Now what ?

Au cours des derniers 24 heures, tout ou presque a été dit concernant la question électorale. Qui va gagner ? Par combien de votes ? Majoritaire ou minoritaire ? Qu’adviendra-t-il des libéraux, des péquistes ou des caquistes si jamais ils ne font pas bonne figure ? Pis ensuite, en voyant tranquillement s’afficher les résultats, on s’est demandé si Françoise David et son coloc Kadhir n’aurait pas la balance du pouvoir… On s’est demandé qu’elle mouche avait piqué les électeurs pour voter en aussi grand nombre pour les libéraux. Tsé les corrompus là !!! On s’est demandé si John James allait annoncer sa démission une fois battu dans Sherbrooke ou si attendrait. On s’est aussi demandé commet allait se passer les différents discours.

Tour à tour, on a entendu les discours des chefs qui devaient maintenant faire face à la musique. Un député… Deux députés… Pas de députés… Pas assez ou “trop” de députés… Françoise a été fidèle à elle-même. Simple, posée, qui a pris le temps de remettre bien des choses en perspectives. Encore une fois, une présence tranquille qui, je l’espère, apportera avec elle cette humilité et cette douce chaleur en chambre lors de l’ouverture de la session d’automne. Pis j’y vais avec une wild guess, une bulle au cerveau mais comme les députés péquistes et libéraux seront presque à part égales de chaque côté du parquet, pourquoi ne pas nommer Françoise comme présidente de l’assemblée nationale ? Tant qu’à être dans les premières femmes de ci, premières femmes de ça, m’semble que ce serait une personne qui apporterait un peu de sérénité lors des débats corsés qui prendront l’affiche d’ici quelques mois. Pis avec Kadhir comme co-porte-parole, Québec solitaire ne perdrait pas sa voix en chambre.

Legault s’est ensuite adressé aux électeurs. Fier de la performance de son parti mais probablement un peu déçu du nombre de député qui ne correspond pas au pourcentage de votes exprimés. Il a fait un beau discours rassembleur, serein et tourné vers l’avenir. M. Legault, si vous aviez parlé comme ça plus souvent durant la campagne, vous auriez récolté mon vote même si je vous trouve un peu trop à gauche à mon goût.

Vint ensuite John James Charest. Déçu de sa défaite personnelle car je crois qu’il lui restait encore quelques bonnes années de politicien dans le corps mais probablement soulagé de la performance de ses députés. Certains lui prédisait la pire défaite de l’histoire du parti libéral alors qu’il s’en est tiré avec 4 sièges de moins que le parti au pouvoir !!! La “prime à l’urne” a fort probablement aidé un peu de même que les milliers de votes du pouvoir gris fédéraliste qui privilégie le statut quo. En homme politique d’expérience, il a prononcé un discours à la fois très juste mais aussi empreint d’émotivité. C’était beau de voir la belle Michou regarder son homme avec son regard intense elle qui semblait parfois dire, “Aye mon Johnny boy, saute dans le truck on monte au chalet dans l’nord pis on r’viendra quand notre fille sera sur le bord d’accoucher…”

Les trois chefs ont livrés un message remplis de sagesse et de respect. Même quand ils ont adressé quelques mots aux autres chefs et à la première première ministre, le ton était amical et franc et leurs partisans ont applaudis avec classe le message de leur chef. Le temps n’était plus à la bataille mais plutôt à la discussion honnête, à la reconnaissance de la victoire de l’autre, à la main tendue vers l’autre pour rétablir des ponts qui ont été abimés au cours de cette intense campagne.

Comme la tradition le veux, le parti au pouvoir parle toujours en dernier. C’est donc dans une atmosphère survoltée que Pauline a fait son entrée. Son discours a bien débuté mais malheureusement j’ai rapidement décroché. Pas par la teneur de ses propos mais plutôt à cause du comportement de la foule au Métropolis. Quelle bande d’irrespectueux. À chaque fois que Pauline parlait d’autre chose que du PQ, les couillons dans la salle se mettaient à huer !!! Jamais je ne cautionnerai pareil comportement et encore moins quand plus de 60% de la province n,a pas voté pour toi !!! Le Québec vous a donné juste assez de députés pour diriger le Québec. M’semble que je me comporterais en adultes responsables au lieu d’agir comme des bébés gâtés… Mais bon… Le PQ, c’est le PQ… Nuf’ said !!!

Et puis tout d’un coup, Pauline disparu du champs de la caméra !!! Hein ??? Qu’est-ce qui se passe ? Des gardes du corps, un va et viens sur le plateau, plein d’incertitude et des fabulations de toutes sortes. En un instant, l’histoire du Québec a failli basculer de nouveau. Un malheureux, un débile a décidé de prendre l’avenir du Québec entre ses mains et de régler ça à sa manière. Et là mes amis, “all heel broke loose” comme disait si bien Shakespeare. Je suis convaincu qu’ils s’est dit plus de marde en mois de 24 heure que dans toute la campagne. Peu importe le camp, chacun y est allé du meilleur et du pire. Et malheureusement le pire l’a rapidement emporté sur le meilleur.

Les 24 dernières heures ont été d’une tristesse incroyable. Au delà de mais croyances politiques, j’ai été sidéré par la violence. Violence physique qui a fait un mort et un blessé. Violence verbale dans les réseaux sociaux où le simili anonymat semble légitimer toutes sortes d’attaques personnelles… Tout ça me laisse bien triste et perplexe…

D’où ma question… Now what ? De kessé comme dirait l’autre… Honnêtement, même si ma réflexion est débuté depuis plusieurs années, je suis de plus en plus convaincu que mon avenir ne se trouve pas au Québec. Vais-je trouver le nirvana ailleurs ? Probablement pas. Moi, tout ce que je veux, c’est de me trouver un coin de terre où il fera bon vivre, où l’on va pouvoir vivre à notre rythme avec des concitoyens qui partagent nos vues sur le monde et la vie en société. Un endroit où le gouvernement ne nous maternera pas, où les citoyens pourrons prendre des décisions qui auront un impact direct sur leur vie.

Vous allez me dire que je rêve en couleur ? Vous avez raison mais je serais malhonnête envers moi-même et mes enfants si je ne prenais pas les mesures nécessaires pour tenter de réaliser mon rêve. Et si au bout de tout ça, je n’ai pas trouvé ce que je cherchais, j’aurai au moins montré à mes fils qu’il vaut mieux chercher et être déçu que d’en avoir toujours envie… La vie est trop courte pour qu’on la passe à se faire chier en demeurant toujours à la même place…

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