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Va donc chier calisse !!!

Quand j’étais ti-cul, mon père m’a enseigné qu’il était important de respecter les conventions que les grands ont fixées. On dit “bonjour” quand on rencontre quelqu’un, on dit merci lorsque quelqu’un nous donne quelque chose, on enlève nos souliers quand on entre chez quelqu’un.

Plus tard, quand j’ai eu mon premier vélo, il m’a dit d’être très prudent car il était possible que des automobilistes ne me voit pas quand je promène sur mon vélo mustang avec son siège banane beige. Y paraît que les jeunes à vélo dans les années 70, c’était pas ben grave quand on en écrasait un de temps en temps. Les familles étaient plus grosses à l’époque alors j’imagine qu’ils pouvaient se permettre d’en perdre un ou deux.

Pendant mon adolescence, nous sommes déménagé de la campagne à la ville. Pas une grosse ville mais une ville quand même. Une ville où semble-t-il on faisait moins d’enfants qu’à la campagne car à cet endroit, les policiers municipaux – ben oui ça existait dans les petites villes à l’époque – prenaient le temps de discuter avec les jeunes qui circulaient à vélo et surtout, ils leur prodiguaient des conseils de sécurité afin que les enfants reviennent en vie à la maison !

Dans cette ville où l’on semblait faire moins d’enfants qu’à la campagne, on a même poussé l’ironie jusqu’à mettre en place la première piste cyclable de la région. Le maire de l’époque, qui avait pourtant deux enfants comme toutes les familles de mon ancien village, trouvait important que les vélos circulent en sécurité. Il avait axé une bonne partie de la publicité concernant cette nouvelle piste cyclable sur les règles de sécurité que devaient respecter les automobilistes lorsqu’ils sortaient de leur cour. Un accident est si vite arrivé.

J’ai fréquenté la polyvalente de cette ville et pendant des années, j’ai traversé la ville de part en part pour aller à l’école à vélo. Rendu en secondaire 5, mon groupe d’éducation physique a organisé une randonné de près d’une semaine qui nous a amené de Montréal à Burlington, VT, à Plattsburgh, NY, à St-Jean-sur-Richelieu, à Berthierville et finalement à notre alma matter.

Une fois rendu au CÉGEP, c’est une quinzaine de kilomètres que je devais parcourir pour me rendre de la maison jusqu’à l’école. Soir et matin, dans la circulation, en traversant deux ponts, en montant et descendant de bonne côtes dont une était traversé par une voie ferrée tout en bas de celle-ci. Plus tard, à l’université, c’est encore une fois à vélo que j’ai découvert ma nouvelle ville euhhh que dis-je ? Cette capitale nationale.

Entre temps, à 16 ans, j’avais réussi à obtenir mon permis de conduire et mon père, avant de me remettre les clés de notre superbe Ford Fairmont, m’avait encore une fois prodigué quelques conseils. En gros, ça disait, le char, c’est mon char, pas le tien alors ramène-le dans le même  état que tu l’as pris. Le char, y marche pas à  l’eau faque si tu prends du gaz, té mieux d’en remettre dedans. Si jamais tu te pètes la gueule, fais-toi en pas pour la tôle, c’est juste de la tôle. Ça ce répare. Toé par contre, on pourra pas te remplacer faque arrange-toé dont pour revenir en vie à toutes les fois que tu prends le char.

Il avait aussi pris la peine de me raconter quelques histoires familiales qui ne se terminaient pas toujours bien. Genre un grand-père ben chaud qui avait frappé et tué un gamin sur le bord d’une route. Il avait pris soin, consciemment ou non, de bien peser chaque mot pour que je comprenne bien toute la souffrance que cela avait infligé au grand-père et surtout à la famille de cet innocent gamin qui s’était trouvé au mauvais endroit au mauvais moment…

Tout au long de mes 31 années de conduite automobile, j’ai fait un effort conscient de toujours protéger au meilleur de mes capacités la vie d’autrui, principalement si cette vie déambule à pied ou à vélo sur le bord d’une route. Et même si à chaque semaine je sacre après les cyclistes qui roulent en sens contraire de la circulation et qu’on aperçoit qu’à la dernière minute, je m’efforce de demeurer calme et de ne pas les transformer en trophé de chasse.

Étant un grand naïf de 47 ans, j’aime pensé que mes concitoyens et mes concitoyennes pensent et agissent comme moi. Après tout, ce n’est que le gros bon sens non ?

Et bien il semblerait que non. Je ne veux pas généraliser mais le gentil monsieur que j’ai eu le plaisir de croiser ce soir en aller faire ma ride de vélo avait ma sécurité enfoncée bien profondément dans le cul. Rien de moins !

Je venais de monter une bonne p’tite côte et je roulais à environ la moitié de ma vitesse de croisière normale quand à moins de 4 mètres de moi est apparu le derrière et ensuite le côté d’une superbe Ford Econoline. Euhhhh !!! La mention à deux reprises de la marque Ford est purement anecdotique. Ça adonne de même quoi… O_o

Je disais donc que le toton a décidé de reculer dans la rue sans regarder s’il y avait des véhicules qui circulaient à proximité. Pour ceux qui seraient portés à  dire que j’étais peu visible sur mon vélo, j’aimerais vous mentionner que je roule en vélo de montagne possédant des pneus de 29 pouces de diamètre. Quand je suis assis en position normale sur mon vélo, mes épaules se retrouvent au-dessus du toit de ma Kia Forte. Je dépasse donc les autos, quand il y en a autour de moi, d’au moins une tête. De plus, j’étais seul de ce côté de la rue. Il n’y avait aucune auto de stationnée en bordure du trottoir, ni d’auto devant ou derrière moi. J’étais seul et j’étais habillé avec un maillot de vélo de couleurs vives.

