Semaine 15 – Fini les vacances. En route pour le dernier droit !

Ouais ben j’ai tellement relaxé pendant les vacances des Fêtes que j’ai complètement oublié de revenir vous jaser. En fait, pour être honnête, ce n’est pas seulement ce blog qui en a souffert. On dirait que tout est plus difficile après ce long congé de deux semaines.

Avant de partir en vacances, tout fonctionnait sur le pilote automatique. Les heures, les journées et même les semaines, tout était chronométré à la seconde près et la routine s’étant bien installée, tout se passait à merveille. Ce long congé m’as vraiment permis de décrocher de tout ça et de relaxer à plein. Mais voilà que la routine recommence et j’éprouve beaucoup de difficulté à retrouver mes repères. À date, il me manque toujours quelque chose quand je vais à Québec. Ou en revenant… Mais là je sens que la semaine prochaine va être la bonne. Je vais avoir tout ce dont j’ai besoin dans mes sacs et je vais passer une semaine formidable. Vive la visualisation !!!

Lundi dernier, c’était mon évaluation pour la compétence 5 – Manœuvres de base. Il s’agissait de ma première évaluation pratique de mon long processus d’apprentissage. Au menu : vérification avant départ (VAD), attelage d’une remorque, circuit routier, marche arrière et dételage de la remorque. Pour un gars qui n’a jamais l’habitude de s’en faire avec ses tests, j’étais pas beau à voir ! J’ai rarement été nerveux comme ça. Disons que la VAD, c’est pas mon épreuve la plus forte. Il y a des dizaines de choses importantes à se souvenir et le temps requis pour le faire est relativement restreint alors il faut faire vite et bien sans courir et surtout ne rien oublier. J’ai rencontré quelques difficultés dues au froid et cela m’a quelque peu décontenancé ce qui a eu pour effet que m’a VAD n’a pas été aussi solide que je l’aurais souhaité. Et qui dit moins solide, dit plus de temps requis, ce qui amène un peu plus de nervosité. Mais bon, une fois la VAD terminée, je savais que le reste des étapes à franchir allaient mieux se dérouler car je les maitrise bien.

Mon prof m’invite donc à aller chercher ma remorque qui se trouve dans la zone de marche arrière un peu plus loin sur le terrain de l’école. Pas de problèmes me dis-je. Juste à sortir de la zone de stationnement, virer à droite, entrer dans la zone de marche arrière, faire mon approche et le tour va être jouer. Je lève donc la tête pour identifier la remorque que je dois aller atteler, pré visualise mon approche et BAM !!! Je viens d’enfreindre une règle de verdict ! Je suis en échec ! C’est que voyez-vous, en sortant de la zone de stationnement, on accède à un circuit routier sur lequel on retrouve de la signalisation routière à laquelle on doit se conformer comme si on se trouvait sur le réseau routier nord-américain. Quand c’est écrit STOP sur un panneau octogonal rouge, ben il faut s’immobiliser. C’est pourtant ce que j’ai fait à chaque fois que j’ai croisé cette intersection-là. Mais cette fois-ci, je me suis laissé envahir par la nervosité et j’ai misérablement échoué mon test à cause d’un crisse de panneau que je n’ai pas respecté. Bravo mon champion !

Mon prof m’a alors demandé si je voulais mettre fin à ma soirée immédiatement ou si je désirais poursuivre mes manœuvres comme si ça comptait en guise de répétition. De toute façon, les deux heures requises pour administrer ce test m’étaient réservées alors aussi bien en profiter non ? J’avais vraiment plus le goût d’aller me cacher dans mon char et retourner piteusement à la maison mais ça aurait été d’une grande lâcheté de ma part. Dans l’adversité, même aussi insignifiante qu’un panneau d’arrêt obligatoire, on ne rentre pas à la maison la queue entre les deux jambes comme un chien battu. No way. On se relève la tête, on ravale notre orgueil pis on continue de foncer. J’ai donc dit à PA que même si j’étais en crisse envers moi-même pour cette stupide erreur, je serais heureux de passer les reste de mes deux heures en sa compagnie. J’ai donc fait mon approche comme un grand, j’ai attelé ma remorque et on est parti faire le circuit routier. En cours de route, j’ai démontré que je maitrisais bien les techniques pour grader et dégrader les vitesses, que je pouvais retrouver « un trou » si je manquais un embrayage. Je me suis même permis de passer de la 5e à la 3e vitesse en revenant dans la cour de l’école car les conditions ne m’auraient pas permis de dégrader en 4e.

En revenant dans la zone de marche arrière, je suis repassé à l’intersection qui m’a fait échoué mon test. Pas besoin de vous dire que j’ai pris la peine de m’arrêter comme du monde avant de repartir stationner mon camion dans son trou. La zone de marche arrière était passablement occupé à mon retour alors j’ai hérité du trou où l’approche est la plus courte. Une approche courte ne permet pas d’étirer complètement la remorque derrière le camion faisant en sorte que la manœuvre est un peu plus difficile. Mais quand on comprend bien comment la remorque va réagir derrière soi, ça simplifie grandement la manœuvre. J’ai donc effectué ma manœuvre en tenant compte de ces paramètres et mon camion et ma remorque se sont retrouvé exactement là où ils devaient se retrouver c’est-à-dire au centre du trou à moins d’un mètre du débarcadère. Le détalage s’est effectué sans problème et ma soirée s’est donc terminée sur une note positive !

Maintenant, il ne me reste qu’à me concentrer sur les prochains cours et tirer le maximum de chacun d’entre eux. Quand viendra le temps de reprendre mon examen de la compétence 5, je devrai me concentrer sur les manœuvres a effectuer à mesure qu’elles devront être réalisées et non pas tenter de trop anticiper les prochaines manœuvres. De plus, je dois apprendre à contenir ma nervosité. Ayant été pompier pendant de nombreuses années, je n’ai jamais eu de problèmes à garder la tête froide dans des moments de stress intense. Et pourtant, j’ai eu beaucoup de difficultés à canaliser ma nervosité lundi dernier même s’il n’y avait aucune vie en jeu… Il faut cependant dire que j’ai des attentes très élevées envers moi-même. L’échec n’est pas une option et j’ai à cœur de bien performer. Disons que cette fois-ci j’ai pris une bien drôle de façon pour atteindre mon but.

Il ne me reste maintenant qu’à être meilleur la prochaine fois.

One thought on “Semaine 15 – Fini les vacances. En route pour le dernier droit !”

  1. Bonjour M. Magnan.
    Juste un petit mot pour vous dire que j’ai bien apprécié vous lire. En espérant que le domaine du transport vous rende heureux aujourd’hui ! Bravo pour votre blog.

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