T minus 30 days – Bientôt le début d’une nouvelle aventure

Il y a un peu plus d’un an, en pleine mi-quarantaine, j’ai effectué une remise en question. Qui suis-je ? Où suis-je ? Et surtout, où est-ce que j’aimerais me retrouver dans 5 ans ? Dans 10 ans ?

Après plus de 20 ans dans la fonction publique, il était temps que je prenne du recul et que je me demande si j’avais encore le goût de continuer dans ce type d’environnement de travail ou si j’étais mûr pour un changement majeur. Tsé quand tu as le feeling d’avoir fait le tour du jardin deux fois plutôt qu’une et que tu ne ressens plus cette petite flamme en toi quand tu arrives au bureau ? Ben c’est ça… Je suis rendu là. Je suis un bon technicien qui connaît très bien les procédures qui régissent son travail. J’ai une relation extraordinaire avec mes confrères et consoeurs de travail. J’ai développé des liens profonds avec plusieurs de mes collègues. Et pourtant, cette petite flamme s’est lentement mais inexorablement éteinte au fil des années.

Ceux qui me connaissent bien savent que je suis un homme passionné. Je n’aime pas faire les choses à moitié et quand je n’ai plus de plaisir à faire quelque chose, je préfère tourner la page plutôt que de continuer en faisant semblant d’avoir toujours du plaisir. C’est arrivé à quelques reprises dans ma vie et je vis très bien avec ça. Tu débutes quelque chose, la flamme brille de tous ses feux, tu t’investis à fond, tu trippes au boutte et un jour, tu te rends compte que ce n’est plus comme c’était. Tout le monde est encore là, personne ne te fait nécessairement plus chier qu’avant mais ça devient trop confortable et puis un jour, il arrive un événement, une discussion ou tout simplement une réflexion qui te fait réaliser qu’il serait peut-être le temps de passer à un autre appel.

Dans le cas présent, c’est la possibilité que nos gouvernements repoussent l’âge de la retraite qui m’a fait réfléchir. Pas que je suis contre, bien au contraire. Dans l’état actuel des choses, ce n’est pas une possibilité que cela va arriver. Non… C’est une certitude car il est mathématiquement impossible de continuer de travailler 25 ans et de retirer une rente de retraite pendant 30-40 ans. Il faudra donc travailler plus longtemps et verser de plus grosses cotisations à nos fonds de retraite si on veut espérer que ceux-ci nous survivent. Bien entendu, c’est pas mal plus compliqué que ça dans la vraie vie mais ça donne quand même une bonne base de réflexion.

Cette réflexion m’a donc permis de me demander si j’avais le goût de poursuivre mon p’tit bonhomme de chemin pendant encore une vingtaine d’année au même endroit où s’il ne serait pas plutôt le temps de relever d’autres défis, d’aller voir comment ça se passe ailleurs que dans mon p’tit Québec puritain, replié sur lui-même, qui a peur de tout ce qui n’est pas blanc, catholique et qui ne parle que français. La réponse n’a pas été bien longue à trouver. Oui j’ai le goût de sortir de mon cocon et d’aller voir ailleurs si j’y suis.

Une fois la réponse à la première question trouvée, je me suis demandé comment je parviendrais réaliser le tout. Comme bien des garçons, j’ai toujours éprouvé du plaisir à voir défiler des camions de toutes sortes sur les routes qui m’entourent. Comme plusieurs d’entre eux aussi, j’ai toujours rêvé d’en conduire un. Bien que dans une autre vie, lorsque j’étais pompier, j’ai eu la chance d’en conduire quelques-uns, disons que ce n’était pas le même feeling que de conduire un camion semi-remorque lourdement chargé sur les routes nord-américaines.

Ayant quelques amis camionneurs, je trippe comme un p’tit gars quand je les écoute raconter leurs aventures. J’avoue que je trippe moins quand ils me racontent combien ils peuvent perdre des heures, voir même des journées entières à attendre après un permis de transport ou encore la réouverture d’une route qui a été fermé suite à des conditions météorologiques extrêmes. Mais à chaque matin que le bon Dieu leur donne la chance de repartir sur la route, ils sont heureux comme des gamins et repartent aussitôt à la découvertes de nouveaux horizons.

Et bien voilà. C’est ça que je veux faire moi aussi. Adieu le bureau de 7 h à 15 h du lundi au vendredi. Adieu le confort relatif d’une job permanente assujettie d’une convention collective blindée. Adieu la p’tite routine et allo sortir de ma zone de confort !!!

Ainsi donc, dans un mois exactement, je débuterai une nouvelle aventure en commençant mes cours de camionneur au Centre de formation en transport de Charlesbourgcftc_logoD’une durée de 30 semaines à raison de 2-3 soirs par semaine en plus du samedi, j’aurai donc l’opportunité d’acquérir des connaissances et de développer des compétences qui feront éventuellement de moi un professionnel de la route. Vous pourrez suivre mes péripéties ici sur mon blog car j’ai bien l’intention de venir vous jaser au moins une fois par semaine. Évidemment, si mon horaire le permet, je vais essayer de bloguer plus souvent mais je m’engage à au moins vous faire un compte rendu au moins une fois par semaine.

Avec un horaire à temps plein de jour à Shawinigan et une vingtaine d’heures de cours à Québec, les temps libres seront peu nombreux mais je vais m’efforcer de prendre quelques minutes de temps en temps pour venir vous dire comment ça se déroule.

En attendant, je vais terminer de ramasser quelques articles qui me seront utiles au cours des prochains mois pour finaliser mon “kit de trucker” !!!

Bonne semaine à tous !!!