Il m’a donc royalement coupé et n’eut été des freins d’excellente qualité qui équipent mon vélo, j’aurais facilement percuté son camion. Disons que ça femme, qui l’accompagnait dans le camion, a fait le saut quand elle m’a vue aussi proche du camion ! J’ai alors fait un “What the fuck” gestuel à mon champion qui ne l’a pas pris. Il a alors baissé sa vitre pour me demandé c’était quoi mon problème. Je lui ai alors dit que ce serait une bonne idée de regarder de chaque côté du camion avant de reculer et c’est là que j’ai eu l’honneur d’un “Va donc chier calisse !!!” bien senti. On s’est bien sûr échangé quelques autres politesses avant de se laisser et j’ai même eu le droit à un superbe start de sa part !!! Heureusement qu’il partait de l’autre côté sinon il en aurait certainement profité pour me passer dessus…

L’an passé, je me suis acheté un vélo de route. J’ai roulé moins de 300 km avec car je n’ai pas aimé la sensation d’une auto qui passe tellement près de moi que j’aurais pu lui toucher. Je n’ai pas aimé rouler dans des rangs où l’entièreté de la route était libre et pourtant, on trouvait le moyen de me frôler plus souvent qu’autrement.

J’ai donc vendu mon vélo de route pour m’acheter un vélo de montagne. Demeurant à environ 3 km d’un réseau de sentiers où j’adore me promener, je me disais qu’il ne pourrait pas m’arriver grand chose. Après tout, je roule à peine 10 minutes dans les rues de ma ville pour me rendre aux sentiers. Mais malheureusement, dans une ville ou les policiers ne font aucun effort de conscientisation auprès des automobilistes et des cyclistes, j’imagine que c’est normale que de telles choses arrivent.

J’ai beau appeler au poste de police pour me plaindre, on me répond constamment qu’on ne peut rien faire, qu’il s’agit d’un cas isolé… Je trouve que j’en rencontre souvent des cas isolés moi !!! Bientôt, je vais avoir une caméra qui va rouler en permanence dans mon auto. J’ai bien l’intention de faire des “best of” hebdomadaires. Pis la prochaine fois que je vais me plaindre, c’est en personne au poste de police que je vais me présenter afin de leur remettre ma compilation sur DVD. Ça va peut-être faire bouger les choses. En tout cas, ça va être difficile de dire que c’est un cas isolé…

En attendant, j’espère que mon gros colon va réaliser que si j’avais été en auto au lieu d’à vélo, sa femme serait fort probablement aux soins intensifs avec, à tout le moins, de graves blessures aux jambes. Qui sait, il serait peut-être en train de l’identifier à la morgue en ce moment. Peut-être que ça le fera réfléchir un peu avant de sortir de reculons de sa cour la prochaine fois…

T minus 22 days – Chaque chose à sa place

Une autre semaine de passée. On dirait que ça va de plus en plus vite. Par contre, même à cette vitesse folle, j’ai tout de même réussi à régler plein de p’tits détails qui vont faire en sorte que je vais arriver à Noël en même temps que tout le monde.

Depuis un bon moment déjà, je sais que je vais pouvoir compter sur ma nièce pour m’héberger à raison de 2-3 nuitées par semaine. Ça va m’éviter de devoir voyager à Québec à raison de 3 soirs par semaine. Il y a quelques semaines, j’ai trouvé une base de lit à bas prix que j’ai déjà été installer dans “ma” chambre. Je rigole ici car il s’agit en fait de la chambre à Boris le chat mais il ne semble pas trop se formaliser de ma présence à date. J’ai aussi ramassé un oreiller, une couette, une housse de couette et des draps. J’suis donc prêt pour le dodo.

De plus, j’avais quelques bouts de bois qui traînaient dans mon atelier alors je me suis construit une table de chevet. Étant donné que ma base de lit est très basse, ma table de chevet mesure à peine 45 cm de haut et pourtant, ce sera amplement suffisant. C’est élémentaire comme style mais ça va être amplement suffisant pour mes besoins.

table_chevet

La semaine dernière, j’ai également confirmé avec ma patronne que je pourrais travailler à partir de notre bureau de Québec les mardi et mercredi. Puisqu’il y avait des espaces de travail de disponibles, ce ne fut qu’une formalité. Par contre, je dois avouer que la présence de mon amie Julie dans les bureaux de Québec a grandement facilité la chose. Je lui en dois une !!! Merci ma belle amie !

Et comme les bonnes choses arrivent rarement seules, j’ai également reçu une offre de mon ancien patron à Ottawa pour que je réintègre son équipe nationale virtuelle. J’avoue que la gestion de mon travail dans mon poste d’attache en travaillant dans deux bureaux distincts aurait représenté un défi de taille. Mais en travaillant dans cette équipe virtuelle, ça va tellement me simplifier la tâche. En fait, pour ce travail, je pourrais littéralement travailler dans un bureau différent à chaque jour et ça ne causerait aucun problème. Vive la technologie !!!

Ainsi donc, après avoir pris un moment pour m’installer dans mon nouveau bureau à Québec, je vais être fonctionnel. Je n’aurai qu’à fournir mon nouveau numéro de téléphone à mes collègues et le tour va être joué.

Est-ce que j’ai besoin de vous dire que j’ai hâte ? À chaque fois qu’un morceau de puzzle prend sa place, je ne peux m’empêcher de penser que je suis encore plus près du but. Bientôt ça va être l’heure du spectacle. Je suis présentement comme un acteur assis dans sa loge attendant que le régisseur vienne cogner à sa porte et lui dise que le spectacle débute. J’ai des papillons dans l’estomac, je tape du pied et j’ai hâte que ça commence.

