Fermier urbain

Même si j’ai vécu la grande majorité de ma vie en ville, j’ai toujours été un gars de campagne. Se réveiller au son du maréchal-ferrant qui bat le fer rouge quand on est ti-cul, ça laisse des traces que les années ne peuvent effacer. Faire du vélo des kilomètres durant dans la campagne verdoyante, sentir l’odeur de l’herbe fraichement coupée l’été, des feuilles en décomposition l’automne et des pissenlits au printemps, ça ramène un citadin en devenir à ses premiers stimulis, à la source de sa vie, à la source de toute vie.

J’ai toujours eu un grand attachement à la terre et aux bienfaits qu’elle procure à ceux qui la travaille. Malheureusement, je n’ai jamais vraiment eu la discipline pour la faire fructifier. En quelques rares occasions, j’ai essayer mais ma détermination flétrissait à mesure que les mauvaises herbes prenaient le dessus sur les bonnes herbes… Ainsi donc, au fil des années, j’ai délaissé l’idée de cultiver des fruits et des légumes pour subvenir à mes besoins. Faut dire que c’est facile de se trouver des excuses pour ne pas le faire quand on a une épicerie à moins de 150 mètres de chez-soi.

Par contre, il y a quelques jours, ma blonde m’a fait découvrir un bijou d’émission qui s’appelle Le fermier urbain. D’une durée de 30 minutes chacune, c’est courtes émissions, ce sont presque des capsules, nous permettent de découvrir les mille et une manière de cultiver la terre. Pas besoin de vous dire que pas si difficile que ça finalement quand on travaille intelligemment. Personnellement, je n’ai jamais été un grand fan de cultiver des choses à quatre-pattes. Non mais tsé !!! Premièrement, si Mère Nature avait voulu qu’on cultive à ras le sol, c’est pas des pieds qu’on aurait au bout des jambes. Ce serait des mains. Pis en plus, notre système circulatoire est conçu de manière à ce que notre tête soit normalement au dessus de nos fesses. Quand on est cul par-dessus tête, ben c’est malheureusement pas le cas et c’est pas long qu’on a hâte de rétablir l’ordre naturel des choses.

Dans les émissions du Fermier urbain, on comprend rapidement qu’il y a moyen de moyenner et que c’est possible de travailler autrement. À partir de bacs ou encore directement sur les murs. Et là, on ne parle pas d’un ou deux exemples montrés à la sauvette. Nenon… À chaque émission on revient avec ces techniques de jardinage et on élabore des stratégies pour maximiser les résultats. Parlez-moi de ça !!!

Ainsi donc, après avoir écouté les 12 premiers épisodes en rafales le weekend dernier, nous avons donc décidé de tenter notre chance. Possédant quelques contenants formats géants à la maison, nous avons fabriqué 2 bacs avec réserves d’eau intégrées. Pourquoi des bacs avec réserves d’eau nous demanderez-vous. Bonne question ! Première raison: étant donné qu’ils seront installés sur la galerie avant de la maison et que celle-ci est fabriquée en béton et qu’elle est exposé à plus de 6 heures de soleil par jour, nous voulions minimiser les besoins d’arrosage au minimum. On fait cet exercice-là pour avoir du plaisir, oubliez-le pas ! Donc, en dotant nos bacs de réserves d’eau, nos plantes profiterons de l’effet de capillarité pour s’abreuver. Selon ce que nous avons appris en écoutant l’émission et en faisant des rechercher sur internet, ou peu s’attendre à une autonomie d’un à trois jours, tout dépendant des plantes cultivées, de la température et de la période de l’année. Ayant fabriqué 2 bacs identiques mais ayant planté des végétaux forts différents dans ceux-ci, nous seront à même de constater si cette théorie est valable et surtout, quelle est la différence. Cela nous permettra de modifier, si le besoin se fait réellement sentir, nos plants avant la fabrication des prochains bacs qui seront utilisés l’été prochain.

Je reviendrai dans un prochain billet sur la technique de construction que nous avons utilisé. Pour l’instant, j’ai le goût de terminer ce biller en vous montrant rapidement de quoi on l’air nos bacs lorsqu’ils sont vides et une fois nos végétaux mis en place.

Voici donc ce à quoi ressemble nos bacs lorsqu’ils sont vides de tout contenu:

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Maintenant les voici avec les végétaux:

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Dans ce bac, nous retrouvons deux plants de tomates rouges, un plant de fraises à production continue et un plant de mélisse.

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Dans celui-ci, on ne retrouve que des fines herbes dont entre autres, de la ciboulette, de la roquette, du persil plat, du thym, de l’origan, de la basilic et du romarin.

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