Voter en se pinçant le nez ?

M’semble que des fois, j’aimerais ça voter comme « dans le temps. » Ton père et ton grand-père était rouge, ben tu votais rouge toi aussi pis l’affaire était ketchup. Malheureusement, mon père et mon grand-père, bien qu’ils aient quitté ce monde un peu trop tôt à mon goût, m’ont laissé ce goût de la politique qui fait en sorte que je pourrai jamais voter « par alliance. » L’histoire politique de ma famille se situe au niveau scolaire. Pas fédéral, pas provincial, ni même au niveau municipal. Nenon… Au niveau scolaire ! Je sais que dans la chaine alimentaire des politiciens, le scolaire, c’est rien. C’est même moins que rien. Vous en avez suivi beaucoup vous des campagnes électorales pour faire élire quelqu’un au niveau scolaire ? Ben moi non plus ! Car quand mon père et grand –père ont été impliqué dans la politique scolaire, je n’existais même pas. C’est pour vous dire comment ça fait longtemps.

Néanmoins, ce que j’ai compris en écoutant les discussions autour de la table le dimanche midi c’est qu’il faut voter en fonction de ses convictions profondes et non pas parce que la famille a toujours voté du même bord. Ce n’est pas le genre de legs qui vous rend plus riche mais c’est un enseignement qui demeure avec vous le restant de vos jours et qui dicte votre conduite à chaque élection. À date, dans la grande majorité des cas, je n’ai pas éprouvé trop de difficultés à voter en fonctions de mes convictions. Cependant, à quelques rares occasions, il m’est arrivé de me retrouver devant une impossibilité de voter selon celles-ci. En fait, ce n’est pas vrai ! J’avais plutôt la profonde conviction que je ne pouvais voter pour aucun des candidats qui se trouvaient sur mon bulletin de vote ! O_o

Car pour moi, au-delà de voter pour la « bonne couleur, » il faut également voter pour le candidat local car ultimement, c’est ce candidat qui vous représentera à l’hôtel de ville, à l’assemblée nationale ou à la chambre des communes. Mais quoi faire quand le candidat du parti pour lequel vous voulez voter est nul à chier ? Vous avez le goût vous de vous faire représenter par un ti-clin ? Ben pas moi en tout cas… J’ai donc dû, à quelques rares occasions, annuler mon vote car les candidats qu’on me proposait ne m’inspiraient pas confiance. Ça m’écœure d’annuler mon vote car bien que je fasse part de mon malaise vis-à-vis les choix qu’on me propose dans le cadre de ce processus démocratique, mon vote n’avantage personne et je risque de me ramasser avec une égalité de vote dans ma circonscription. Chaque vote compte et j’arrive difficilement à me justifier à moi-même un telle démarche. Mais en même temps, je ne pourrais demeurer à la maison et ne pas aller voter même si dans les faits, le résultat de ma démarche est le même.

En date d’aujourd’hui, il y a 6 candidats d’officiellement inscrit dans ma circonscription :

PQ : Noëlla Champagne
Libéral : Pierre-Michel Auger
CAQ : Andrew D’Amour
QS : Lucie Favreau
ON : Nicolas Lavigne-Lefebvre
PC : Tomy Lachapelle

À cause de mon orientation politique, jamais je ne voterai pour PQ, QS et ON. Il me reste donc le parti Libéral, la CAQ et le parti conservateur. Le candidat libéral est un ancien adéquiste défroqué qui a passé 2 ans à l’assemblée nationale en 2007-2008 alors que les candidats caquistes et conservateurs me sont totalement inconnus. Par contre, en consultant le site web des candidats, le jeune caquiste semble quand même posséder un background d’entrepreneur intéressant alors que le conservateur est un vétéran de la guerre en Afghanistan.

Au point de vue idéologie pure et dure, le parti conservateur est ce qui se rapproche le plus de moi. Cependant, on connait peu ce parti au provincial et je n’arrive pas à faire confiance à leur chef M. Pouliot. Peut-être s’agit-il d’une simple histoire de perception mais pour moi, il m’est difficile d’envisager un vote pour ce parti à ce moment-ci. Dans le cas des libéraux, leur lourd passé récent à la tête de la province me laisse incrédule. De plus, j’ai toujours éprouvé de la difficulté à suivre un candidat qui traverse d’un bord à l’autre de la chambre au fil des élections. L’opportunisme, c’est une chose. L’opportunisme en politique, c’est une autre histoire et malheureusement, je suis très peu tolérant dans de telles circonstances. Il me reste donc le jeune caquiste sur ma « short list. » Il m’a l’air terriblement jeune et sans expérience politique et son chef me laisse un peu songeur quand je le regarde aller alors je ne sais pas, je ne sais plus pour qui voter… Je me pince le nez et je vote contre le PQ pour lui barrer le chemin ou je vote selon mes convictions et je risque le retour d’un gouvernement minoritaire rouge ou bleu ?