En attendant, je règle tout ce que je peux régler à l’avance. Comme ça, quand je vais être dans le jus, je n’aurai qu’à me concentrer sur ce qui ne va pas à ce moment-là car le reste aura déjà été réglé.

J’me sauve pour préparer mes choses pour le retour au travail demain. Dernière semaine au sein de mon équipe actuel avant d’intégrer mon équipe virtuelle. J’ai pas l’impression que je vais chômer moi-là !!! LOL

Bonne semaine !

T minus 30 days – Bientôt le début d’une nouvelle aventure

Il y a un peu plus d’un an, en pleine mi-quarantaine, j’ai effectué une remise en question. Qui suis-je ? Où suis-je ? Et surtout, où est-ce que j’aimerais me retrouver dans 5 ans ? Dans 10 ans ?

Après plus de 20 ans dans la fonction publique, il était temps que je prenne du recul et que je me demande si j’avais encore le goût de continuer dans ce type d’environnement de travail ou si j’étais mûr pour un changement majeur. Tsé quand tu as le feeling d’avoir fait le tour du jardin deux fois plutôt qu’une et que tu ne ressens plus cette petite flamme en toi quand tu arrives au bureau ? Ben c’est ça… Je suis rendu là. Je suis un bon technicien qui connaît très bien les procédures qui régissent son travail. J’ai une relation extraordinaire avec mes confrères et consoeurs de travail. J’ai développé des liens profonds avec plusieurs de mes collègues. Et pourtant, cette petite flamme s’est lentement mais inexorablement éteinte au fil des années.

Ceux qui me connaissent bien savent que je suis un homme passionné. Je n’aime pas faire les choses à moitié et quand je n’ai plus de plaisir à faire quelque chose, je préfère tourner la page plutôt que de continuer en faisant semblant d’avoir toujours du plaisir. C’est arrivé à quelques reprises dans ma vie et je vis très bien avec ça. Tu débutes quelque chose, la flamme brille de tous ses feux, tu t’investis à fond, tu trippes au boutte et un jour, tu te rends compte que ce n’est plus comme c’était. Tout le monde est encore là, personne ne te fait nécessairement plus chier qu’avant mais ça devient trop confortable et puis un jour, il arrive un événement, une discussion ou tout simplement une réflexion qui te fait réaliser qu’il serait peut-être le temps de passer à un autre appel.

Dans le cas présent, c’est la possibilité que nos gouvernements repoussent l’âge de la retraite qui m’a fait réfléchir. Pas que je suis contre, bien au contraire. Dans l’état actuel des choses, ce n’est pas une possibilité que cela va arriver. Non… C’est une certitude car il est mathématiquement impossible de continuer de travailler 25 ans et de retirer une rente de retraite pendant 30-40 ans. Il faudra donc travailler plus longtemps et verser de plus grosses cotisations à nos fonds de retraite si on veut espérer que ceux-ci nous survivent. Bien entendu, c’est pas mal plus compliqué que ça dans la vraie vie mais ça donne quand même une bonne base de réflexion.

Cette réflexion m’a donc permis de me demander si j’avais le goût de poursuivre mon p’tit bonhomme de chemin pendant encore une vingtaine d’année au même endroit où s’il ne serait pas plutôt le temps de relever d’autres défis, d’aller voir comment ça se passe ailleurs que dans mon p’tit Québec puritain, replié sur lui-même, qui a peur de tout ce qui n’est pas blanc, catholique et qui ne parle que français. La réponse n’a pas été bien longue à trouver. Oui j’ai le goût de sortir de mon cocon et d’aller voir ailleurs si j’y suis.

Une fois la réponse à la première question trouvée, je me suis demandé comment je parviendrais réaliser le tout. Comme bien des garçons, j’ai toujours éprouvé du plaisir à voir défiler des camions de toutes sortes sur les routes qui m’entourent. Comme plusieurs d’entre eux aussi, j’ai toujours rêvé d’en conduire un. Bien que dans une autre vie, lorsque j’étais pompier, j’ai eu la chance d’en conduire quelques-uns, disons que ce n’était pas le même feeling que de conduire un camion semi-remorque lourdement chargé sur les routes nord-américaines.

Ayant quelques amis camionneurs, je trippe comme un p’tit gars quand je les écoute raconter leurs aventures. J’avoue que je trippe moins quand ils me racontent combien ils peuvent perdre des heures, voir même des journées entières à attendre après un permis de transport ou encore la réouverture d’une route qui a été fermé suite à des conditions météorologiques extrêmes. Mais à chaque matin que le bon Dieu leur donne la chance de repartir sur la route, ils sont heureux comme des gamins et repartent aussitôt à la découvertes de nouveaux horizons.

Et bien voilà. C’est ça que je veux faire moi aussi. Adieu le bureau de 7 h à 15 h du lundi au vendredi. Adieu le confort relatif d’une job permanente assujettie d’une convention collective blindée. Adieu la p’tite routine et allo sortir de ma zone de confort !!!

Ainsi donc, dans un mois exactement, je débuterai une nouvelle aventure en commençant mes cours de camionneur au Centre de formation en transport de Charlesbourgcftc_logoD’une durée de 30 semaines à raison de 2-3 soirs par semaine en plus du samedi, j’aurai donc l’opportunité d’acquérir des connaissances et de développer des compétences qui feront éventuellement de moi un professionnel de la route. Vous pourrez suivre mes péripéties ici sur mon blog car j’ai bien l’intention de venir vous jaser au moins une fois par semaine. Évidemment, si mon horaire le permet, je vais essayer de bloguer plus souvent mais je m’engage à au moins vous faire un compte rendu au moins une fois par semaine.

