À une semaine des élections provinciales

Depuis la disparition de l’Action démocratique du Québec (ADQ), je suis orphelin. Il n’y a plus de parti politique qui correspond à mes attentes. Un parti qui préconise la réduction des dépenses publiques au lieu d’augmenter les impôts. Un parti qui croit que la création de richesse – tant individuelle que corporative – permettra de sortir le Québec de son enlisement économique. Un parti qui croit comme moi que c’est assez de l’interventionnisme de l’état et qu’il est temps que les citoyens reprenne le contrôle de leur destinée. Aucun parti disais-je. Zéro… Niet… Nada…

Quand on est de la gauche socialiste comme la majorité des partis que je retrouverai bientôt sur mon bulletin de vote, l’ADQ, c’était l’extrême droite. Si vous voulez savoir c’est quoi l’extrême droite, je vous invite à regarder du côté de l’Europe. Il y en a quelques “beaux” exemples là-bas. Ici, dans la vraie vie, c’était le centre droit, tout au plus. Mais c’était tout de même plus à droite que tout ce qu’on retrouve sur l’échiquier politique québécois. Malheureusement, après un bref flirt avec le pouvoir en 2007-2008, l’ADQ est redevenu un parti régional et elle finira par fusionner avec la Coalition Avenir Québec (CAQ) en février 2012.

Bien qu’ayant récupéré la majorité des députés de l’ex-ADQ, la CAQ est une différente bête… François Legault, l’actuel chef du parti, est un ancien ministre péquiste qui a défroqué après une courte retraite de la vie politique pour fonder la CAQ. Puisqu’il s’agit d’une coalition, son équipe regroupe également des candidats qui ont, jusqu’à récemment, été identifié à des partis socialistes de gauche. D’ailleurs, son propre passé souverainiste est venu le hanter à quelques reprises au cours des 4 débats télévisés qui ont été présentés entre le 19 et le 22 août 2012.

Personnellement, je crois qu’à l’intérieur des 10 années qu’il se donne pour redresser la situation du Québec, il ne sera pas question de souveraineté. Mais à l’heure actuelle, là n’est pas la question. Pour l’instant, il faut plutôt s’attarder à ce qu’il veut faire et non à ce qu’il ne veut pas faire. Et à date, ce qu’il veut faire ne vient pas particulièrement me chercher. J’ai comme l’impression qu’il a beaucoup trop de vin dans la coupe que jadis me tendait l’ADQ. Bien sûr, l’arrivée de quelques grosses pointures semble intéressante à première vue mais est-ce vraiment eux qui vont faire une différence ? Personnellement, j’en doute. On ne bâti pas un cabinet de ministres avec un chef moyen et deux coqs… Que va-t-il arriver aux lieutenants de l’ADQ que l’on a pratiquement pas vu devant la campagne. Où sont-elles rendues les idées que l’ADQ défendaient il y a à peine 6 mois ?

Alors que me reste-t-il comme alternative ? Le Parti quebécois (PQ) ? L’Option nationale (ON) ? Québec solidaire (QS) ? Le Parti vert (PV) ou encore le Parti communiste tant qu’à y être ? Malheureusement ne s’approche de mes valeurs de centre droite. En fait, ils sont, dans certains cas, aux antipodes de mes valeurs politiques et économiques. Il existe bien un simulacre de parti conservateur mais malheureusement son histoire récente et les membres qui le composent ne viennent pas me chercher non plus… Que me reste-t-il donc comme choix à une semaine de la date butoir ? Pas grand chose… Vraiment pas grand chose…

Si j’y vais selon mes convictions profondes, je n’aurai d’autres choix que d’annuler mon vote pour démontrer à nos dirigeants qu’il existe présentement un énorme vide dans l’offre politique au Québec. Avoir la conviction que tous les orphelins politiques du Québec feraient comme moi et que notre message serait entendu, je n’hésiterais pas une seconde. Malheureusement, j’ai encore une fois un doute sur la fierté et l’engagement de mes concitoyens québécois. N’en suis pas moi-même un exemple frappant puisque j’hésite encore bien qu’il soit plus que probable qu’aucune autre alternative politique se présentera à moi d’ici le 4 septembre prochain ?

À défaut d’exprimer pleinement mon opinion le jour du scrutin en annulant mon vote, il me restera qu’une alternative. Voter pour le moins pire de la gang… Dans le contexte actuel, ce serait pour la CAQ. Un parti qui, techniquement, devrait se rapprocher de mes valeurs mais qui n’a pas encore réussi à me convaincre que c’est grâce à lui que mes valeurs pourront le mieux être mises en oeuvre…

Il me reste une semaine pour réfléchir comment, stratégiquement parlant, je vais utiliser mon droit de parole électoral. Est-ce que je vais affirmer haut et fort que tous les partis qui se disputent le pouvoir “cé d’la marde” et je vais annuler mon vote ou bien je vais décider de voter afin de m’assurer que le PQ ne prend pas le pouvoir ou à tout le moins qu’il formera un gouvernement minoritaire ? C’est ici que repose présentement mon dilemme… Lequel des deux sera pour moi le plus “rentable” ?

À suivre…

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