J’ai débuté l’écriture de ce billet la semaine dernière. Par manque de temps et un peu aussi par manque d’intérêt, je n’ai pas poursuivi ma réflexion par écrit. C’est tellement plate cette mozus de campagne-là… On dirait une batailles d’adolescentes pâmées. Ça se tire les cheveux, ça se crie des noms, ça se lance des poignées de bouette mais personne parle des vraies de vraies affaires… Enfin presque… Curieusement, c’est une discussion sur facebook avec ma nièce qui m’a finalement enligné dans la bonne direction. Ma direction on s’entend. Vous voterez ben dans le sens que vous voudrez. Je disais donc à ma nièce, qui soulevait la possibilité de se lancer un jour en politique, que je préférais les erreurs des jeunes qui veulent changer le monde plutôt que le gossage des vieux crosseurs. En lui écrivant ça sur facebook, j’avais en tête la bette de la député néo-démocrate de Berthier-Maskinongé, jadis barmaid devenu député sans même que son électorat ait la chance de la voir ni l’entendre une fois avant les élections. Par une foutue série d’événements extraordinaires découlant de la vague orange surfée par le bon vieux Jack Layton, Ruth-Ellen Brosseau est devenue députée. Disons que comme cheminement de carrière, c’est peu banal mais ce qui l »est encore plus, bien que je sois à 180 degrés des orientations de son parti, c’est que Mme Brosseau a su relever le défi d’une magistrale façon. Pis vous savez quoi ? Je ne serais pas surpris qu’elle se fasse élire de nouveau aux prochaines élections à cause de ça !

C’est donc pour ça que j’ai décidé de donner une chance au jeune D’Amour lorsque je suis allé voter par anticipation hier matin. Dans un premier temps, parce que j’ai des affinités idéologiques avec son parti. Je ne suis pas un grand fan de son chef mais c’est quand même le moins pire des trois chefs des principaux partis. Je me dit également que si le jeune a la chance de se bâtir un peu d’expérience dans l’opposition, ça lui donnera une meilleure vision de la chose politique si jamais il décide de poursuivre l’aventure lors des prochaines élections. En attendant, il devra apprendre à gérer un bureau de comté, des électeurs pas toujours contents et il découvrira ce que lui réserve la vie parlementaire.

Est-ce qu’il a une chance de passer ? Honnêtement, je ne crois malheureusement pas. Il faudrait un raz de marée à la Jack Layton pour que ça arrive et en ce moment, ce n’est pas ce que prédisent les astres. Mais d’un autre côté, on n’avait pas vu venir Jack aussi fort alors qui suis-je pour dire que c’est impossible ? J’espère à tout le moins qu’il récoltera suffisamment de voix pour qu’il comprenne que le comté aura besoin d’un jeune comme lui dans l’avenir et de ne pas abandonner la politique car l’avenir, c’est au jeune qu’il appartient. Pas aux vieux crosseurs.

Semaine 24 – Votre appel est important pour nous…

Ishhhh… J’en ai manqué un p’tit bout moi ! j’avais l’impression d’avoir manqué juste une p’tite semaine, tout de ben deux au max… Ben non, ça fait 7 semaines que je ne suis pas venu vous jaser. Ayoye !!!

À ma décharge, faut dire que je n’ai pas chômé ben ben. Tout d’abord, j’ai eu de la visite au bureau. Mon patron et quelques collègues d’Ottawa sont venu à Shawinigan pour mener des tests dans différentes équipes. Ce n’est pas tant la complexité du travail lors de ces visites qui est exigeant mais plutôt tout le côté logistique et planification des nombreuses rencontres. Quand mon patron se déplace avec son équipe, c’est n’est pas pour passer la semaine « sur le compte de dépenses » mais plutôt pour travailler et surtout, pour venir chercher l’expérience et les connaissances des employés des bureaux locaux. Faut que ça roule ! À cette visite de plusieurs jours, j’ai dû combiner mes cours à Québec ce qui a eu pour effet de déplacer mes cours qui sont normalement le lundi et mardi soir pour le mercredi et jeudi soir. Ça faisait drôle d’être à l’école ces soirs-là mais au moins j’ai rien manqué.