Avec un horaire à temps plein de jour à Shawinigan et une vingtaine d’heures de cours à Québec, les temps libres seront peu nombreux mais je vais m’efforcer de prendre quelques minutes de temps en temps pour venir vous dire comment ça se déroule.

En attendant, je vais terminer de ramasser quelques articles qui me seront utiles au cours des prochains mois pour finaliser mon “kit de trucker” !!!

Bonne semaine à tous !!!

Fermier urbain – 22 juin 2013

Ouais ben après un premier mois de culture dans notre nouvel aménagement, je dois dire que Carole et moi sommes satisfait de l’acquisition de nos Smart Pots ! Disons qu’avec la pluie que nous avons eu depuis les 4-5 dernières semaines, on comprend mieux les avantages d’utiliser des contenants qui “respirent”. Puisqu’ils ne sont pas imperméables, les Smart Pots laissent s’échapper le surplus d’eau que Dame Nature a la gentillesse de nous déverser sur la tête jours après jours. Il n’y a donc pas de danger de se ramasser avec de la soupe à la bouette. Le désavantage, par rapport à nos bacs avec réserve d’eau est qu’il faut être présent au moins 2 fois par jour quand il fait beau car l’eau s’évapore assez rapidement. Mais comme nous ne sommes pas de gros sorteux, cela ne cause pas de problèmes majeurs.

Comme vous pouvez le constater ci-dessus, il commence à y avoir de l’activité dans nos Smart Pots. La “motte” de ciboulette n’a été aucunement affectée par la transplantation dans ce nouveau pot de culture. Faut dire que c’est passablement résistant ces herbes-là. Les radis grossissent de jours en jours et si on parvient à enligner 3-4 journées ensoleillées, j’ai bien l’impression que je vais pouvoir me payer une sandwich aux radis bientôt !

Carole et moi avons constaté que nous avons trop attendu pour partir nos plants à l’intérieur cet hiver. Nous avions peur que ceux-ci poussent trop vite et que nous nous ramassions avec une forêt luxuriante dans le salon mais force est de constater que s’ils avaient été plus gros lorsque nous les avons mis en terre, nous aurions des plants beaucoup plus gros en ce moment. Par contre, le devant de la maison offre un micro-climat chaud à nos plantes alors nous allons nous reprendre plus tard en saison et même si certains plants on besoin d’un peu plus de temps avant que nous puissions procéder à la récolte, cela ne devrait pas trop causer de problèmes. Nous sommes peut-être juste un peu trop impatient de vous apparaître des fruits et des légumes dans nos Smart Pots…

Comme je l’indiquais plus haut, nos Smart Pots nous demandent un arrosage plus fréquent que nos bacs avec réserves d’eau. Hier, j’ai donc fait l’acquisition du matériel nécessaire à la réalisation d’un baril nous permettant de recueillir de l’eau de pluie. Cela nous permettra donc d’arroser nos plans avec une eau tempérée qui n’a pas été traitée par l’usine de traitement des eaux de la ville. Avec une consommation estimée d’une centaine de litres par jour d’eau pour arroser nos plants, c’est une économie potentielle de plus 10 000 litres que cette installation nous permettra. Sans vouloir faire de jeux de mots, c’est un véritable don du ciel que nous allons mettre à contribution d’ici la fin de la saison de culture.

En théorie donc, les 210 litres d’eau contenus dans notre réserve d’eau nous dureront 2 jours. Si Dame Nature continue d’arroser copieusement notre région, ce sera amplement suffisant l’été puisqu’il se passe rarement plus de deux jours entre deux averses. Par contre, si le beau temps revient et que nous constatons que notre réserve en eau de pluie est insuffisante, il sera possible d’ajouter à faible coût d’autres barils qui nous permettront de recueillir plus d’eau pour nous aider à passer à travers de longues périodes sans précipitations. En effet, un baril à marinades de 210 litres comme le nôtre coûte 12 $ chez Mercier Autoroute 40 à Champlain. Ajouter une dalle de patio de 18″ x 18″ et quelques blocs de béton et pour moins de 30 $ nous doublerons notre autonomie en eau de pluie. Et comme il s’agit de barils qui ont servis dans l’industrie alimentaire, nul besoin de s’inquiéter que des produits chimiques dommageables pour notre santé se mélangeront à notre eau et contamineront notre terre de culture et nos fruits et légumes.

Dans notre installation, nous avons installé un système de dérivation d’eau de pluie qui est relativement dispendieux. En fait, il représente 50 % du prix de toute l’installation !!! Malgré tout, je considère que parmi les systèmes disponibles sur le marché régional, il s’agit d’un excellent investissement car il est beaucoup plus efficace que les autres modèles disponibles ici. De plus, son entretient est très simple et le processus d’hivernisation prendra à peine quelques secondes à compléter, ce qui est loin d’être négligeable. Tout cela devrait faire en sorte que cette installation durera de nombreuses années et nous permettra d’économiser des milliers de litres d’eau à chaque année.

Les progrès de notre culture urbaine devraient être de plus en plus évident alors demeurer aux aguets pour en apprendre plus au cours des prochaines semaines.

À bientôt !

Don’t fuck with the english schools yo !!!

Hier soir, je regarde tranquillement défiler les messages sur ma page facebook quand un lien présenté par mon ami gauchiste Marco attire mon attention. Marco et moi, on s’est connu au bureau. Il a fait parti du premier groupe d’employés que j’ai formé au bureau. Malgré ses airs non conventionnels, c’est un bon gars. Un crisse de bon gars même. Tellement un bon gars que quand j’ai fait passer le nombre de mes amis facebook de plus de 200 à 34, il est demeuré dans ma short list ! Son seul vrai défaut: il porte à gauche. Mais bon… J’me dis qu’il est encore jeune et qu’éventuellement, quand il va avoir plus de responsabilité dans la vie, il va en venir à réaliser que le socialisme, cé d’la marde. En attendant ben je l’endure quand il pique des p’tites crises d’adolescents pis qu’il capote quand on traite les carrés rouges d’enfants gâtés. J’t’aime pareil big !!!

