Truck’n Roll baby !!!

Suite à mon stage, la compagnie qui avait accepté de me recevoir en stage m’a laissé savoir que mes services ne seraient finalement pas retenus puisque la reprise printanière tarde à se manifester et qu’elle possède présentement suffisamment de chauffeurs pour faire face à la demande.

J’ai donc dû refaire l’exercice de recherche d’une compagnie qui semblait répondre mes attentes tout en demeurant ouvert à découvrir des compagnies qui pourraient me surprendre.

En matière de camionnage au Québec, il y a un incontournable et il s’agit du site Truck Stop Québec. J’ai donc épluché les nombreuses annonces de la section emplois et j’en ai retenu 3-4 qui venaient me chercher soit par le type d’emploi ou encore par leur ouverture face aux étudiants.  J’ai donc complété des demandes d’emplois par l’intermédiaire de leur site web et j’ai ajouté un rappel dans mon agenda électronique car je voulais effectuer un suivi après quelques jours, histoire d’augmenter mes chances de décrocher un emploi.

Tout au long de ses démarches, je pensais également à cette entreprise de Dorval qui se nomme Truck’n Roll. Tsé des fois, tu as une évidence qui te dévisage pis tu fais comme si tu ne la voyais pas. Ben c’était pas mal mon cas avec cette compagnie là.

Mon trip avec Truck’n Roll a débuté à l’automne 2013 quand j’ai vu une affiche de recrutement sur le babillard du CFTC. Affiche sobre mais efficace qui expliquait ce qu’est Truck’n Roll soit une compagnie de transport se spécialisant dans les arts de la scène en Amérique du Nord. TnR – pour les intimes – offre aussi ses services de transport d’événements corporatifs de même que du transport général et spécialisé.

Une de mes premières motivations de vouloir devenir camionneur était et est toujours de voyager partout à la grandeur de l’Amérique du Nord et de pouvoir découvrir de nouvelles villes et des gens différents. Les camionneurs sillonnent l’Amérique du Nord mais souvent, ils n’ont pas la chance de se rendre dans les centre-villes où se déroulent les activités de la population de l’endroit. Les truck stop c’est bien beau mais parfois les découvertes que l’on y fait ne sont pas nécessairement celles que l’on retrouve dans les guides touristiques de la ville voisine.

Puisque de nombreux amphithéâtres sont situés en plein centre-villes et que les spectacles ont lieu le soir, il y a normalement des possibilité de jouer au touristes au cours de la journée pendant que l’équipe technique s’occupe de monter la scène. Quoi demander de mieux. Une job de camionneur agrémentée de la possibilité de visiter de nombreuses villes de l’Amérique du Nord. En bref, la vie de rock star sans les inconvénients et la paye !!! LOL

En janvier dernier, j’ai eu le plaisir de rencontrer deux représentants de Truck’n Roll qui sont venus au CFTC dans le cadre des rencontres corporatives qui sont organisées pour mettre les étudiants et les entreprises en contact. À raison de deux parfois trois entreprises par semaine, c’est un bon moyen de recrutement pour les entreprises et ça permet aux étudiants d’être mieux outillés quand vient le temps de décider où ils veulent aller travailler.

Lors de cette rencontre, au cours de laquelle j’ai constaté que j’étais le seul étudiant qui semblait intéressé par Truck’n Roll, j’ai longuement discuté avec les représentants. Nous avons même échangé nos adresses de courriels afin de demeurer en contact. Je leur avais d’ailleurs écrit par la suite pour obtenir des renseignements supplémentaires car ça me semblait pas mal cool comme entreprise.

Là où je m’étais dégonflé, c’est lorsque l’on m’avait fait part que les candidats qui se pointaient pour un road test devait être très hot entache arrière car les salles de spectacles sont rarement équipées de débarcadères convenables ou encore ils sont situé dans dans endroits difficiles d’accès. Il faut donc que leurs camionneurs soient en mesure d’effectuer les manoeuvres requises pour se rendre au débarcadères et y faire décharger sa marchandise.

Après mes déboires reliés à la marche arrière en compétence 9, j’ai passé de nombreuses heures à pratiquer derrière l’école mais je savais que j’étais devenu un spécialiste de la marche arrière dans cette cour mais que ça risquait d’être encore difficile ailleurs. Ça c’est confirmé lors de mon stage chez Bellemare car j’avais de la difficulté à bien effectuer les manoeuvres dans la cour. C’était principalement dû au fait que les remorques sont toutes stationnées à 45 degrés au lieu de 90 degrés. Par contre, j’ai effectué quelques manoeuvres de recul complexes chez des clients sans trop de difficultés alors je savais qu’en prenant mon temps je pourrais éventuellement arriver à faire de la marche arrière en pratiquant fort. Mais pour pratiquer, il faut une job dans le métier…

Marche arrière au CFTC
Marche arrière au CFTC

J’ai néanmoins surmonté mes craintes de l’échec et j’ai contacté Truck’n Roll pour leur offrir mes services. Hier matin, je prenais la route en direction de Dorval pour effectuer mon road test. Après un court entretien au cours duquel j’ai fait part de mes motivations à travailler dans le milieu du transport et pour plus particulièrement pour Truck’n Roll, on m’a demandé de procéder à  la vérification avant départ d’un camion et d’une remorque avant de prendre la route pour environ une heure.

Pendant le test, j’ai fait part de ma très grande nervosité à la personne qui m’accompagnait. Il faut dire que même si j’ai déjà appliqué sur plusieurs processus de sélection dans ma vie, le road test est particulier pour moi puisque je dois démontrer des connaissances et des compétences que je maitrise depuis peu de temps alors que dans mon autre vie, j’avais l’opportunité de démontrer les connaissances et les compétences j’avais acquises depuis des mois, voir des années. Disons que pour la confiance en soi, c’est très différent.

Néanmoins, malgré cette grande nervosité j’ai su me démarquer et à notre retour au bureau, on m’a demandé si je voulais faire partie de l’équipe de Truck’n Roll. C’est sans hésiter que j’ai dit oui !

Ainsi donc, mon aventure débutera officiellement le lundi 26 mai prochain. Une fois les formalité administratives terminées, j’aurai droit à une formation de quelques heures sur les procédures et règlements de l’entreprise. Ensuite, je passerai quelques heures à parfaire ma technique de marche arrière.

Si tout va comme prévu, ce sera mon baptême de la couchette et normalement, je devrais effectuer ma première livraison dès le lendemain. Puisque je maitrise bien la langue anglaise, je m’attend à traverser rapidement la frontière canado-américaine car il semble y avoir une demande importante de ce côté-là au sein de l’entreprise.

Entre temps, je suis à monter mon “trousseau.” Comme une jeune femme qui s’apprête à emménager avec son amoureux, je prépare certains articles de la maison qui me seront utiles sur la route. En partant de la base comme le papier cul et la brosse à dents jusqu’à l’oreiller et le sac de couchage. Éventuellement, je vais ajouter des draps et une couette à mon trousseau mais je veux être certain des dimensions de la literie avant d’acheter ce qu’il me faut.

Revenez donc faire un tour de temps en temps pour voir comment se déroule ma nouvelle vie.

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