Durant mon absence de ce blog, j’ai également passé mon examen de compétence 8. Ça n’a pas été facile mais j’y suis parvenu. On dirait qu’il n’y a pas juste moi qui commence à avoir hâte que ça finisse. Mon auto a décidé qu’elle avait besoin d’un break alors j’ai eu le droit à une superbe crevaison lundi passé à 5h15 du matin, au kilomètre 212 de l’autoroute 40 Est… Avec des pneus à profils bas, c’est pas long que tu te ramasse sur le rim alors dès que j’ai senti le derrière de l’auto valsé, j’ai su immédiatement que j’avais une crevaison. Heureusement qu’à cette heure, il y a très peu de véhicules sur la route alors j’ai pu rapidement et sécuritairement m’arrêter dans l’accotement et contacter l’assistance routière. Une fois la remorqueuse arrivée, on a apporté mon auto chez le concessionnaire pour la faire réparer. J’sais pas si vous avez déjà pensé à ça mais à ce temps-ci de l’année, c’est pas le meilleur moment pour magasiner des pneus d’hiver…

Je sais, je sais… J’aurais pu légalement poser mes pneus d’été et reporter le remplacement de mes deux pneus arrière à plus tard mais avec l’hiver de merde qu’on a et les précipitations qui continuent de s’accumuler, je ne voulais pas prendre la chance de me péter la gueule. Surtout que j’accumule les kilomètres à la vitesse grand V par les temps qui courent. Il a donc fallu la semaine pour recevoir deux pneus neufs et c’est donc vendredi après-midi que j’ai retrouvé ma Kia. Merci à Carole et Charles de m’avoir laissé la Civic pour la semaine. Mis à part le fait que soit assis pratiquement à terre dans la Civic, j’aime encore beaucoup me promener dans celle-ci. Mais je dois avouer que j’ai grandement apprécié retrouver ma Kia. Veut, veut pas, un moteur plus puissant, 11 ans de technologie et 160 000 km de moins au compteur, ça fait une différence.

Alors nous voici maintenant à la fin du moins de mars, écœuré ben raide de cet hiver qui n’en finit plus de finir et d’un niveau de fatigue qui augmente toujours un peu à chaque semaine. Honnêtement, je commence à avoir hâte que ça finisse. L’hiver surtout afin qu’on puisse finalement profiter des chauds rayons du soleil et de voir autres choses que des mozus de bancs de neige. J’ai hâte de humer l’odeur des premières fleurs de mon jardin, de regarder pousser mes semis dans mes Smart Pots et de passer la tondeuse dans mon gazon tout vert. J’ai également hâte que mon cours se termine. Pas que je le trouve plate, bien au contraire car j’apprends encore de nouvelles choses à tous les cours. Mais cette longue routine de plus de 6 mois commence à me peser sur les épaules. Je suis à Québec 3 jours par semaine, je me détache tranquillement du bureau mais je n’ai pas encore commencé à m’enraciner chez mon nouvel employeur. J’ai hâte de tourner la page et de pouvoir me concentrer à 100 % à ma nouvelle vie. Je me sens si près et en même temps, on dirait que je ne parviens pas à réaliser à quel moment je vais enfin pouvoir tourner la page…

Anyway, « les femmes sont jalouses du blues » comme disait jadis Gerry Boulet faque c’est ça qui est ça !!! LOL

Non mais sans blagues, les prochaines semaines s’annoncent pas mal chargées. Mon patron au bureau m’a demandé de l’accompagner avec des collègues à Jonquière. Il s’agira d’une visite similaire à celle de Shawinigan il y a quelques semaines alors ça devrait bien se dérouler. En plus de quelques technicalités entourant mon départ définitif du bureau, ça devrait occuper mes 2-3 prochaines semaines. Ensuite, je pourrai me concentrer pleinement sur la fin de mon cours et mon stage avant d’entrer de plein pied dans ce nouveau monde qu’est le transport par camion.

Je vais revenir vous voir, ça c’est certain. Quand ? Ça c’est plus difficile à dire. Idéalement, dans 2 semaines, 3 au max mais je ne peux rien vous promettre. Si vous êtes curieux de voir qu’est-ce qui m’arrive, je vous invite à venir me suivre sur Instagram où l’on peut me retrouver sous l’identifiant @ve2jpt. Je publie généralement des photos plusieurs fois par semaine mais pas nécessairement de façon systématique à tous les jours ni à intervalles réguliers. Disons que je publie souvent « par mottons. » Je suis également actif sur Twitter sous le même pseudonyme @ve2jpt. Par contre, oubliez facebook car 1- vous aurez de la difficulté à me trouver et 2- je réserve cet endroit à ma famille et certains de mes amis proches.