Chronique d’un départ annoncé…

J’adore les Mayas. Cette civilisation a réalisé des choses incroyables à une époque ou cela n’aurait pas dû être possible. Intelligence supérieure ? Aide des civilisations extra-terrestres ? Qui sait… Une chose est sûre par contre. À mon échelle familiale, leur prédiction que l’année 2012 sera le début d’une ère nouvelle est drette sur le piton ! Tous nos changements ne prendront pas forme en 2012 mais ils auront tous été décidé et pris forme en 2012. Après 20 ans à faire le tour du jardin dans mon emploi actuel, il est temps de tourner la page. Bonne job, gros fond de pension, des avantages marginaux plus qu’intéressants… Tout ça c’est pas assez pour me retenir. Je ne serais pas honnête envers mon employeur et surtout envers moi-même de demeurer en poste encore une quinzaine d’année pour collecter le gros fond de pension à ma retraite. La vie, c’est plus qu’un gros chèque de paie…

Ma blonde avait dit à son boss quand elle a commencé à travailler pour lui qu’elle partirait avec lui quand il prendrait sa retraite. La retraite du boss a sonné cette année. Celle de ma blonde aussi. Bien sûr qu’avec un salaire en moins ça va paraître dans les dépenses mais c’est pas grave. On va ajuster le budget en conséquence. No problema… On l’a déjà fait pis on est encore en vie alors on va le refaire. Ma blonde a des projets plein la tête. Elle manie les textiles avec des doigts de fée. Elle a maintenant du temps pour développer des produits uniques et les mettre en marché. J’pense pas qu’elle va devenir millionnaire en vendant des produits fait main mais who cares ? Elle a la chance de réaliser son plein potentiel, de découvrir plein de nouvelles choses et de vivre sa vie à son rythme. Ça vaut bien quelques dollars non ?

Pour mettre la cerise sur le sundae, la province de Québec s’est retrouvé en pleine campagne électorale pendant les vacances estivales. Le vote de demain nous dira s’il s’agit d’un bon move en terme de votes exprimés. Un chose est sûr par contre, c’est qu’on a eu amplement le temps de penser à notre affaire et d’analyser ce que les différents partis nous proposent. Si vous avez lu mes billets précédents, vous savez que depuis une semaine je me questionne à voie haute sur mon vote. J’ai débuté le tout avec le billet À une semaine des élections provinciales dans lequel je concluais que tous les partis qui se disputent le pouvoir “cé d’la marde” et que je considérais grandement annuler mon vote lors du scrutin.

Dans mon billet intitulé Réflexions d’un orphelin politique, j’envisageais sérieusement de voter pour la CAQ même si je devais me pincer le nez pour y arriver. Politiquement parlant, c’est, sur papier du moins, le parti que se rapproche le plus de ce que je pense. Malheureusement, tout comme dans les sports, les statistiques sur papier et les résultats des matches sont parfois très différents. En début de campagne, j’ai assez bien aimé la performance de Legault et son équipe mais plus la campagne avançais, moins j’étais impressionné… Au final, je suis désillusionné de ce parti également…

J’ai donc terminé ma réflexion en signant le billet Sans un vrai parti pour le changement, point de salut… dans lequel que la seule solution à mon désenchantement est l’annulation de mon bulletin de vote car il serait incohérent et malhonnête de la part de voter pour un parti envers lequel je n’ai que minimalement confiance. Je ne peux pas voter pour un parti séparatiste, qu’il soit de gauche ou de droite alors adieu le Parti québécois, Québec solidaire et l’Option nationale. Pas question de voter pour un parti marginal ou un indépendant donc deux autres choix qui s’envolent. Parti libéral ? Pas pour l’instant car je crois que le temps est venu de ramener tout ce beau p’tit monde sur la terre ferme et leur montrer qu’il y a une limite à magouiller en gouvernant. L’imputabilité, c’est pas juste un concept théorique ça. Faut que quelqu’un le démontre des fois. J’pense qu’on risque d’en avoir une bonne démonstration au cours des prochains mois. La CAQ d’abord. Eh ben non… Pas cette fois-ci en tout cas. Pas avec Legault comme chef. Pis entre vous et moi, une coalition, c’est souvent un ramassis d’opportunistes pis ça mène rarement très loin. Je me retrouve donc avec aucun choix réel sur mon bulletin de vote. J’irai donc l’annuler afin de m,assurer que personne d’autre puisse exprimer son opinion politique via MON bulletin de vote.

Que va-t-il rester quand la poussière va retomber le 5 septembre ? J’ai bien peur qu’on va se réveiller avec un gros mal de tête… On va se sentir comme un lendemain de veille pis on va se dépêcher de regarder dans le lit à côté de nous pour voir si c’est bien la belle Pauline qui a passé la nuit avec nous ! Et c’est plus que possible qu’on retrouvera ses bobettes beiges à côté du lit et qu’on l’entendra fredonner dans la douche. Juste ça et j’ai des nausées. Maintenant, va falloir la faire sortir de la maison sans que les matamores radicaux du PQ la descende sur notre perron car soyez sans crainte, elle ne survivra à son premier mandat comme première ministre du Québec. La “wing” radicale du parti va vouloir rapidement avoir sa tête afin de pouvoir mettre en branle la propagande séparatiste au plus sacrant. Leur pays, ils le veulent et ils le veulent tout de suite car sinon, ils savent qu’ils seront morts et enterrés la prochaine fois que la question reviendra sur le tapis. Pauline a survécu à la tentative de putsch l’an passé mais je ne gagerai un beau vingt flambant neuf sur sa survie la prochaine fois.

Comme je disais au début de ce billet, l’année 2012 en est une de changement pour ma famille. Peut importe les résultats de cette élection, je sais maintenant que mon avenir se trouve loin de la province qui m’a vu naître et qui a vu naître ma femme et mes enfants. Peut-être par lâcheté et un peu par peur du changement, j’ai remis cette décision plusieurs fois mais là, les astres sont alignées et je constate que le seul moyen pour moi et ma famille de se sortir de cette société socialiste est de quitter le Québec. Même si mes valises ne se retrouvent pas près du cadre de porte le 5 septembre au matin, ne croyez pas que je vais vivre ici jusqu’à ma mort. J’ai déjà quelques importantes décisions de prises concernant notre avenir familial et ça va prendre plusieurs mois pour tout mettre en place. Mais soyez assurés que lorsque tout sera réglé, nous partirons loin d’ici pour réaliser notre rêve. Est-ce que ce sera les provinces de l’Atlantique, les provinces de l’Ouest, pourquoi pas les États-Unis ??? C’est ce qui fera partie de notre réflexion au cours des prochains mois. Si ça vous intéresse, passez faire votre tour ici de temps en temps. Vous pourriez apprendre une chose ou deux… ;-)

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