Je disais donc qu’un lien que Marco a présenté a attiré mon attention. Il s’agit d’un billet de Jackie San sur le blog L’axe du Mad. Son billet s’intitule Vivre et let vivre. Belle plume, bon discours, des idées qui se tienne, son texte fait réfléchir.

Première citation de Jackie:

I also learned English because, well… the whole fucking world speaks it (!) and I didn’t want to look like « Huh? » on trips to Old Orchard Beach. And let’s face it. What’s better than a good movie in its original version?

Pas une méchante raison d’apprendre l’anglais mais au-delà de tout ça, bravo pour l’effort et surtout pour l’énorme compétence que tu as ajouté à ton coffre à outils. Désormais et surtout si le PQ réussi à faire passer sa Loi 101 “new and improved” tu possèdes un avantage concurrentiel indéniable sur le marché du travail. Avec tout près de 300 000 000 (oui oui, c’est trois cent millions qui est écrit là) de citoyens anglophones qui habitent sur le même continent que toi, ta capacité à pouvoir les comprendre et leur parler te place dans une catégorie d’employés hautement intéressants pour tes futurs employeurs. Même si tes ambitions ne dépassent pas le comptoir du resto La poutine à Ti-Oui, sache que ce mets typiquement québécois attire son lot de touriste anglo-saxons alors aussi bien être en mesure de leur faire la conversation et qui sait, peut-être bonifier ton pourboire !

Deuxième citation:

Nous vivons dans un état français entouré de puissances anglophones. C’est normal de vouloir protéger ses acquis, ses fondements. C’est normal de vouloir protéger sa langue.

Je suis 110% d’accord avec ça. Je suis un francophone de souche et je le demeurerai jusqu’à ma mort. J’adore ma langue maternelle plus que tout au monde et j’ai à coeur sa protection. Mais jamais je ne cautionnerai la pseudo enrichissement de ma langue maternelle au dépend d’autres langues qui sont primordiales pour la survie de mes enfants. Comment peut-on penser une seule minute que nous allons former une nation avec des citoyens qui ne comprenne ni d’Ève ni d’Adam ce que les 300 autres millions d’habitants de l’Amérique du Nord leur disent.

Fade to black et retour en arrière d’une soixantaine d’année. Peut-être même 70 mettons… Ben vit dans un quartier ouvrier de Trois-Rivières, juste à côté du port. Là-bas, y’a deux catégories d’employés. Les boss, qui parlent anglais, pis les autres, ceux qui ne parlent pas anglais. Qui est-ce qui ramasse les grosses paies la fin de la semaine ? Pas ceux qui parlent français… Ben, parle pas anglais pis son père non plus ! Fast forward une bonne dizaine d’année. Ben est allé un peu à l’école pis il réussi à se trouver une bonne job pour une grosse compagnie forestière. Ben voyage un peu partout au Québec pour la compagnie. Il va même travailler un bon moment à Terre-Neuve !!! Ben parle toujours pas un crisse de mot d’anglais alors quand vient le temps de faire sauter des jobs, qui est-ce qui se ramasse sur le chômage ? Pas les anglais !

Quelques années plus tard, Ben a rencontré la femme de sa vie pis ils ont eu des enfants. De beaux enfants intelligents. Intelligents comme leurs parents. Cette fois-ci, Ben y voit clair pis y pense son affaire. Il n’a vraiment pas le goût que ses enfants soient à la merci d’employeurs qu’ils ne comprendront même pas et qui leurs dicteront quoi faire. À l’époque, la loi 101 n’existe pas alors ben inscrit ses enfants à l’école anglaise de la p’tite ville minière où il travaille maintenant. Sa motivation du temps. Que ses enfants soient capable de comprendre leur boss et d’être capable de l’envoyer chier si c’est nécessaire, chose que lui même n’a jamais pu faire quand ses patrons ont abusé de leur pouvoir sur lui. Le gars de Ben va étudier du primaire jusqu’à l’université en anglais. Il réorientera ensuite sa carrière dans l’hôtellerie et il accueillera des milliers de visiteurs dans son hôtel de l’Abitibi. En plein milieu de la forêt laurentienne, le gars de Ben utilisera ses compétences dans la langue de Shakespeare pour gagner sa croûte et promouvoir la culture québécoise aux méchants Amarequins qui viendront y laisser des milliers de dollars annuellement.

La fille de Ben, de son côté, une fois ses études collégiales terminées, se décrochera une job de fonctionnaire. Parmi les critère d’embauche: connaissance écrite et parlée de la langue anglaise. Eh ben… Après quelques années, elle fondera une famille et décidera de demeurer à la maison pour y élever ses enfants. Suite au passage de la loi 101, elle et son frère possèdent maintenant une exemption du ministère de l’éducation leur permettant d’envoyer leurs enfants et leurs petits enfants à l’école anglaise. Privilège qu’elle se servira pour envoyer ses propres enfants à l’école anglaise. Une fois ceux-ci rendus plus vieux, elle retournera à l’école pour décrocher un diplôme lui permettant de réintégrer le marcher du travail dans un domaine qui lui plaît. Dans une classe d’une quinzaine d’élèves, elle sera la seule à avoir fréquenté l’école anglaise et pourtant, c’est elle qui décrochera les honneurs en français à la fin de ses études. Pas pire pareil pour une fille qui a passé la grande majorité de son éducation à l’école anglaise !

