 gallons (26,5 litres),  les pots #15 (56,8 litres) et le pot #100 contient quant à lui 100 gallons (378,5 litres) !

Les pots #7 se retrouvent dans les marches en avant de la maison. La grande flexibilité de ces pots offrent la chance de “travailler” le  pot de manière à ce qu’il épouse parfaitement la marche. Le pot devient donc un peu ovale mais on évite ainsi que celui-ci dépasse l’emprise de la marche et s’affaisse avec le temps.

Les pots #15, beaucoup plus gros, se retrouvent directement sur la galerie, tout juste à côté des bacs de plastique. Plus gros et plus lourds, il faut s,assurer de bien planifier l’endroit où l’on veut les utiliser car une fois remplis et bien arrosés, ils sont passablement lourds.

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Dans le cas des pots #100, je vous confirme qu’une fois rempli, c’est virtuellement impossible de les déplacer. 378 litres de terre c’est très lourd et quand vous aurez bien humecté la terre à  l’intérieur de celui-ci, il sera alors trop tard pour le bouger. Ce sera impossible de le bouger sans avoir au préalable pris le temps d’enlever une grande partie de la terre qui se trouve à l’intérieur.

Cette année, nous avons diversifié nos cultures. Dans un premier temps, nous n’avons planté que 3 variété de fines herbes, variétés que nous adorons et que nous utilisons quotidiennement.

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Côté tomates, il ne s’agit pas de la même variété que l’an passé mais celle que nous cultivons cette année – de type bifteck – devrait être des plus appréciée et hautement spectaculaire.

Nous retrouverons aussi 2 variétés de radis – radis d’été  et radis d’hiver – des poivrons, des concombres, de la laitue, des oignons et des carottes dans nos Smart Pots. Nous avons également planté des fèves jaunes et des pois sucrés en pleine terre.

Je vous tiendrai au courant des développements de notre deuxième saison de culture urbaine au cours des prochaines semaines.

Fermier urbain

Même si j’ai vécu la grande majorité de ma vie en ville, j’ai toujours été un gars de campagne. Se réveiller au son du maréchal-ferrant qui bat le fer rouge quand on est ti-cul, ça laisse des traces que les années ne peuvent effacer. Faire du vélo des kilomètres durant dans la campagne verdoyante, sentir l’odeur de l’herbe fraichement coupée l’été, des feuilles en décomposition l’automne et des pissenlits au printemps, ça ramène un citadin en devenir à ses premiers stimulis, à la source de sa vie, à la source de toute vie.

J’ai toujours eu un grand attachement à la terre et aux bienfaits qu’elle procure à ceux qui la travaille. Malheureusement, je n’ai jamais vraiment eu la discipline pour la faire fructifier. En quelques rares occasions, j’ai essayer mais ma détermination flétrissait à mesure que les mauvaises herbes prenaient le dessus sur les bonnes herbes… Ainsi donc, au fil des années, j’ai délaissé l’idée de cultiver des fruits et des légumes pour subvenir à mes besoins. Faut dire que c’est facile de se trouver des excuses pour ne pas le faire quand on a une épicerie à moins de 150 mètres de chez-soi.

Par contre, il y a quelques jours, ma blonde m’a fait découvrir un bijou d’émission qui s’appelle Le fermier urbain. D’une durée de 30 minutes chacune, c’est courtes émissions, ce sont presque des capsules, nous permettent de découvrir les mille et une manière de cultiver la terre. Pas besoin de vous dire que pas si difficile que ça finalement quand on travaille intelligemment. Personnellement, je n’ai jamais été un grand fan de cultiver des choses à quatre-pattes. Non mais tsé !!! Premièrement, si Mère Nature avait voulu qu’on cultive à ras le sol, c’est pas des pieds qu’on aurait au bout des jambes. Ce serait des mains. Pis en plus, notre système circulatoire est conçu de manière à ce que notre tête soit normalement au dessus de nos fesses. Quand on est cul par-dessus tête, ben c’est malheureusement pas le cas et c’est pas long qu’on a hâte de rétablir l’ordre naturel des choses.

Dans les émissions du Fermier urbain, on comprend rapidement qu’il y a moyen de moyenner et que c’est possible de travailler autrement. À partir de bacs ou encore directement sur les murs. Et là, on ne parle pas d’un ou deux exemples montrés à la sauvette. Nenon… À chaque émission on revient avec ces techniques de jardinage et on élabore des stratégies pour maximiser les résultats. Parlez-moi de ça !!!

Ainsi donc, après avoir écouté les 12 premiers épisodes en rafales le weekend dernier, nous avons donc décidé de tenter notre chance. Possédant quelques contenants formats géants à la maison, nous avons fabriqué 2 bacs avec réserves d’eau intégrées. Pourquoi des bacs avec réserves d’eau nous demanderez-vous. Bonne question ! Première raison: étant donné qu’ils seront installés sur la galerie avant de la maison et que celle-ci est fabriquée en béton et qu’elle est exposé à plus de 6 heures de soleil par jour, nous voulions minimiser les besoins d’arrosage au minimum. On fait cet exercice-là pour avoir du plaisir, oubliez-le pas ! Donc, en dotant nos bacs de réserves d’eau, nos plantes profiterons de l’effet de capillarité pour s’abreuver. Selon ce que nous avons appris en écoutant l’émission et en faisant des rechercher sur internet, ou peu s’attendre à une autonomie d’un à trois jours, tout dépendant des plantes cultivées, de la température et de la période de l’année. Ayant fabriqué 2 bacs identiques mais ayant planté des végétaux forts différents dans ceux-ci, nous seront à même de constater si cette théorie est valable et surtout, quelle est la différence. Cela nous permettra de modifier, si le besoin se fait réellement sentir, nos plants avant la fabrication des prochains bacs qui seront utilisés l’été prochain.

Je reviendrai dans un prochain billet sur la technique de construction que nous avons utilisé. Pour l’instant, j’ai le goût de terminer ce biller en vous montrant rapidement de quoi on l’air nos bacs lorsqu’ils sont vides et une fois nos végétaux mis en place.

Voici donc ce à quoi ressemble nos bacs lorsqu’ils sont vides de tout contenu:

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Maintenant les voici avec les végétaux:

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Dans ce bac, nous retrouvons deux plants de tomates rouges, un plant de fraises à production continue et un plant de mélisse.

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Dans celui-ci, on ne retrouve que des fines herbes dont entre autres, de la ciboulette, de la roquette, du persil plat, du thym, de l’origan, de la basilic et du romarin.