Les enfants à la fille de Ben, ce sont aussi mes enfants. J’ai pas choisi ma blonde parce qu’elle avait son papier pour envoyer nos enfants à l’école anglaise mais à chaque matin je remercie le ciel d’avoir eu la chance de donner cette opportunité là à nos enfants. Avec notre départ annoncé du Québec qui surviendra d’ici quelques années, mes enfants n’auront pas à vivre le stress d’apprendre une langue qui leur est inconnue. Ils la maîtrisent déjà entièrement. Je ne prétend pas qu’ils ne subiront pas de stress lors de notre départ mais au moins, celui-là ne fera pas partie de leur soucis. C’est déjà un gros poids de moins sur les épaules.

Être égoïste, j’aurais fermé ma gueule et j’aurais pas dit un mot. Après tout, je serais bien fou de vouloir faire profiter mes concitoyens d’un avantage que moi et ma famille possédons. Right ? Non man… C’est pas comme ça que ça marche dans une société qui veux pouvoir tirer le meilleur d’une situation dans un marché mondial de plus en plus compétitif. En fermant ma gueule, c’est comme si je reniais les efforts de Ben, de Jacques qui a envoyé son gars apprendre l’anglais en Ontario alors que ses finances familiales étaient chancelantes et que ça aurait été plus simple si son gars était resté à la maison, de Gaston, de Suzanne et de tous les parents du Québec qui ont fait des efforts pour permettre à leurs enfants de construire un Québec et un Canada meilleur. C’est comme dire à nos enfants que leur avenir, c’est pas si important que ça finalement…

C’est pas comme ça que ça marche man… Non seulement nos enfants devraient apprendre le français et l’anglais à l’école mais ils devraient aussi apprendre l’espagnol. Ou le mandarin. Car c’est pas vrai que tout le monde parle anglais. Y’en a un bon paquet autour de nous mais si vous sortez de l’Amérique, y’a de bonne chance que ni le français ni l’anglais ne soient d’aucune utilité pour vous aider à trouver de quoi manger ou un coin pour dormir en sécurité. Pour mon fils qui s’établira fort probablement au Japon au cours des prochaines années, sa connaissance de la langue anglaise ne lui est d’aucune utilité au pays du soleil levant. S’il veut arriver à faire quelque chose de constructif là-bas, il n’a d’autre choix que d’apprendre le japonais.

Au lieu de se recroqueviller sur nous-même, il faudrait plutôt s’ouvrir sur le monde en donnant la chance à nos enfants d’apprendre d’autres langues. Prenez exemples sur la Suisse, ce pays multilingue où les enfants apprennent en très bas âge deux et même trois langues sans pour autant perdre leur identité culturelle. Si vous connaissez quelqu’un qui a séjourné un bon moment en Suisse, demandez-leur si les citoyens Suisse vivant dans les différentes région de ce merveilleux pays ont perdu leur identité parce qu’ils parlent la langue de leur voisin ? Et voilà… C’est bien ce que je pensais.

L’avenir du Québec arrive à toute vitesse au carrefour de sa destiné. Prenons le temps de freiner et d’étudier les avenues qui se présentent à nous. Cessons de vouloir tout régler d’un coup de tête et de nous refermer sur nous-mêmes. Pensons à notre avenir et surtout, à l’avenir de nos enfants. Permettons-leur d’apprendre d’autres langues que le français afin qu’ils soient concurrentiels sur le marché de l’emploi de demain et qu’ils puissent faire rayonner le savoir-faire québécois de par le monde. Cessons de chiquer de la guenille sur ce qu’aurait pu être le Québec au temps de René Lévesque. Le folklore c’est bien beau mais il faut maintenant regarder vers l’avenir sans oublier ce qui nous amené jusqu’ici…

Now what ?

Au cours des derniers 24 heures, tout ou presque a été dit concernant la question électorale. Qui va gagner ? Par combien de votes ? Majoritaire ou minoritaire ? Qu’adviendra-t-il des libéraux, des péquistes ou des caquistes si jamais ils ne font pas bonne figure ? Pis ensuite, en voyant tranquillement s’afficher les résultats, on s’est demandé si Françoise David et son coloc Kadhir n’aurait pas la balance du pouvoir… On s’est demandé qu’elle mouche avait piqué les électeurs pour voter en aussi grand nombre pour les libéraux. Tsé les corrompus là !!! On s’est demandé si John James allait annoncer sa démission une fois battu dans Sherbrooke ou si attendrait. On s’est aussi demandé commet allait se passer les différents discours.

Tour à tour, on a entendu les discours des chefs qui devaient maintenant faire face à la musique. Un député… Deux députés… Pas de députés… Pas assez ou “trop” de députés… Françoise a été fidèle à elle-même. Simple, posée, qui a pris le temps de remettre bien des choses en perspectives. Encore une fois, une présence tranquille qui, je l’espère, apportera avec elle cette humilité et cette douce chaleur en chambre lors de l’ouverture de la session d’automne. Pis j’y vais avec une wild guess, une bulle au cerveau mais comme les députés péquistes et libéraux seront presque à part égales de chaque côté du parquet, pourquoi ne pas nommer Françoise comme présidente de l’assemblée nationale ? Tant qu’à être dans les premières femmes de ci, premières femmes de ça, m’semble que ce serait une personne qui apporterait un peu de sérénité lors des débats corsés qui prendront l’affiche d’ici quelques mois. Pis avec Kadhir comme co-porte-parole, Québec solitaire ne perdrait pas sa voix en chambre.

Legault s’est ensuite adressé aux électeurs. Fier de la performance de son parti mais probablement un peu déçu du nombre de député qui ne correspond pas au pourcentage de votes exprimés. Il a fait un beau discours rassembleur, serein et tourné vers l’avenir. M. Legault, si vous aviez parlé comme ça plus souvent durant la campagne, vous auriez récolté mon vote même si je vous trouve un peu trop à gauche à mon goût.

Vint ensuite John James Charest. Déçu de sa défaite personnelle car je crois qu’il lui restait encore quelques bonnes années de politicien dans le corps mais probablement soulagé de la performance de ses députés. Certains lui prédisait la pire défaite de l’histoire du parti libéral alors qu’il s’en est tiré avec 4 sièges de moins que le parti au pouvoir !!! La “prime à l’urne” a fort probablement aidé un peu de même que les milliers de votes du pouvoir gris fédéraliste qui privilégie le statut quo. En homme politique d’expérience, il a prononcé un discours à la fois très juste mais aussi empreint d’émotivité. C’était beau de voir la belle Michou regarder son homme avec son regard intense elle qui semblait parfois dire, “Aye mon Johnny boy, saute dans le truck on monte au chalet dans l’nord pis on r’viendra quand notre fille sera sur le bord d’accoucher…”

Les trois chefs ont livrés un message remplis de sagesse et de respect. Même quand ils ont adressé quelques mots aux autres chefs et à la première première ministre, le ton était amical et franc et leurs partisans ont applaudis avec classe le message de leur chef. Le temps n’était plus à la bataille mais plutôt à la discussion honnête, à la reconnaissance de la victoire de l’autre, à la main tendue vers l’autre pour rétablir des ponts qui ont été abimés au cours de cette intense campagne.

Comme la tradition le veux, le parti au pouvoir parle toujours en dernier. C’est donc dans une atmosphère survoltée que Pauline a fait son entrée. Son discours a bien débuté mais malheureusement j’ai rapidement décroché. Pas par la teneur de ses propos mais plutôt à cause du comportement de la foule au Métropolis. Quelle bande d’irrespectueux. À chaque fois que Pauline parlait d’autre chose que du PQ, les couillons dans la salle se mettaient à huer !!! Jamais je ne cautionnerai pareil comportement et encore moins quand plus de 60% de la province n,a pas voté pour toi !!! Le Québec vous a donné juste assez de députés pour diriger le Québec. M’semble que je me comporterais en adultes responsables au lieu d’agir comme des bébés gâtés… Mais bon… Le PQ, c’est le PQ… Nuf’ said !!!

Et puis tout d’un coup, Pauline disparu du champs de la caméra !!! Hein ??? Qu’est-ce qui se passe ? Des gardes du corps, un va et viens sur le plateau, plein d’incertitude et des fabulations de toutes sortes. En un instant, l’histoire du Québec a failli basculer de nouveau. Un malheureux, un débile a décidé de prendre l’avenir du Québec entre ses mains et de régler ça à sa manière. Et là mes amis, “all heel broke loose” comme disait si bien Shakespeare. Je suis convaincu qu’ils s’est dit plus de marde en mois de 24 heure que dans toute la campagne. Peu importe le camp, chacun y est allé du meilleur et du pire. Et malheureusement le pire l’a rapidement emporté sur le meilleur.

Les 24 dernières heures ont été d’une tristesse incroyable. Au delà de mais croyances politiques, j’ai été sidéré par la violence. Violence physique qui a fait un mort et un blessé. Violence verbale dans les réseaux sociaux où le simili anonymat semble légitimer toutes sortes d’attaques personnelles… Tout ça me laisse bien triste et perplexe…

D’où ma question… Now what ? De kessé comme dirait l’autre… Honnêtement, même si ma réflexion est débuté depuis plusieurs années, je suis de plus en plus convaincu que mon avenir ne se trouve pas au Québec. Vais-je trouver le nirvana ailleurs ? Probablement pas. Moi, tout ce que je veux, c’est de me trouver un coin de terre où il fera bon vivre, où l’on va pouvoir vivre à notre rythme avec des concitoyens qui partagent nos vues sur le monde et la vie en société. Un endroit où le gouvernement ne nous maternera pas, où les citoyens pourrons prendre des décisions qui auront un impact direct sur leur vie.

Vous allez me dire que je rêve en couleur ? Vous avez raison mais je serais malhonnête envers moi-même et mes enfants si je ne prenais pas les mesures nécessaires pour tenter de réaliser mon rêve. Et si au bout de tout ça, je n’ai pas trouvé ce que je cherchais, j’aurai au moins montré à mes fils qu’il vaut mieux chercher et être déçu que d’en avoir toujours envie… La vie est trop courte pour qu’on la passe à se faire chier en demeurant toujours à la même place…

Chronique d’un départ annoncé…

J’adore les Mayas. Cette civilisation a réalisé des choses incroyables à une époque ou cela n’aurait pas dû être possible. Intelligence supérieure ? Aide des civilisations extra-terrestres ? Qui sait… Une chose est sûre par contre. À mon échelle familiale, leur prédiction que l’année 2012 sera le début d’une ère nouvelle est drette sur le piton ! Tous nos changements ne prendront pas forme en 2012 mais ils auront tous été décidé et pris forme en 2012. Après 20 ans à faire le tour du jardin dans mon emploi actuel, il est temps de tourner la page. Bonne job, gros fond de pension, des avantages marginaux plus qu’intéressants… Tout ça c’est pas assez pour me retenir. Je ne serais pas honnête envers mon employeur et surtout envers moi-même de demeurer en poste encore une quinzaine d’année pour collecter le gros fond de pension à ma retraite. La vie, c’est plus qu’un gros chèque de paie…

Ma blonde avait dit à son boss quand elle a commencé à travailler pour lui qu’elle partirait avec lui quand il prendrait sa retraite. La retraite du boss a sonné cette année. Celle de ma blonde aussi. Bien sûr qu’avec un salaire en moins ça va paraître dans les dépenses mais c’est pas grave. On va ajuster le budget en conséquence. No problema… On l’a déjà fait pis on est encore en vie alors on va le refaire. Ma blonde a des projets plein la tête. Elle manie les textiles avec des doigts de fée. Elle a maintenant du temps pour développer des produits uniques et les mettre en marché. J’pense pas qu’elle va devenir millionnaire en vendant des produits fait main mais who cares ? Elle a la chance de réaliser son plein potentiel, de découvrir plein de nouvelles choses et de vivre sa vie à son rythme. Ça vaut bien quelques dollars non ?

Pour mettre la cerise sur le sundae, la province de Québec s’est retrouvé en pleine campagne électorale pendant les vacances estivales. Le vote de demain nous dira s’il s’agit d’un bon move en terme de votes exprimés. Un chose est sûr par contre, c’est qu’on a eu amplement le temps de penser à notre affaire et d’analyser ce que les différents partis nous proposent. Si vous avez lu mes billets précédents, vous savez que depuis une semaine je me questionne à voie haute sur mon vote. J’ai débuté le tout avec le billet À une semaine des élections provinciales dans lequel je concluais que tous les partis qui se disputent le pouvoir “cé d’la marde” et que je considérais grandement annuler mon vote lors du scrutin.

Dans mon billet intitulé Réflexions d’un orphelin politique, j’envisageais sérieusement de voter pour la CAQ même si je devais me pincer le nez pour y arriver. Politiquement parlant, c’est, sur papier du moins, le parti que se rapproche le plus de ce que je pense. Malheureusement, tout comme dans les sports, les statistiques sur papier et les résultats des matches sont parfois très différents. En début de campagne, j’ai assez bien aimé la performance de Legault et son équipe mais plus la campagne avançais, moins j’étais impressionné… Au final, je suis désillusionné de ce parti également…

J’ai donc terminé ma réflexion en signant le billet Sans un vrai parti pour le changement, point de salut… dans lequel que la seule solution à mon désenchantement est l’annulation de mon bulletin de vote car il serait incohérent et malhonnête de la part de voter pour un parti envers lequel je n’ai que minimalement confiance. Je ne peux pas voter pour un parti séparatiste, qu’il soit de gauche ou de droite alors adieu le Parti québécois, Québec solidaire et l’Option nationale. Pas question de voter pour un parti marginal ou un indépendant donc deux autres choix qui s’envolent. Parti libéral ? Pas pour l’instant car je crois que le temps est venu de ramener tout ce beau p’tit monde sur la terre ferme et leur montrer qu’il y a une limite à magouiller en gouvernant. L’imputabilité, c’est pas juste un concept théorique ça. Faut que quelqu’un le démontre des fois. J’pense qu’on risque d’en avoir une bonne démonstration au cours des prochains mois. La CAQ d’abord. Eh ben non… Pas cette fois-ci en tout cas. Pas avec Legault comme chef. Pis entre vous et moi, une coalition, c’est souvent un ramassis d’opportunistes pis ça mène rarement très loin. Je me retrouve donc avec aucun choix réel sur mon bulletin de vote. J’irai donc l’annuler afin de m,assurer que personne d’autre puisse exprimer son opinion politique via MON bulletin de vote.

Que va-t-il rester quand la poussière va retomber le 5 septembre ? J’ai bien peur qu’on va se réveiller avec un gros mal de tête… On va se sentir comme un lendemain de veille pis on va se dépêcher de regarder dans le lit à côté de nous pour voir si c’est bien la belle Pauline qui a passé la nuit avec nous ! Et c’est plus que possible qu’on retrouvera ses bobettes beiges à côté du lit et qu’on l’entendra fredonner dans la douche. Juste ça et j’ai des nausées. Maintenant, va falloir la faire sortir de la maison sans que les matamores radicaux du PQ la descende sur notre perron car soyez sans crainte, elle ne survivra à son premier mandat comme première ministre du Québec. La “wing” radicale du parti va vouloir rapidement avoir sa tête afin de pouvoir mettre en branle la propagande séparatiste au plus sacrant. Leur pays, ils le veulent et ils le veulent tout de suite car sinon, ils savent qu’ils seront morts et enterrés la prochaine fois que la question reviendra sur le tapis. Pauline a survécu à la tentative de putsch l’an passé mais je ne gagerai un beau vingt flambant neuf sur sa survie la prochaine fois.

Comme je disais au début de ce billet, l’année 2012 en est une de changement pour ma famille. Peut importe les résultats de cette élection, je sais maintenant que mon avenir se trouve loin de la province qui m’a vu naître et qui a vu naître ma femme et mes enfants. Peut-être par lâcheté et un peu par peur du changement, j’ai remis cette décision plusieurs fois mais là, les astres sont alignées et je constate que le seul moyen pour moi et ma famille de se sortir de cette société socialiste est de quitter le Québec. Même si mes valises ne se retrouvent pas près du cadre de porte le 5 septembre au matin, ne croyez pas que je vais vivre ici jusqu’à ma mort. J’ai déjà quelques importantes décisions de prises concernant notre avenir familial et ça va prendre plusieurs mois pour tout mettre en place. Mais soyez assurés que lorsque tout sera réglé, nous partirons loin d’ici pour réaliser notre rêve. Est-ce que ce sera les provinces de l’Atlantique, les provinces de l’Ouest, pourquoi pas les États-Unis ??? C’est ce qui fera partie de notre réflexion au cours des prochains mois. Si ça vous intéresse, passez faire votre tour ici de temps en temps. Vous pourriez apprendre une chose ou deux… ;-)